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Message Publié : 25 Juin 2005 17:49 
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Grégoire de Tours
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Bonjour distingués amoureux de l'Histoire !

Je suis à examiner toutes les sources qui nous sont parvenues des premiers siècles de notre Ère, afin d'écrire les Tomes 2, 3 et 4 du Nemus Rudus qui couvrait, année après année, la période de 101 à 29 avant notre Ère.

C'est très étonnant ce qui s'en dégage et révèle l'ampleur du mensonge concocté par l'Église Catholique pour fabriquer un mythe.

Voici un synopsis simplifié de cette fourberie millénaire:

En 101 avant notre Ère, le Roi de Commagène, Mithridate Kallinicos, signe un Traité avec les Dieux et crée une nouvelle religion qui veut se rallier tous les Cultes d'Asie Mineure, essentiellement Mithraïsme et Judaisme.

Plusieurs Temples sont édifiés en Commagène, dont le plus important au sommet d'une montagne connue aujourd'hui comme le Nemrud Dag en Turquie (du latin NEMus RUDus, le Sanctuaire en ruines).

Au cours du premier siècle avant notre Ère, le Sanctuaire de Commagène attire des foules colossales qui viennent y adorer les effigies divinisées des Rois Mithridate et Antiochos (un Auteur et un Philosophe qu'admirèrent Cicéron, Caton et César) et des statues de Cléopâtre et de Marc-Antoine, eux aussi divinisés. La Commagène finit par constituer une Fédération religieuse qui couvrait presque toute l'Asie Mineure, incluant l'Égypte.

Mais Antoine et Cléopâtre s'opposent à Octave (qui devint l'Empereur Auguste) et perdent la bataille d'Actium en 31, ce qui amène leurs suicides en 29.

Après sa victoire, qui coincide avec la mort naturelle d'Antiochus de Commagène, Octave condamne le nom d'Antoine à l'oubli, et fait enterrer le Sanctuaire du Nemrud Dag sous un énorme tumulus de pierres (le plus grand de toute l'Antiquité). Sous ce tumulus, les archéologues retrouveront un jour les exquis tombeaux de marbre d'Antiochus et de son père Mithridate, fondateurs du Culte chrétien, de Pacorus héritier de l'Empire des Parthes et petit-fils d'Antiochus (et qui avait donné le trône de Jérusalem à Antigone), de Cléopâtre et de Marc-Antoine, de leurs statues dorées (ou en or massif?). Des textes perdus de Cicéron, Caton et de dizaines d'autres Auteurs de ce temps, entre autres merveilles...

Octave, devenu l'Empereur Auguste, ordonne le transfert à Rome de l'Église chrétienne d'Antiochus, son professeur et maître à penser, et la construction du Panthéon (complété en 19 avant J-C) pour remplacer le Temple de Nemrud (alors connu sous le nom de Nympheum). Puis au cours de son long règne de 44 ans, Auguste exerce une censure draconienne sur les écrits religieux, en brûlant lui-même publiquement jusqu'à 2,000 livres en une seule année, afin d'effacer toute trace du rôle d'Antoine dans la création du christianisme.

MIEUX ou PIRE, Octave fait sienne l'idée d'Antiochus de présenter la venue d'un Messie crucifié par les Romains sous Hérode le Grand. En fait, la commémoration de l'assassinat d'un fidèle d'Antiochus, le Roi des Juifs, Antigone (ou Mattathias) le dernier représentant de la dynastie des Jésus, les Grands Prêtres héréditaires du Temple de Jérusalem, crucifié en 37 avant notre Ère par ses gardiens romains soudoyés par Hérode le Grand se vengeant ainsi de la mort de son frère tué par Antigone.

