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 Sujet du message : Qui était Ponce Pilate?
Message Publié : 27 Oct 2005 14:15 
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Salluste
Salluste

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Sait on aprés la crucifixion de Jesus ce qu'est devenu Ponce pilate?

Quel a été son parcours? A t-il par la suite parlé de Jésus? Et de quelle maniere?


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 Sujet du message : Ponce Pilate
Message Publié : 29 Oct 2005 7:23 
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Thucydide
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Qui est ce Ponce Pilate ?
Le nom de Ponce Pilate est devenu célèbre par l'épisode de la condamnation de Jésus-Christ décrite dans les Évangiles. Sinon, à part eux, on peut citer Flavius Josèphe qui en parle deux fois : dans la Guerre contre les Romains (IX, 2-4) et les Antiquités judaïques (XVIII, § 35, 55-59), parce que tout cela le concerne, lui et sa nation.
Tacite, dans ses Annales ne semble pas s'intéresser à la situation en Palestine à l'époque où Ponce Pilate y fut procurateur (26 à 36), mais il cite son nom, en parlant des Chrétiens — fausse appellation puisque dans le texte latin on dit Chrestianos appellabat pour des hommes dont le nom vient de Christus ; il semble y avoir là une fraude du scribe, comme dirait Daniel Massé dans l'Énigme de Jésus-Christ (1926), on devrait lire plutôt Christianos, soit les Christiens, et non les Chrétiens qui n'existent pas à cette époque là —, dans un bref paragraphe à la suite de l'incendie de Rome en 64 sous le règne de Néron (XV, 44). Suétone non plus dans sa biographie de Tibère ; les évènements en Gaule, en Germanie, en Macédoine, dans la Thrace étant apparemment plus importants que quelque crucifixion en Palestine. Tout juste dans le Vie de Claude ((VI, 11) il dit : Iudaeos impulsore Chresto assidue tumultuantis Roma expulit - Il chassa de la ville les Juifs qui se soulevaient sans cesse à l'instigation d'un certain Chrestus ; et dans la Vie de Néron (XVI, 6) : afflicti suppliciis Christiani, genus hominum superstitionis nouae ac maleficae - Il livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable. Là encore vous constaterez que le traducteur (La Harpe) commet une erreur et devrait traduire Christiens, et non Chrétiens. Là encore, je vous renvoie à Daniel Massé, L'Énigme de Jésus-Chrit, sur la différence entre les deux mots.
Pour conclure sur ce premier point, et en guise d'introduction, je dirais : Ponce Pilate, personnage emblématique dans l'histoire de la religion chrétienne, mais bien insignifiant dans l'histoire tout court.

