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Message Publié : 07 Oct 2003 12:17 
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Eginhard
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Au XVIIe siècle un prince s'est distingué par ses moeurs particulières : c'était le frère unique de Louis XIV, Philippe de France, Duc d'Orléans dit Monsieur (1640-1701).
Frère cadet du roi, sa mère Anne d'Autriche régente de France et le cardinal de Mazarin vivaient dans la crainte que Philippe ne devienne comme tant d'autres cadets de la Maison de France un trublion envers la Couronne. C'est pourquoi, dès le plus jeune age, ils l'éduquèrent comme une fille. C'est ainsi que le frère de Louis XIV devint homosexuel.

Louis XIV avait une grande répugnance pour les Ultramontains (c'est ainsi que l'on nommait les homosexuels à la Cour). Pourtant sa cour en fut truffée et plusieurs scandales émaillèrent la chronique de Versailles. Ce sont là les mentalités de l'époque... Pourtant etre homosexuel parmi les Grands du royaume n'était pas un grand risque, mais cela l'était parmi les petites gens, l'Eglise veillait et d'obscurs sujets périrent sur le bucher.

Si vous voulez en savoir plus sur l'histoire du frère de Louis XIV et sur sa personnalité, je suis là !

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Dominique Poulin


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Message Publié : 07 Oct 2003 16:52 
Il était d'ailleurs un bon soldat. D'ailleurs dans le film où le duc d'Orléans fut joué par l'acteur de Rastignac jeune, il y a une scene où il embrasse un garçon!


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Message Publié : 07 Oct 2003 18:18 
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Eginhard
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Dominique Poulin a écrit :
Anne d'Autriche régente de France et le cardinal de Mazarin vivaient dans la crainte que Philippe ne devienne comme tant d'autres cadets de la Maison de France un trublion envers la Couronne. C'est pourquoi, dès le plus jeune age, ils l'éduquèrent comme une fille.


Je ne savais pas Dominique,que le prince Philippe avait été élevé comme une fille.Mais n'était-ce pas dangereux de donner une telle éducation à un prince qui pouvait,si un malheur arrivait à son frère aîné,devenir roi de France un jour ?


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Message Publié : 07 Oct 2003 18:20 
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Grégoire de Tours
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"La France n'est plus qu'un simple simulacre. On ne peut plus parler de déclin, ni de décadence. Nous sommes devant la mort et la disparition." Jean de Viguerie


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Message Publié : 08 Oct 2003 13:21 
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Eginhard
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Salmanazar, c'était un risque à prendre, je ne sais pas si la reine Anne d'Autriche s'est posée la question, mais le fait est que les frères précédents des rois de France avaient causés bien des difficultés aux rois de France en question.

Ainsi pour ne citer que quelques uns, les frères de Henri III et de Louis XIII, respectivement les ducs François de Valois, duc d'Alençon et Gaston de Bourbon, duc d'Orléans ont crées de grandes difficultés pour la paix et la sécurité du royaume. Ces cadets de la Maison de France étaient jaloux de leur frère, le roi, ils réclamaient sans cesse de nouveaux gouvernements de provinces, des pensions toujours plus élevées...etc. Mais ce n'est pas le plus important de ce problème de fond : la France du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle nest pas encore sortie de sa scructure féodale, il en va ainsi de la noblesse, la haute et la petite et des premieres tetes du royaume ou figurent les princes du sang. L'unification et la centralisation de la France en monarchie de droit divin est en marche à cette époque, c'st certain mais il reste encore des progrès à faire. Louis XIII et le cardinal de Richelieu n'iront pas de main morte, plusieurs grands nobles passeront sous la hache du bourreau, tel le duc de Montmorency. Ces gens là continuent à comploter.

Le frère de Louis XIV paya donc pour les autres. Néamoins, il avait de grandes difficultés, il était intelligent, passionné d'art et bon capitaine : il contribua à la victoire de la bataille de Cassel ce que le Roi-Soleil ne lui pardonna jamais car c'était mettre un écran de fumée derrière la gloire du Grand Roi...