Cette crucifiction de leur Grand Prêtre (Roi) révulsa tellement une grande partie des Juifs, qu'Antiochus eut l'idée d'en faire un Martyr de sa nouvelle religion qui tentait depuis plusieurs générations de séduire les Hébreux, entre autre par l'adjonction intégrale de l'Ancien Testament dans les Saintes-Écritures de son Christianisme. Ainsi Antiochus fit fabriquer des crucifix représentant l'ignoble sort qu'Hérode réserva au dernier Jésus et envoya des missionnaires auprès des Communautés juives d'Asie afin de les dissocier du Temple de Jérusalem et de les associer à son Christianisme.

Auguste poursuivit cette politique de conversion, ainsi que son successeur Tibère, totalement dominé par Thrasyllus, le seul 'Astrologue' toléré à Rome qui les expulsa tous à de nombreuses reprises sous les premiers Empereurs. Les Juifs réfractaires au nouveau Culte furent expulsés de Rome (et envoyés en Corse sous Tibère).

Les persécutions ne s'exercèrent PAS contre des Chrétiens, mais contre les Juifs qui ne voulaient pas adhérer au nouveau Culte impérial.

Les plus grandes de ces persécutions sous Néron en 66 n'eurent PAS lieu, du moins telles que l'Église le rapporte. C'était l'année où la comète de Halley (mars 66) occupa tout le ciel et où une grave épidémie produisit plus de 30,000 morts à Rome même. Les feux nombreux où l'on brûlait les cadavres des malades décédés finirent par causer le grand incendie qui dévasta une grande partie de la Capitale Éternelle.

Furent des piliers de notre Chrétienté: Auguste, Tibère, Claude, Néron, Vespasien, Titus, Domitien, Hadrien qui exercèrent une dure Censure contre les milliers de 'faux' Prophètes qui pullulèrent à cette époque, entre autres pour déclarer que des Anges descendus du Ciel avaient apporté un nouvel espoir à l'Humanité. La grande majorité des écrits rapportant ces fables furent brûlés, avec leurs auteurs.

Le point culminant de cette censure étatique survint avec l'Empereur Constantin qui convoqua le premier Concile, celui de Nicée en 325 et où furent détruits les derniers textes 'sacrilèges' et établis ceux qui constituent aujourd'hui notre Nouveau Testament.

Quelques personnages cryptiques jouèrent un rôle de premier-plan au début du Christianisme: Thrasyllus d'Alexandrie l'Astrologue qu'Auguste avait nommé Conseiller de Tibère à Rhodes et qui gouverna l'Empire pendant tout le règne de Tibère. Puis le fils de Thrasyllus, Balbillus qui conseilla Claude, Néron et Vespasien. (dans la Bible actuelle (l'Apocalypse) on réfère à Balbillus comme un démon ayant conseillé l'infâme Néron). Enfin Apollonius de Tyana (ville de Cappadoce près de la Commagène), un Mage, grand voyageur, qui est connu aujourd'hui comme Saul ou Paul de Tarse, un autre Mickey-Mouse inventé par les Pères de l'Église Catholique...

On doit vraiment se demander si les Chrétiens n'ont pas été BERNÉS pendant 2,000 ans et s'ils adorent un être mythique, Jésus de Nazareth, qui n'aurait JAMAIS JAMAIS existé !

La solution de cette énigme repose sous le tumulus du Nemrud Dag et attend les archéologues turcs ...

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Message Publié : 25 Juin 2005 18:09 
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Hé! bé! Avec un pareil raisonnement, vous n'êtes pas prêt d'ébranler l'Eglise Catholique.

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Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer (Guillaume le Taciturne)


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Message Publié : 25 Juin 2005 19:46 
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Grégoire de Tours
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Ce n'est pas tellement moi, que les Archéologues turcs qui pourraient y parvenir en exhumant du tombeau d'Antiochus de Commagène (mort en 29 avant J-C) des crucifix et le Nouveau Testament avec des Épitres inconnues de nos Contemporains.

La découverte archéologique serait de taille ! Car avant qu'il ne devienne un tombeau, un Temple réputé occupait le sommet de la montagne sacrée qui attira des Pèlerins par millions pendant plus de 70 ans. Ainsi les Turcs pourraient y découvrir l'équivalent de la Bibliothèque et du Musée d'Alexandrie combinés.