Je vous livre ici le commentaire d'un historien amateur - http://www.empereurs-romains.net/ (mais l'amateurisme peut aller loin, très loin, plus loin que certains de nos historiens confinés, au fond de leur bureau, dans leurs certitudes...) qui s'est fait quelques idées là dessus :
1. Ce dont on est (presque) tout à fait sûr :
Ponce Pilate appartenait à l'ordre équestre (bonne bourgeoisie enrichie).
En 26 ap. J.-C. Ponce Pilate fut nommé préfet de Judée - et pas "procurateur", comme l'indiquent encore de (trop) nombreux Websites?
Ponce Pilate fut un gouverneur assez brutal, assez peu soucieux de complaire à ses administrés juifs en ménageant leur susceptibilité religieuse… mais qui, rusé, savait néanmoins user de diplomatie et faire preuve de souplesse quand les circonstances l'exigeaient.
À la fin de l'année 36, son supérieur hiérarchique, le gouverneur de Syrie Vitellius, lui ordonna de se rendre à Rome afin qu'il s'y justifiât devant l'empereur.
Ponce Pilate fut sanctifié par les Églises grecque, copte et éthiopienne. Son épouse (Claudia Procula ?) reçut le même honneur.
2. Ce qui est possible, mais pas sûr à 100 % :
Ponce Pilate était le fils d'un certain Marcus Pontius, un Espagnol qui aurait reçu la citoyenneté romaine en récompense de sa bravoure sur les champs de bataille.
De son petit nom Ponce Pilate s'appelerait Lucius. Son nom latin complet serait donc Lucius Pontius Pilatus.
Ponce Pilate aurait épousé Claudia Procula, une dame de haute naissance, très bien en cour.
Entre 30 et 35 ap. J.-C., Ponce Pilate, Préfet de Judée, aurait eu à statuer sur le cas d'un certain Jésus le Nazôréen. Il aurait ordonné que cet individu fût crucifié sous le motif que ce Jésus se prétendait Roi des Juifs.
À l'occasion de ce jugement, Pilate aurait prononcé quelques petites phrases qui passèrent à la postérité ainsi que dans les pages roses des dictionnaires : Ecce homo (= Voilà l'homme !), Ce qui est écrit est écrit ! et surtout Qui est veritas ? (= Qu'est-ce que la vérité ?).
Après son rappel à Rome et sa comparution devant l'empereur Caligula, Ponce Pilate aurait été exilé à Vienne (dans les Gaules). Il y mourut peu de temps après, mais on ne sait s'il se suicida où s'il fut exécuté.
3. Ce qui est très douteux.
L'épouse de Ponce Pilate, qui s'appelait peut-être Claudia Procula, serait l'arrière petite-fille d'Auguste. Voici comme s'établirait cette hypothétique filiation : Auguste engendra Julie I - Julie I épousa Agrippa - Agrippa et Julie I engendrèrent (entre autres) Julie II - Julie II engendra (enfant adultérin) Claudia Procula qui épousa Ponce Pilate. Une hypothèse aussi fragile que controversée…
Ponce Pilate aurait été rappelé à Rome puis exilé en Gaule suite à sa répression musclée d'une insurrection armée en Samarie. Comme en l'occurrence, il n'avait fait là que s'acquitter consciencieusement de sa tâche, qui était d'avant tout d'assurer la paix publique en Palestine, il est probable que les raisons de sa disgrâce furent toutes autres. L'Affaire Jésus peut-être ?…
4. Et ce qui est tout à fait faux :
Ponce Pilate se serait converti au christianisme après la résurrection du Christ.

Pour ce qui concerne sa parlote du sujet de Jésus, nous n'avons aucune trace qu'il ait parlé de Jésus-Christ, mais aurait-il pu en parler... Quelque apocryphe fait dire à sa femme (Actes de Pilates, 2, 1) : Qu'il n'y ait rien entre toi et ce juste (J.-C.). Car j'ai beaucoup souffert cette nuit à cause de lui. — Comme Jésus dit lui-même : Que celui qui peut comprendre comprenne (Matth., 19, 12)....

J'espère avoir répondu en partie à votre questionnement.

Quelques sources :
Université de Louvain (http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm) Suétone, Tacite et autres auteurs latin.
Site de Philippe Remacle ( http://www.remacle.org/ ), dans la section des Auteurs grecs : Flavius Josèphe


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Message Publié : 29 Oct 2005 9:32 
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Salluste
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Je vous remercie.Toutefois j'aurais encore 2 questions à vous poser:

1: Au cathechisme , on m'a dit que le mot "christ" signifie"le crucufié" en grec(je crois).Donc le christ n'a pu etre apellé ainsi qu'aprés son supplice et jamais de son vivant?

2: Combien de temps a t-il fallu à Rome pour qu'on commence à entendre parler du Christ? L'evenement a t-il seulement été rapporté de la vie de Ponce Pilate....?Car si on remet les pendules à l'heure, il s'agit de l'exécution d'un petit agitateur juif(qui se prend pour le fils de dieu!!!!!)et ce sur la DEMANDE EXPRESSE DES PRETRES JUIFS ainsi que de la population consultée(barrabas..) afin de ne pas deplaire à ces derniers.

Donc au bout du compte les juifs en situation d'occupation sont contents.....et les romains s'en fichent éperdument! Donc pas de vagues......

