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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 19 Nov 2017 13:41 
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Jean Mabillon
Jean Mabillon

Inscription : 07 Sep 2008 15:55
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Jean-Marc Labat a écrit :
Si on peut comprendre la cavalerie de reconnaissance, d'éclairage comme on disait, je me demande pourquoi les deux camps avaient conservé de la cavalerie lourde comme les cuirassiers alors que leur faillite était déjà avérée en 1870, que ce soit à "Reichshoffen" ou à Mars la Tour pour la brigade de von Bredow.


Nous avons déjà débattu des cuirasses et des cuirassiers sur ce forum.


"Je voudrais aussi signaler le livre du colonel Goya "la chair et le sang" (histoire des doctrines et structures militaires françaises de 1871 à 1919). Il souligne notamment que de 1871 à 1885 la cavalerie a vécu une totale remise en cause suite aux expériences de 1870 qui avaient montré la vulnérabilité des cavaliers aux armes à feu.

Cette remise en en cause a débouché sur un statu quo : les survivants raisonnables de 1870 (marqués par l'image humiliante des vaincus) ont été battus par les traditionnalistes qui ont imaginé une nouvelle théorie selon laquelle toute armée a besoin d'une avant-garde de cavalerie légère pour écmlairer le gros des forces - et d'une avant-garde de cavalerie lourde pour détruire les avant-gardes de cavalerie légère adverses et se défendre contre les avant-gardes de cavalerie lourdes ennemies.

Bref on imaginait que les Allemands conserveraient une grande confiance dans leurs cavaliers - ce qui semblait vérifié par les effectifs colossaux de la cavalerie allemande (110 régiments) et le prestige de cette arme (dans la noblesse en particulier).

Pour Goya, une dimension socio-psychologique est aussi probable : les officiers de cavalerie (souvent nobles et très méprisants à l'égard de l'infanterie) auraient cherché à conserver par tous les moyens la belle tradition des charges, des sabres et des cuirasses - et êtaient prêts à tout pour éviter de descendre de cheval et de s'allonger pour tirer à la carabine (ce qui était la tactique des cavaliers américains depuis 1861 et anglais depuis la guerre des Boers)! il ne faut pas oublier qu'entre 1871 et 1914 environ deux générations d'officiers métropolitains n'ont jamais fait ni même vu la guerre (sauf sur les toiles de Detaille)."

viewtopic.php?f=47&t=18095&hilit=Cuirassiers


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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 19 Nov 2017 14:48 
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Fernand Braudel
Fernand Braudel
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Inscription : 09 Août 2006 6:30
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Aigle dit :

Pour Goya, une dimension socio-psychologique est aussi probable : les officiers de cavalerie (souvent nobles et très méprisants à l'égard de l'infanterie) auraient cherché à conserver par tous les moyens la belle tradition des charges, des sabres et des cuirasses - et êtaient prêts à tout pour éviter de descendre de cheval et de s'allonger pour tirer à la carabine (ce qui était la tactique des cavaliers américains depuis 1861 et anglais depuis la guerre des Boers)! il ne faut pas oublier qu'entre 1871 et 1914 environ deux générations d'officiers métropolitains n'ont jamais fait ni même vu la guerre (sauf sur les toiles de Detaille)."

Personnellement , je crois beaucoup à ce poids de la tradition et de l'esprit de caste. Notez bien qu'entre les deux guerres mondiales, il y avaient encore beaucoup de régiments montés pour lesquels on voyait difficilement une utilisation dans une guerre moderne. Par exemple pendant la guerre d'Espagne -sauf erreur de ma part- je n'ai pas souvenir de combats avec la cavalerie montée. mais on était entre gens de bonne compagnie, on avait de beaux chevaux, on participait à des concours hippiques et à des chasses à courre. Le pire c'est que ces officiers de la vieille école ont eu dans de nombreux cas une conduite exemplaire lorsqu'ils sont passé dans les blindés.