Auguste, Octavie, Cicéron furent influencés par le Philosophe-Roi Antiochus de Commagène qui règna sur une bonne partie de la Cappadoce, de la Mer Noire, de la Grande Syrie, de l'Arménie et sur quelques Royaumes de la Parthie. Marc-Antoine maria sa fille aînée à l'héritier de la Commagène.

Les références antiques sur la Commagène sont quasi inexistantes, comme si, et je le pense, elles auraient été pieusement rayées des archives de l'Humanité par des générations de copistes et l'action de Censeurs bien intentionnés...

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Message Publié : 25 Juin 2005 21:19 
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Jules Michelet
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La vache, c'est quand même un sacré complot ... Si comme vous le dites nous on est des "amoureux de l'histoire", vous en tout cas vous profitez de ses moindres brèches pour vous immiscer dedans, et sortir des théories fumeuses se basant sur une absence de documentation, des arguments bizarres que vous trouvez tout seul (votre étymologie de Nemrub Dagh), pour étayer une super-théorie du complot pluriséculaire. Ce qui est sûr, c'est que l'Eglise a encore de beaux jours devant elle tant que des gens comme vous continuent à fantasmer dessus.


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Message Publié : 25 Juin 2005 21:42 
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Grégoire de Tours
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Distingué Zunkir,

j'airais plus aimé que vous parliez des éléments historiques que je présente plutôt que de discuter de mon insignifiante personne.

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Message Publié : 25 Juin 2005 22:26 
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Jules Michelet
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Je soulignais juste le fait que vous parlez dans le vide. Le Nemrud Dagh est un site bien connu et bien connu, s'il y en avait plus on le saurait. Et depuis le temps que des gens spéculent autour de la personne de Jésus, s'il y avait à lui trouver des origines dans un roi juïf, ou en Commagène, on le saurait. C'est bien la meilleure que de me demander de parler d'arguments historiques quand je vois la manière avec laquelle vous vous y prenez dans vos recherches. Vous avez un sérieux problème au niveau de la méthode. Visiblement, vous mettez du coeur à l'ouvrage, et vous faites des recherches très fouillées. Le problème est que vous en faites un usage assez étrange. Vous vous appuyez sur des faits avérés, puis vous développez votre théorie à partir de cela, en utilisant l'absence de preuves comme une preuve de complot visant à nous cacher la vérité. Imaginez ce que cela donnerait si on appliquait cela dans la recherche historique, cela donnerait naissance à de nombreux délires. Je préfère m'en tenir aux recherches d'historiens sérieux, aux méthodes béton, développant des arguments concrets, et faisant une démonstration convainquante. Vous êtes loin de cela. Vous écrivez un livre, soit, il faut avoir de l'imagination pour cela, et manifestement vous n'en manquez pas. Mais ne prétendez pas dévoiler la vérité avec votre méthode. Démontrez quelque chose de concret. Personne ne va prendre la peine de vous répondre si à chaque fois vous campez sur vos positions en invoquant la thèse du complot, ou de l'organisation occulte gardant son secret bien caché comme c'est votre habitude.
Entre ça et les lampes électriques dans les pyramides, on aura tout vu.
Enfin, autant pour moi, j'aurais du continuer à en rire dans mon coin comme d'habitude plutôt que d'intervenir ...


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Message Publié : 26 Juin 2005 0:07 
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Grégoire de Tours
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Le Nemrud Dagh est un site bien connu et bien connu

Ah, là, vous m'impressionnez vraiment Monsieur le Duc !

Un site dont l'Histoire avait perdu toute trace, jusqu'à son existence même, qui n'a été redécouverte que récemment et documentée une première fois vers 1890.

Une tombe inviolée bien connue !!!!

Quels arguments sidérants !

Je réitère à nouveau mon invitation de ne pas vous attarder sur mon style chaloupé et à plutôt débattre de l'influence de la religion fondée par le Basileus Antiochus de Commagène dans la création de l'actuel Christianisme ...