Ceci étant il est surprenant que le prefet de Judée ait accordé un procés à Jésus , qu'il se soit déplacé pour ça!

Faisons un peu d'histoire comparée: Pilate est à la Judée ce que Von Choltitz est durant l'occupation allemande en France de 40 à 44.

Un petit resistant ou un petit agitateur durant l'occupation aurait il eu un procés ou on aurait "dérangé "Von Choltitz ?

J 'ai toujours été étonné que cette affaire d'un petit blasphemateur remonte jusqu'à Pilate et ne soit pas traitée par un larbin à l'epoque...


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Message Publié : 29 Oct 2005 11:21 
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Thucydide
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Localisation : Cité de Mathilde et de Guillaume
Je répondrai d'abord à votre première interrogation.

Votre professeur de cathéchisme vous a induit dans une belle erreur. En effet le mot grec Christos ne veut pas dire le crucifié, mais l'Oint, comme son alter ego en hébreu machia'h que l'on traduit en français par Messie. Ce mot désigne habituellement une personne qui a été initiée au service de Hachem au moyen d'une onction avec de l'huile (Exode, 29, 7 ; I Rois, 1, 39 ; II Rois, 9, 3.) ; ainsi le sera le roi David... Tiens, le soi-disant ancêtre de Jésus. Ceci, soit dit en passant ne peut pas être puisque Jésus, né de la Vierge, par l'opération du Saint-Esprit, est déclaré dans les Évangiles eux-mêmes Fils de Dieu. Donc ne peut pas descendre de la lignée de David, car David n'est pas non plus Fils de Dieu, sinon cela aurait été dit dans la Bible.

Pour la seconde interrogation, je recherche dans ma documention et vous fais part de mes trouvailles le plus rapidement possible.

Cordialement.


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Message Publié : 29 Oct 2005 22:20 
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Grégoire de Tours
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L'intervention de Pilate s'explique par le fait que les Juifs, s'ils avaient le droit de régler leurs querelles entre eux, n'avaient pas le droit de mettre à mort. Il fallait l'accord du préfet (je l'appelle préfet, même si avant d'avoir lu cettte discussion, j'étais persuadé qu'il était procurateur). D'où l'appel de Pilate.
Autres renseignements sur Pilate (à prendre au conditionnel, car venant d'un roman plus ou moins historique): il défila à son arrivée avec les enseignes de Rome, ce qui choqua les Juifs, lança un projet d'aqueduc, et fut rappellé après avoir réprimé assez brutalement une révolte.


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Message Publié : 29 Oct 2005 23:52 
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Philippe de Commines
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Inscription : 23 Mars 2005 10:34
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D'autres choses à ajouter :

L'empereur qui rappela et limogea Pilate était Caligula. Il est donc fort possible que sa disgrâce n'ait eu pour cause que la paranoïa impériale.

fdomi a écrit :
Pour ce qui concerne sa parlote du sujet de Jésus, nous n'avons aucune trace qu'il ait parlé de Jésus-Christ, mais aurait-il pu en parler... Quelque apocryphe fait dire à sa femme (Actes de Pilates, 2, 1) : Qu'il n'y ait rien entre toi et ce juste (J.-C.). Car j'ai beaucoup souffert cette nuit à cause de lui. — Comme Jésus dit lui-même : Que celui qui peut comprendre comprenne (Matth., 19, 12)....

Rectification : aucune trace en dehors des Evangiles (canoniques ou apocryphes). Le dialogue avec Jésus est plus ou moins étendu suivant la source.
La phrase de Claudia Procula est déjà dans Matthieu - 27, 19. Les Actes de Pilates disent d'elle qu'elle n'était pas loin de partager la religion juive.

Docteur Philippe a écrit :
Car si on remet les pendules à l'heure, il s'agit de l'exécution d'un petit agitateur juif(qui se prend pour le fils de dieu!!!!!)et ce sur la DEMANDE EXPRESSE DES PRETRES JUIFS ainsi que de la population consultée(barrabas..) afin de ne pas deplaire à ces derniers.
...
Ceci étant il est surprenant que le prefet de Judée ait accordé un procés à Jésus , qu'il se soit déplacé pour ça!