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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 19 Nov 2017 16:44 
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Jean Froissart
Jean Froissart
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Inscription : 28 Mai 2009 21:52
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Pour la reconnaissance, dès 1914, on comprend vite que l'on peut utiliser des moyens plus modernes que la cavalerie ! ;)
http://www.chars-francais.net/2015/inde ... iew&id=685


Image

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“La barbarie est l'état naturel de l'humanité, [...]. La civilisation n'est pas naturelle. Elle résulte simplement d'un concours de circonstances. Et la barbarie finira toujours par triompher.” ― Robert E. Howard


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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 19 Nov 2017 17:45 
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Fernand Braudel
Fernand Braudel
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Inscription : 09 Août 2006 6:30
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My Lord, certains éléments de la photo que vous fournissez me font penser qu'elle ne date pas de 1914 : le casque, le veston de cuir, l'étui pistolet. En revanche la mitrailleuse est une Hotchkiss, mais il y en a eu tellement longtemps dans l'Armée française :!:
Un spécialiste des blindés nous donnera la marque et le modèle qui est postérieur à 1918.

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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 19 Nov 2017 17:59 
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Jean Froissart
Jean Froissart
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Inscription : 28 Mai 2009 21:52
Message(s) : 1366
Localisation : Belgique
Faget a écrit :
My Lord, certains éléments de la photo que vous fournissez me font penser qu'elle ne date pas de 1914 : le casque, le veston de cuir, l'étui pistolet. En revanche la mitrailleuse est une Hotchkiss, mais il y en a eu tellement longtemps dans l'Armée française :!:

Bien vu : il s'agirait d'une Renault modèle 1915...
Mais, comme le dit le texte accompagnant la photo " certains exemplaires serviront jusque dans les années 30 ". ;)
Il suffit de suivre le lien que j'avais donné plus haut, et vous tomberez sur une page avec plein d'infos supplémentaires sur le sujet.

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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 19 Nov 2017 21:10 
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Jean Mabillon
Jean Mabillon

Inscription : 16 Jan 2010 19:18
Message(s) : 2751
A tout prendre,mieux valait l'attitude de 1914 que l'utilisation stupide de 1870....Le grand reproche à lui apporter,elle a manqué de professionnalisme en crevant ses montures pas si facilement remplaçables,toutefois certaines petites unités ont vécu des épopées....et certains cavaliers deviendront des as de l'aviation,aussi bien en France qu'en Allemagne.Nungesser et Gôring en furent des exemples


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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 21 Nov 2017 17:50 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines

Inscription : 13 Mars 2010 20:44
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Sauf erreur de ma part, cette charge héroïque n'a pas encore été publiée sur ce forum
La pj est extraite du livre du général Chambe
Adieu Cavalerie
http://www.opex360.com/2009/11/10/1914-1918-la-charge-du-sous-lieutenant-verny/

_________________
il pleuvait, en cette Nuit de Noël 1914, où les Rois Mages apportaient des Minenwerfer


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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 22 Nov 2017 8:11 
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Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile
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Inscription : 22 Sep 2005 18:53
Message(s) : 2032
Bonjour

bourbilly21 a écrit :
Sauf erreur de ma part, cette charge héroïque n'a pas encore été publiée sur ce forum
La pj est extraite du livre du général Chambe
Adieu Cavalerie
http://www.opex360.com/2009/11/10/1914-1918-la-charge-du-sous-lieutenant-verny/


Je fais un "copier-coller" dans le cas ou le lien ne fonctionne plus

« Le 10 août, le sous-lieutenant Verny, du 1er escadron, frais émoulu de Saint-Cyr ( il avait rejoint le 20e le jour même de la mobilisation ) était en reconnaissance sur la frontière, aux abords de la forêt de Parroy.

Il avait emmené avec lui une douzaine de ses cavaliers, dont le maréchal des logis Dartigues.

Comme il suivait la lisière de la forêt, son éclaireur de terrain était revenu sur lui au galop, haletant, l’avertir qu’un parti de cavalerie ennemi venait au pas à sa rencontre, sans se douter de rien. Un repli de terrain ne permettait ni aux uns ni aux autres d’encore s’apercevoir. Verny, ayant alors commandé « Lance-main ! En bataille « , avait, lui-même, mis le sabre à la main et fait prendre le trot.