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Message Publié : 26 Juin 2005 8:26 
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Polybe
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Je me permets d'intervenir. D'après ce que je me souviens, il semble que Jésus ne soit pas issu d'une famille de rois, mais un simple roturier qui a adhéré aux idées d'un groupe de religieux juifs qui prône au retour aux origines, et rejetter la richesse.

On a retrouvé une sorte de "monastère" où ce groupe priait et débattait. De plus, ce groupe en question a des théories très proches du christiannisme antique en ce qui concerne la richesse. Je vois mal comment un roi riche rejetter la richesse de la religion, encore moins comment Auguste manipuler une religion qui rejette l'existence d'un empereur-dieu, fondement de l'unité impériale. Et surtout, les persécutions, je crois bien qu'ils visent les chrétiens antiques qui rejettent justement l'existence d'un empereur-dieu, et de la multitude des dieux. Ce rejet sape partiellement l'existence de l'empire romain, et il suffit de voir les révoltes juives jusq'en 75 de notre ère pour comprendre que croire en un seul dieu qui dominerait le monde et que Zeus ou Toutatis ne sont que des créations de l'imagination humaine, a de quoi ébranler la culture antique.

L'empire romain attaque les religions qui rejettent justement l'autorité de l'empereur-dieu, voir le druidisme, et les guerres juives en 70-75 de notre ère. C'est seulement vers 295 que le christiannisme, à la faveur des difficultés de l'époque, qui s'est répandu dans les principales villes, chez les milieux modestes et les esclaves, puis les pllus fortunés.

Il faut savoir que le christianisme originel s'adressait aux milieux pauvres et soumis, et que la doctrine d'une vie meilleure après la mort, et non d'une vie d'ennui chez Hadès sans payer le passeur à de quoi séduire ces gens très modestes et exposés aux pires difficultés : epidemies, guerres etc.. qui sont légion dans le IIIIe siècle.

Cette théorie de commagène fondateur d'une religion à de quoi me surprendre. une question : s'il n'y avait pas de temple sous cette montagne , que ferez-vous?

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Message Publié : 26 Juin 2005 8:50 
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Plutarque
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"mais un simple roturier qui a adhéré aux idées d'un groupe de religieux juifs qui prône au retour aux origines, et rejetter la richesse."

Faîts vous allusions aux Esséniens? Dans le cas contraire, pourriez vous en dire plus sur ce groupe? Je n'en ai jamais entendu parler et je sens la curiosité poindre?

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Message Publié : 26 Juin 2005 12:06 
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Polybe
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Localisation : Sur une petite planète peuplés d'individus à la mémoire courte du passé
Oui, je crois que c'est bien eux. J'avais oublié le nom. Je n'en suis pas expert, mais j'ai lu que ce groupe avait existé entre -100 et +50 ce qui correspond à la période de la naissance du christianisme. C'était une période où de nombreuses sectes critique la religion juive officielle, et cherchent à la réformer pour en revenir aux sources, c'est l'équivalent du protestantisme au XVIe siècle. C'est donc une période de profilération religieuse chez les hébreux dont les romains vont y perdre leur latin (exemple de Ponce Pilate qui n'a rien compris du conflit entre jésus et les dignitaires religieux hébreux, qui est essentiellement un conflit de doctrine)

Les Esseniens se trouvaient aux bords de la mer morte, pas loin des grottes où sont cachés les fameux manuscrits dont l'analyse montrera qu'il y a des éléments qui donneront naissance au christiannisme.

C'est une secte dont la pauvreté et la chasteté est une règle importante, mais également l'équalité entre tous les membres, et que la prière constitue une règle fondatrice. L'argent n'y joue pas un rôle, et il semble qu'ils le méprisent, l'accusant de déformer la parole de Yavhé (dieu en hébreu). On n'est pas loin d'y reconnaître les disciples de Jésus.