N'oublions pas que Pilate se déplace, ou plutôt fait comparaître l'accusé, sur demande du Sanhédrin. En tant que préfet, c'est à lui que revient de condamner à mort.
D'après Flavius Josèphe, l'agitation couvait dans toute la Palestine dès cette époque. Une partie de la population n'acceptait pas la domination romaine, en particulier car l'autre partie de la population l'acceptait et s'hellénisait. Des partisans armés et fanatiques, les zélotes, sévissaient dans les montagnes. On s'attendait soit à une révolte semblable à celle de Judas Macchabée qui, deux siècles plus tôt, avait chassé les rois hellénistique et restauré la royauté juive ; soit à la venue d'un sauveur qui allait accomplir le même travail à coup de miracles (un nouveau Moïse).
Il est donc probable qu'un agitateur devait être chose courante : il devait y avoir une crucifixion de "roi des juifs" par an. D'ailleurs, Barabbas, dont le nom signifie "Fils du Maître" et qui faisait peut-être partie des zélotes, en était certainement un autre.
Pour Pilate, il fallait sans arrêt négocier avec les autorités juives, deviner et éliminer le danger, pour empêcher la marmite de bouillir. Il devait redoubler de précaution au moment de la Pâques juive, puisque beaucoup de gens montait à Jérusalem et que la ville était en proie à la ferveur religieuse.

Les événements de 70, la Guerre des Juifs de Flavius Josèphe, montrent qu'il avait raison de prendre de telles précautions.

C'est Tertullien, un des Pères de l'Eglise, qui fait de Ponce Pilate un crypto-chrétien dans son Apologétique, chap. xxi.

_________________
Qui contrôle le passé contrôle l'avenir.
George Orwell


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Message Publié : 30 Oct 2005 10:49 
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Thucydide
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Nebuchadnezar a écrit :
D'ailleurs, Barabbas, dont le nom signifie "Fils du Maître" et qui faisait peut-être partie des zélotes, en était certainement un autre.


Le mot hébreu Barabbas, vient de l'hébreu : BAR, qui veut dire Fils et ABBA qui veut dire Père, dans le sens de Dieu le Père, Iahwé.

Dont on pourrait, peut-être attivement conclure, quoique, Barabbas = Jésus-Christ.
D'ailleurs, si l'on retrouve pas trace de Jésus dans Flavius Josèphe (à part dans le livre XVIII des Antiquités, texte aujourd'hui reconnu comme ayant été largement interpolé et falsifié par un scribe chrétien, dont le nom pourrait être Eusèbe de Césarée, le plus grand faussaire de son temps en la matière), c'est qu'il a très bien pu en parler, mais que de mauvaise mains ont effacé ses dires, parce que Flavius dénonce ces Kanaïtes, Zélotes, Sicaires et autres Davidistes, les charge et les convainc de tous les crimes qui peuvent être perpétrés en Palestine.

Dans les documents que j'ai en ma possession, Matthieu et les Actes de Pilate disent exactement la même chose.


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Message Publié : 30 Oct 2005 18:40 
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Thucydide
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Localisation : Cité de Mathilde et de Guillaume
Docteur Philippe a écrit :
Combien de temps a t-il fallu à Rome pour qu'on commence à entendre parler du Christ ?


Il est bien difficile de répondre à cette question. Peut-être pourrais-je vous donner ma féflexion, mais bien sûr elle n'engage que moi.

Il est fort problable que les débuts du christianisme, tel que nous le connaissons aujourd'hui, datent la fin du règne Constantin le Grand, soit au début du IVe siècle, voire vers son milieu, bien que Berruyer (Réflexions sur la foi, tome VIII, 2ème partie, pp. 170-173) nous dise : L’Église romaine et le siège apostolique n’ont été établis qu’après la destruction de la République juive, l’abolition du sacerdoce d’Aaron, et l’entier ensevelissement de la synagogue et de la Loi de Moïse. Ce qui nous conduit assez loin dans le Ve siècle, pour le dernier événement.