Quand les chevau-légers bavarois avaient enfin découvert les dragons français, deux cent mètres encore les séparaient. L’officier allemand, surpris, avait tout d’abord eu le réflexe de faire demi-tour avec ses cavaliers . Mais il s’était aussitôt ressaisi et avait décidé de faire tête. Il avait ramené ses hommes, eux aussi rangés en bataille, au galop face aux Français. Les dragons avaient pris à ce moment le galop de charge,Verny seul à deux longueurs en avant. Lanciers contre lanciers, le choc ne pouvait qu’être terrible. Il le fut en effet. Hommes et chevaux, culbutés, avaient tous roulé sur le sol.

Verny était indemne. Couché sur l’encolure, la pointe du sabre en avant, il avait évité de justesse celle de l’officier allemand dont il avait transpercé la poitrine. Pas un dragon n’avait été touché. A l’inverse, les chevau-légers avaient eu plusieurs tués, d’autres blessés. Tout le détachement ennemi avait été mis hors de combat et fait prisonnier, hommes, chevaux et armement. Un tel succès était le bénéfice de l’instruction française pour l’emploi des armes. Nos cavaliers étaient entrainés à se tenir tassés derrière la tête du cheval, tenant à droite la lance basse, trés basse et bien horizontale, à hauteur de la ceinture de l’adversaire. Et surtout pas la pointe en oblique en l’air ! Nous l’avions tant de fois répété, ressassé, démontré !

J’ai entendu, plusieurs heures après le combat, le colonel interroger un dragon, considéré comme le héros de la rencontre. A lui seul, il avait tué trois chevau-légers. Le premier à la lance, au moment du choc. Précipité à terre comme tout le monde, il s’était relevé et avait entendu le maréchal des logis Dartigues appeler à l’aide, en train de lutter corps à corps avec un cavalier allemand et en grand danger d’avoir le dessous. Alors, décrochant sa carabine à la grenadière, tout approvisionnée, il avait, à bout portant, fait sauter le crâne de l’adversaire de Dartigues. Et de deux. A ce moment, le seul chevau-léger rescapé, ayant réussi à sauter sur un cheval et allant s’enfuir au galop, il l’avait abattu à trente mètres d’une balle dans le dos.

Ce Dragon s’appelait Arsène Létang. Il avait son nom inscrit au crayon sur son couvre-casque. Je l’avais lu. Tandis que le colonel le félicitait, il se tenait devant lui, tout gêné, tout timide et frêle comme une fille. Un tueur, lui !

La guerre est une chose horrible…

Tandis que Dartigues ramenait triomphalement le détachement, avec les prisonniers survivants ou blessés, sur les chevaux allemands tenus en main et la moisson de lances, le sous-lieutenant Verny s’était occupé du lieutenant de chevau-légers qu’il avait mortellement blessé. Ayant requis sur place des paysans âgés travaillant dans les champs, il l’avait fait transporter avec d’infinies précautions à la mairie du village voisin : Emberménil. Il avait veillé lui-même à son transport et refusé de le quitter tant que le médecin-capitaine du 20e Dragons, prévenu, ne serait pas venu lui prodiguer les premiers soins.

Beau et blond comme un Siegfried, cet officier se nommait von Schmidt. Il avait, comme Verny, une âme de chevalier. Il pouvait encore parler et s’exprimait dans un impeccable français.

– Je vais mourir. Je suis catholique romain comme sans doute vous, monsieur ?

Il avait tiré un chapelet de sa poche.

– Nous allons en dire une dizaine ensemble, voulez-vous monsieur ? Serrons-nous la main. Je ne pouvais souhaiter plus belle mort. Celle que je souhaitais, de la main d’un héros comme vous, dans une rencontre de cavalerie. Adieu, monsieur ! Gardez mon épée en souvenir de moi, je vous la remets. Sachez qu’elle est digne de vous.

Les témoins de la scène, le médecin-capitaine et les paysans qui avaient transporté le blessé, n’avaient pu, comme Verny, retenir leur émotion.

Puis le lieutenant von Schmidt avait remis à Verny tous ses papiers, les photos qu’il portait sur lui et donné l’adresse de sa mère, demandant qu’on les lui fît parvenir par l’intermédiaire de l’ambassade d’Allemagne en Suisse. Ce que lui promit Verny. Et qui fut fait. Avec une lettre de Verny à sa mère, lui apprenant les circonstances de la mort héroïque de son fils.