Mais, c'est tout ce que je sais, je laisse à d'autres le soin d'en expliquer plus historiquement.

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Message Publié : 26 Juin 2005 13:12 
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Grégoire de Tours
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Salvé Optimates !

en 68 de notre Ère, prise par Vespasien de la Perée, de Gadara, de Livias, Antipatris, Iamnia, Samarie et Jéricho. Massacre de la communauté essénienne de Qumram par les Romains. (les Esséniens cachèrent à ce moment les manuscrits de la Mer Morte qu'Israël a fait entièrement traduire. Traduction complétée il y a 2 ou 3 ans. MAZEL TOV ISRAËL !)

68 C'est aussi la mort de Néron. Et une époque de grandes catastrophes. La Peste a emporté les deux tiers des Populations de Mongolie, le tiers des Chinois (30 millions de morts en Chine), touché l'Asie Mineure et l'Italie.

Je crois que les feux allumés à Rome sous Néron le furent pour brûler les cadavres des pestiférés, mais que malheureusement ils s'étendirent à la ville elle-même, y détruisant 10 des 14 secteurs de Rome.

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Message Publié : 26 Juin 2005 14:03 
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Grégoire de Tours
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Cernach, merci pour cette intervention intelligente !

L'empire romain attaque les religions qui rejettent justement l'autorité de l'empereur-dieu, voir le druidisme, et les guerres juives en 70-75 de notre ère

Le Christianisme primitif n'est pas celui qu'il est devenu, très loin de là! On l'a fait évoluer!!

Penchons-nous sur les raisons qui auraient pu pousser Octave-Auguste à favoriser le Culte d'Antiochus de Commagène, Philosophe avant que d'être Roi:

Sous le Consulat de Jules César, en 59 avant notre Ère, Marcius Philippus fut nommé Gouverneur de Syrie par le Sénat (en remplacement de Scaurus). C'était le père adoptif d'Octave. Il avait épousé Atia Césaris, veuve d'Octavius et nièce de César. Ses enfants Octave et Octavie, ainsi que Mécène et Tullia, la fille de Cicéron étudièrent à l'Académie d'Antioche où le Gouverneur s'était établi avec sa famille.

Or, le trône d'Antioche, Métropole de l'Asie Mineure, était occupé alors par Philippe Barypos, soumis à Rome, et cousin d'Antiochus de Commagène qui avait lui-même règné sur Antioche quelques années auparavant.

Antiochus était alors le beau-frère d'Artavazdès Roi d'Atropène et héritier du Basileus Tigrane d'Arménie. Antiochus était aussi beau-frère d'Ariobarzane Roi de Lycaonie et éminentissime Allié de Rome. Antiochus était aussi le gendre d'Orode Roi des Mèdes et héritier de l'Empire des Parthes (28 Royaumes). Antochus avait de plus remis à son cousin Philippe Barypos, en plus de l'Antiocène, les Royaumes de Sophène et de Corduëne. En outre, Abgar Roi d'Osroène et Archélaus Grand-Prêtre de Commana de Cappadoce Dorée reconnaissaient la suzeraineté d'Antiochus.

Antiochus passait pour l'homme le plus riche de sin temps, contrôlant la principale route de la soie et possédant les aciéries des ses ancêtres Hittites, les plus vieilles de la Planète, du charbon et du pétrole.

Donc Octave fut éduqué par des précepteurs de l'Académie fondée par Antiochus (dont le fameus Posidonius de Rhodes, en fait né à Apamée sur la rive de l'Euphrate en bordure de la Commagène). Octave, Octavie, Mécène et Tullia fréquentèrent la Cour d'Antiochus et visitèrent le Palais de Samosate et assistèrent fort probablement aux grandioses cérémonies sur le sommet du Nemrud Dag où étaient adorées les statues des Dieux (dont celle d'Antiochus divinisé, ainsi que son père).