Pour moi, c'est Eusèbe de Césarée (vers 270-339) qui va être à l'origine de toute cette histoire. Falsificateur hors pair devant l'Éternel, il va écrire et réécrire, semble-t-il, quelques pages d'histoire à sa façon, allant lui-même ou avec l'aide de quelque scribe, effacer, remanier, réécrire chez des auteurs tels que Suétone, Tacite ou Flavius Josèphe.
De même, peut-on se poser la question si ce n'est pas lui qui écrit le Contre Celse attribué à Origène, dont la vie nous est relatée par Eusèbe de Césarée dans l'Histoire ecclésiastique (Livre VI), ce qui permet d'antidater le Discours vrai de près de deux siècles. Rappelons que ce texte attribué à Celse ne nous est connu que par le Contre Celse attribué à Origène... et il va même jusqu'à se trahir lui-même : mon Celse n’a de commun que le nom avec l’épicurien Celse... :twisted:

Permettez-moi, pour terminer cette fin de soirée, de vous livrer une partie de l'avant-propos du tome 2 de l'Énigme de Jésus-Christ - Jean-Baptiste et Jean - de Daniel Massé, édité en 1926 :
Dans l’ÉNIGME DE JÉSUS-CHRIST, j’ai établi que le Messie Juif ou Christ, crucifié par Ponce Pilate, et divinisé comme fils de Dieu, était l’aîné des sept fils de Juda le Gaulonite, fomenteur de la Révolte juive connue en histoire sous la désignation de Révolte du Recensement ou de Quirinius, en 760 [voir Flavius Josèphe, Antiquités, XVII, I et Guerres, II, XII], de Rome ;
— que Juda le Gaulonite, est devenu en Évangile Joseph et Zacharie et Zébédée ;
— que le Christ, son fils, est né en 738-739 de Rome, et non en l’an 754, choisi comme l’an 1 de l’ère de Jésus-Christ, et non point à Nazareth, ville dont le nom est symbolique et qui n’a jamais existé avant le VIIIe siècle ou le IXe, à l’emplacement où on l’a construite vers cette époque, sinon au temps des Croisades, mais qu’il est né à Gamala, dans les montagnes qui cernent la rive orientale du lac de Génésareth ou lac de Kinnereth, puis de Tibériade ;
— que sa Nativité à Bethléem n’a été imaginée que, comme Thargoum, pour se conformer au droit mosaïque et aux prophéties judaïques, ainsi que pour substituer son culte au culte du Soleil, alors universel ou catholique ; — qu’il fut, sous l’empereur Tibère, contre les Hérodes usurpateurs, à son point de vue, du trône de David, son ancêtre, un prétendant royal, en perpétuelle rébellion et révolte contre l’autorité romaine et hérodienne ; — et qu’il a été légalement jugé et condamné au supplice de la Croix, comme accusé et convaincu du crime de lèse-majesté, — crimen majestatis, — au nom de la loi Julia, s’étant proclamé Roi des Juifs, se disant Fils de Dieu, le Père, soit Bar-Abbas, et qu’il se confond, en histoire, avec l’évangélique brigand du même nom.
Toutes ces affirmations, que je résume, j’en ai donné des preuves irréfutables. Si irréfutables que personne n’a tenté d’en entreprendre la réfutation.

Lien mort supprimé.
Bonne soirée et bonne lecture.


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 Sujet du message : Saint Ponce Pilate...
Message Publié : 30 Oct 2005 19:42 
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Fustel de Coulanges
Fustel de Coulanges

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Localisation : Marseille
Citer :
Ponce Pilate fut sanctifié par les Églises grecque, copte et éthiopienne. Son épouse (Claudia Procula ?) reçut le même honneur.