Transporté à l’hôpital militaire de Lunéville, le lieutenant von Schmidt était mort dans la soirée, malgré tous les soins dont il avait été entouré. Verny était revenu le voir, alors qu’il était encore vivant. L’aumônier était à son chevet, le réconfortant.

Le lendemain, comme je félicitais Verny, il m’avait interrompu :

– Tais-toi ! Tu ne sais pas comme c’est dur d’avoir tué quelqu’un comme ça, à l’arme blanche et de rencontrer ensuite son regard !

Comme la cavalerie française, la cavalerie allemande avait aussi ses chevaliers. »

Le sous-lieutenant Verny sera le premier officier du 20e Dragons à trouver la mort, le 8 octobre 1914

Le général Chambe, dans son livre précédemment cité, nous raconte les derniers moments de son compagnon d’arme :

« – mon vieux, fais très attention, prends garde ! Il y a en face un sniper qui tire bougrement bien, c’est très malsain ! Tu as vu pour moi ? Vas-y à pied, en rampant dans les betteraves, on ne te verra pas.

Verny, à cette évocation de faire du plat ventre dans les betteraves, avait remercié d’un sourire, sans répondre. Il était très promotion de la Grande Revanche, casoar et gants blancs. Ramper n’était pas son genre. Il avait préféré faire comme son ancien, mettre ses hommes à l’abri et continuer seul, à cheval.

Mais, lui, la première balle l’avait frappé au cou, à la carotide. Il avait eu la force de revenir à cheval, au milieu de ses hommes, son col blanc gainé de sang vermeil. Il avait encore pu faire signe à son maréchal des logis qu’il voulait lui parler seul à seul : il pouvait péniblement s’exprimer :

– Dartigues, je meurs…Je suis chrétien…Je veux mourir en état de grâce…Pas le temps de me confesser…Pas possible…C’est à vous que je vais le faire…Dire mes péchés…Vous irez les répéter à un prêtre, le premier rencontré, au premier village…Il comprendra…Promettez et écoutez !

Il était mort à cheval, soutenu par son sous-officier en larmes. Il avait été ramené ainsi dans les lignes françaises toujours à cheval, maintenu en selle par deux de ses hommes.

Avait-il eu le temps d’avoir une pensée pour le lieutenant von Schmidt, cet autre héros, tué de sa main, le 10 août à Emberménil ?…

Dans la nuit même, il avait été enterré devant tout son peloton et les officiers du 20e Dragons, dans le cimetière du petit village de Ransart; sa confession ayant été transmise au curé de la paroisse.

C’était la mort d’un preux…à l’âge de vingt ans. «



La citation qui suit ne plaira sans doute pas à tout le monde car elle a été écrite par un personnage sulfureux sur le plan politique puisqu’il s’agit d’Alexandre Sanguinetti, le frère de l’amiral. Mais que l’on soit d’accord ou pas avec les positions d’un individu ne change rien à l’affaire quand il prétend que le ciel est bleu. « Le guerrier ne fait que porter l’épée pour le compte des autres. C’est un seigneur puisqu’il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes en portant le poids du péché et de l’honneur des autres » a-t-il ainsi écrit.

ben moi non plus, ma remarque ne va pas plaire à tout le monde !! :mrgreen: :mrgreen: :

C'est la mort d'un preux à l'âge de 20 ans et une belle connerie de gaspiller des hommes de cette trempe qui auraient, tout au long de leur vie, pu rendre de très bons services à leur pays respectifs!!

Quant aux charges de cavalerie héroïque du 20ème siècle, je pense qu'il y a un fil de discussion qui ne parle que de ça.

Bien à tous.

_________________
Hugues de Hador.
Au service des Mongols de la "Horde d'Or" entre 1350 et 1360.


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 Sujet du message : Re: La cavalerie en 1914
Message Publié : 25 Nov 2017 13:06 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines

Inscription : 13 Mars 2010 20:44
Message(s) : 1886
une photo du s/Lt Verny
http://saint-cyr-memorial.alumnforce.org/PLE/VER_EY_0012_PLE.jpg

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il pleuvait, en cette Nuit de Noël 1914, où les Rois Mages apportaient des Minenwerfer


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