Le temple du Nympheum, au sommet du Nemrud Dag actuel, devait avoir été construit en s'inspirant des Temples asiatiques fameux à cette époque dont Comana du Pont, Pessimus, Hiérapolis, Daphné, Comana de Cappadoce Dorée (tous détruits et pillés par les Romains au cours du premier siècle avant notre Ère). Ces Temples offraient à la vénération de leurs pèlerins des objets sacrés tels que l'épée d'Iphigénie et exposaient des artéfacts de grande valeur. Nous pouvons parier que le Temple du Nymphéum possédait lui aussi un tel Musée sacré qui sera redécouvert un jour par les archéologues turcs.

Après ce préambule venons-en à l'essentiel: pourquoi Auguste aurait-il favorisé le Culte chrétien d'Antiochus?

Premièrement, Octave était un disciple d'Antiochus, formé à son Académie d'Antioche. Il a lu les Traités sur les Dieux (perdus) écrits par ce Philosophe-Roi Antiochus (et vanté par Cicéron). Antiochus répétait inlassablement son message: "La Loi de Mithra doit être enseignée à tous, rois, dirigeants, hommes libres, esclaves, à tous ceux et celles qui font partie de l’Humanité et qui ne diffèrent que par la naissance ou le destin."

Octave était dégoùté par la violence et la vue du sang, perdant conscience à répétition lors de la bataille d'Actium, par exemple. Octave avait pu voir de ses yeux sur le Mont Nymphée (Nemrud Dag) en 30 ou 29 avant notre Ère les statues dorées des Dieux Cléopâtre et Antoine et même la statue se son père adoptif Jules César qui y était adorée et qui attirait des pèlerins de douzaines de Peuples d'Asie et était très populaire parmi les Légionnaires cantonnés en Syrie.

Octave vit le potentiel d'une telle structure religieuse pour son propre Empire de Rome. Il devait effacer toute trace de ses enemis vaincus Antoine et Cléopâtre et il ordonna d'ensevelir sous une montagne de rochers le Temple du Nymphéum et les statues de ses ennemis. Mais décida de la construction du Panthéon à Rome et du transfert du Culte de Commagène en faveur de sa capitale italienne.

Au cours de son long règne, Auguste combattit les sectes sanguinaires comme les Druides ou les groupes réfractaires à son Culte, comme les Juifs toujours fidèles au Temple de Jérusalem. Puis Tibère poursuivit la même politique ...

Antiochus inventa notre Christianisme mais celui-ci évolua tellement qu'il est à peine reconnaissable ... grâce à la Censure des premiers Empereurs et de l'Église jusqu'à Constantin 3 siècles plus tard ...

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Message Publié : 26 Juin 2005 14:04 
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Polybe
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Localisation : Sur une petite planète peuplés d'individus à la mémoire courte du passé
Je pensais que la peste a touché l'empire romain qu'un siècle plus tard, à l'époque d'Hadrien et de Marc-Aurèle. Et que cette épidémie a empêché aux légions de faire leur travail au mieux après Marc-aurèle, situation qui ne s'améliorera qu'au IVe siècle.

C'est ce que j'ai compris en gros.

Donc, les buchers de néron, je suis assez surpris pour tout dire, car Néron, d'après mes lectures, voulait faire reconstruire Rome, l'idée d'un incendie puis d'une reconstruction à l'image de se fait Néron de Rome... Il accusait les chrétiens, qui était une secte de marginaux, d'avoir causé ces incendies, ce qui est un bon moyen de calmer les populations et non une volonté délibérée d'attaquer les chrétiens eux-mêmes. Les romains eux-mêmes comprennaient mal les croyances des premiers chrétiens et surtout leur doctrine d'un seul dieu qui est difficilement imaginable.

C'est pourquoi les buchers de pestifériés de néron me semble étonnant, d'où avez-vous trouvé cela ?