Qu'entendez-vous par "sanctifier"? Seul Dieu peut sanctifier... Il s'agirait plutôt ici de "canoniser", homologuer au nombre des saints personnages pouvant être cités comme témoins du Christ. Dans ce sens, le Pape Jean-Paul II a "canonisé" plus de saints personnages qu'aucun de ses prédécesseurs..., mais il n'en a "sanctifié" aucun!
Quoi qu'il en soit, s'agirait-il vraiment du même personnage (après sa conversion, que vous signalez : le premier "saint" qui reçut du Christ la promesse d'entrer au royaume céleste fut bien l'un des deux brigands qui furent crucifiés en même temps que lui et converti "in extremis") ou d'un homonyme?
Quant aux
Citer :
preuves irréfutables. Si irréfutables que personne n’a tenté d’en entreprendre la réfutation
, fournies par Daniel Massé dans les années vingt, il y a belle lurette qu'elles ne tiennent plus la route!


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 Sujet du message : Re: Saint Ponce Pilate...
Message Publié : 30 Oct 2005 22:06 
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Thucydide
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Inscription : 29 Oct 2005 7:01
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DESHAYS Yves-Marie a écrit :
Quant aux preuves irréfutables. Si irréfutables que personne n’a tenté d’en entreprendre la réfutation, fournies par Daniel Massé dans les années vingt, il y a belle lurette qu'elles ne tiennent plus la route !


Quels sont les auteurs qui ont réfuté sa thèse ?
Pouvez-vous niez qu'avant Eusèbe de Césarée, personne n'a parler de Jésus-Christ, celui que nous connaissons aujourd'hui ?
Que le Christianisme date du Ve siècle ?
Que dites-vous de la phrase d'Origène, ou plutôt devrait-on dire de celle d'Eusèbe le faussaire, concernant son Contre Celse ?
Y a-t-il une autre religion monothéiste où l'on vénère pratiquement plus les saints que le Dieu ? D'ailleurs monothéisme, on peut se poser la question concernant le Catholicisme : on fait du trois en un (Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit), comme dégrip'oil :evil:.


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 Sujet du message :
Message Publié : 30 Oct 2005 22:27 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines

Inscription : 17 Mars 2004 23:16
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Moi j'affirme que le christianisme ne date pas du Vème siècle ni du concile de Nicée. Ce n'est pas parce que Saint Jérome a réécrit la vulgate et arrêté aux 4 qu'on connaît la liste des évangiles canoniques que le christianisme est né à ce moment. Même chose pour le 1er concile oecuménique. Si Constantin a pu arbitrer les querelles chrétiennes, c'est bien parce que le christianisme existait, était fort, et était déjà pluriel. Et il a continué d'évoluer fortement après.

Remontons un peu plus loin, on sait que le monde romain avait connaissance des chrétiens sous Trajan, confèrent la correspondance de Pline le jeune en Bythinie avec l'empereur.

Et on pourrait continuer. Maintenant, si vous prenez pour ... parole d'évangile :lol: les écrits d'un pseudo-gourou qui va vous affirmer que Jésus était un des fils cachés d'Hérode le grand ou l'ancètre de la dynastie mérovingienne et qui finit par prendre ses propres élucubrations pour la vérité historique ... :roll:

Il y a des thèses qu'il n'est même pas utile de réfuter. Personne. Personne ne peut établir une généalogie de Jésus. C'est du flanc. C'est anhistorique. Comme Jeanne d'Arc fille cachée de Luis d'Orléans et d'Isabeau de Bavière.


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 Sujet du message : Inculture...
Message Publié : 31 Oct 2005 0:19 
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Fustel de Coulanges
Fustel de Coulanges

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Citer :
Y a-t-il une autre religion monothéiste où l'on vénère pratiquement plus les saints que le Dieu ? D'ailleurs monothéisme, on peut se poser la question concernant le Catholicisme : on fait du trois en un (Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit), comme dégrip'oil .

Tout en restant poli, je ne peux m'empêcher de faire remarquer que ce genre de réflexions relève d'une inculture affligeante. Un minimum d'information autre que caricaturale permettrait de faire l'économie du ridicule... Avant de critiquer (voire de dénigrer ou de condamner), il conviendrait de connaître davantage ce que l'on critique.


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 Sujet du message : Argumentation fallacieuse...
Message Publié : 31 Oct 2005 8:23 
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Fustel de Coulanges
Fustel de Coulanges

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Citer :
Quant aux preuves irréfutables. Si irréfutables que personne n’a tenté d’en entreprendre la réfutation, fournies par Daniel Massé dans les années vingt, il y a belle lurette qu'elles ne tiennent plus la route !

fdomi a écrit :
Citer :
Quels sont les auteurs qui ont réfuté sa thèse ?


Si un jour Tartempion soutient la thèse hardie selon laquelle "Le Christ avait les pieds plats" et qu'ensuite personne ne prend la peine de réfuter cette thèse, cela ne saurait prouver que Tartempion avait raison et donc que le Christ avait incontestablement les pieds plats! L'absence de preuve n'est pas une preuve de l'absence, et l'absence d'auteurs ayant réfuté la thèse de Daniel Massé ne prouve nullement que ladite thèse soit irréfutable. Cela prouve tout au plus que l'éventuel intérêt qu'elle aurait pu représenter n'a pas été suffisamment puissant pour mobiliser l'attention de contradicteurs potentiels.


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 Sujet du message :
Message Publié : 31 Oct 2005 14:38 
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Grégoire de Tours
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La toute première mention Historique du légendaire Jésus-Christ est, selon moi, inscrite dans le Satyricon écrit par Pétronius circa 61 de notre Ère pour la Cour de l'Empereur Néron.

C'est une parodie incisive du mythe du Roi des Juifs crucifié, une nouvelle légende apparue en Asie Mineure et qui heurtait le Culte porté à l'Empereur et à l'Empire.

NB pour ma part ce Jésus-Christ né en 1 et mort en 37 est une affabulation totale, inspirée de la vie du Jésus Antigone-Mattathias, Grand Prêtre de Jérusalem, Roi des Juifs, crucifié par les Romains en 37 avant notre Ère sous l'ordre d'Hérode le Grand. Ce Jésus baptisait au nom de la Trinité Mithraïque, la Nouvelle Alliance conclue en Commagène en 101 avant notre Ère entre le Roi Kallinikos et des 'Anges Célestes'. Ce Jésus baptisait au nom du Père (Kallinikos), de son Fils (Antiochos Theos de Commagène) et de l'Esprit Saint qui présidait à leur Conseil Royal ...

_________________
Spartacus avait raison ...


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 Sujet du message : Qui affabule?...
Message Publié : 31 Oct 2005 16:36 
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Fustel de Coulanges
Fustel de Coulanges

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Citer :
NB pour ma part ce Jésus-Christ né en 1 et mort en 37 est une affabulation totale.

Soit... pour "votre" part!
Mais pour "notre" part, quelle chaîne de témoins attestés historiquement, quels textes, déposés et consultables par tout le monde dans quelles bibliothèques, pouvez-vous citer à l'appui de votre hypothèse pour lui éviter d'être, à son tour, considérée comme "une affabulation totale"? A part vous-même, quel faisceau d'historiens homologués par la communauté scientifique internationale pouvez-vous nommer pour confirmer, à partir de quels documents archéologiques, la véracité de vos allégations?
Citer :
La toute première mention historique du légendaire Jésus-Christ est, selon moi, inscrite dans le Satyricon écrit par Pétronius circa 61 de notre Ère pour la Cour de l'Empereur Néron.

Soit... "selon VOUS" ! Mais quelles éditions du Satyricon, assorties de quel appareil critique, vous paraissent faire le poids pour qualifier d' "historique" l'hypothétique "mention" d'un "légendaire" Jésus-Christ dans ce "roman" et disqualifier le corpus de documents, de témoins épigraphiques et archéologiques qui attestent depuis plus de vingt siècles une réalité autrement plus concrète?


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