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Message Publié : 26 Juin 2005 14:14 
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Polybe
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Localisation : Sur une petite planète peuplés d'individus à la mémoire courte du passé
[quote=Au cours de son long règne, Auguste combattit les sectes sanguinaires comme les Druides[/quote]

Le Druidisme n'est pas un culte sanguinaire, les rites sanglants ont été progressivement abandonnés au cours du IIIe - IIe siècle avant notre ère, au contact des populations méditerranéennes.

Mais, le Druidisme est un vecteur essentiel de la révolte des tribus celtes des régions sous la domination romaine. Je ne parlerai pas de patriotisme celte, cela n'existe pas, mais je dirais plutôt d'esprit d'indépendance, et surtout de sauvegarde de traditions, car les druides savaient que les romaines ont une conception du monde radicalement différente de celle des celtes plus axée sur la nature et de l'adaptation de l'homme à la nature.

Le druidisme, d'après les légendes et les mythes sauvegardés de nos jours, est une religion basée sur la nature, et de son respect. La mort, pour les celtes, fait partie du processus naturel de la vie et n'est qu'un court moment d'une longue vie. De surcroît, les druides, pour sauvegarder ses traditions, poussaient les tribus à la révolte, mais ces druides sont également les mémoires des tribus, mémorisant les hauts faits d'armes et les histoires des tribus, c'est pourquoi les empereurs romains ont choisi de les décapiter pour contrôler la Gaule et la Bretagne, régions cultuvatrices et remparts essentiels contre la germanie.

J'en reviens au culte des empereurs pour commagène, je ne connais pas du tout ce culte, et il me semble assez étonnant que Jules César y soit sacré. Auriez vous des ouvrages le citant ? je parle des auteurs de l'époque.

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Message Publié : 26 Juin 2005 14:33 
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C'est pourquoi les buchers de pestifériés de néron me semble étonnant, d'où avez-vous trouvé cela ?


C'est une déformation professionnelle, je suis un analyste informaticien depuis près de 30 ans, je décortique la réalité pour la mécaniser en systèmes, et j'applique naturellement cette faculté à mon dada de toujours, l'Histoire...

Je me méfie à l'extrême des textes des grands Auteurs Antiques, les seuls qui nous sont parvenus sont ceux qui ont passé à travers des siècles de Censure, des centaines d'autodafés et qui ont reçu la bénédiction de l'Église....

Sur la Peste:

In the first century AD, Rufus of Ephesus, a Greek anatomist, refers to an outbreak of plague in Libya, Egypt, and Syria. He records that Alexandrian doctors named Dioscorides and Posidonius described symptoms which included acute fever, pain, agitation and delirium. Buboes, large, hard and non-suppurating, developed behind the knees, around the elbows and "in the usual places." The death toll of those infected was very high. Rufus also wrote that similar buboes were reported by a Dionysius Curtus, who may have practiced medicine in Alexandria in the third century B.C. If this is correct, the eastern Mediterranean world may have been familiar with bubonic plague at that early date

Je traduis:
Au premier siècle avant notre Ère, Rufus d'Éphèse, un anatomiste grec, réfère à une épidémis de peste en Lybie (Afrique), Égypte et Syrie. Il rapporte que des médecins d'Alexandrie nommés Dioscoride et Posidonius décrivirent des symptomes incluant une fièvre sévère, douleur, agitation et délire. De grands bubons, durs et non suppurants se dévelloppaient derrière les genoux, autour des coudes, et 'aux endroits habituels'. La mortalité chez ceux infectés était très élevée. Rufus note également que des bubons similaires ont été décrits par Dionysius Curtus qui pratiquait la médecine à Alexandrie pendant le 3 ième siècle avant notre Ère. Si cela est vrai, l'est du monde méditerranéen pouvait avoir connu la peste bubonique dès cette ancienne époque.

Autre précision en 46 de notre Ère les 2/3 des Mongols moururent de la Peste.

Enfin la Route de la Soie a été créée par l'Empereur chinois Wu-Ti vers 100 avant notre Ère et la Chine perdit le tiers de sa population vers 70 de notre Ère, suite à une épidémie...

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Spartacus avait raison ...


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