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Dominique Poulin


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Message Publié : 08 Oct 2003 22:25 
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Grégoire de Tours
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Dominique Poulin a écrit :
Louis XIV avait une grande répugnance pour les Ultramontains (c'est ainsi que l'on nommait les homosexuels à la Cour)


Juste une remarque (sans interêt majeure je vous l'accorde mais bon... ). Ultramontain ne signifie pas homosexuel à l'époque mais tout simplement les personnes fidèles à Rome donc au pape (autrement dit ultramontain=au-dela des Alpes). Cela reproduit la vieille opposition entre l'église nationale (ou gallicane) et celle qui estime qu'il faut que le clergé obéisse en tout point au pape.
En Allemagne cela donnera la rivalité entre les Guelfes et les Gibelins (et Roméo et Juliette verrons leurs amours sacrifiés en raison de leurs appartenances respectives aux Capulet et aux Montaigu...).
Amicalement
:non: :oops: :oops:


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Message Publié : 09 Oct 2003 15:49 
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Eginhard
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Votre remarque Crillon est interessante, vous précisez que le terme Ultramontain au XVIIe siècle signifie au delà-des Alpes. Soit. Mais au delà des Alpes concerne donc L'Italie et l'Italie, sans doute assez à tort était considérée comme le pays des "amours invertis". C'est donc peut-etre aussi pour cela que l'on a nommé les homosexuels de cour Ultramontains. je maintiens ce terme et je vais cherché dans mes livres, car je suis persuadé de l'avoir lu.

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Dominique Poulin


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Message Publié : 09 Oct 2003 15:56 
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Plutarque
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Citer :
la rivalité entre les Guelfes et les Gibelins (et Roméo et Juliette verrons leurs amours sacrifiés en raison de leurs appartenances respectives aux Capulet et aux Montaigu...).


Ainsi, les deux familles se détestent car l'une est guelfe et l'autre gibeline?
Si c'est bien ce que vous vouliez dire, je l'ignorais, mais je suis content d'apprendre. :wink:
Tonio.

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"La République? Elle est perdue : les brigands triomphent!"
Robespierre.


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Message Publié : 09 Oct 2003 16:01 
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Attention ! on parle du frère de Louis XIV, ou on parle d'autre chose ! mais à ce train là, le sujet va dévier, donc prudence.

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Dominique Poulin


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Message Publié : 09 Oct 2003 22:12 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 12 Juil 2003 17:54
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Voici Monsieur, frère du Roi:

Image

Malgré ses airs efféminés, Philippe ne manquait pas de courage et le prouva au feu lors de la campagne de Flandres (1672). Il s'exposa beaucoup, partagea la vie de camp des soldats et battit les Anglais.
Il fut acclamé par l'armée.

Louis XIV vint illico sur place et fut mortifié d'entendre le peuple et les soldats crier : "Vive le Roi et Monsieur, qui a gagné la bataille !"

Le Soleil ne supportait pas qu'on lui fît de l'ombre : malgré les demandes de son frère, jamais plus il ne lui accorda de commandements militaires. Philippe fut cantonné dans une vie oisive à Versailles et Saint-Cloud. :(

Mais, un prince français, qu'il fût gay ou non, se devait de procréer. On maria donc Philippe à Henriette d'Angleterre, soeur du très catholique Charles II. Henriette est belle, capricieuse et ne supporte guère le favori de Monsieur, le comte de Guiche. Monsieur et Madame ne cessent de se quereller à ce propos. Henriette meurt en 1670, brutalement. On parla même d'empoisonnement. C'est pour elle que Bossuet écrivit le célèbre passage : "Madame se meurt, Madame est morte !" :wink:

Henriette à peine "froide", on cherche à remarier Philippe et on lui trouve, Charlotte-Elisabeth de Bavière (27 Mai 1652-8 Décembre 1722), Princesse Palatine.

Image

Jamais couple ne fut plus mal assorti : Monsieur est très "Fashion Victim", couvert de rubans, poudré, maquillé, les doigts recouverts de pierreries, les habits de même, un langage châtié...etc.
Madame est une bonne Allemande, un peu hommasse, laide, qui ne se plaît qu'à la chasse et en tenue de chasse, chique son tabac, dit ses 4 vérités au Soleil son beau-frère...etc, bref une sorte de Madame Sans-Gêne de la Cour louisquatorzienne. :wink:

Philippe, en la voyant pour la première fois, s'écrie : "Oh ! Comment pourrai-je coucher avec elle ?!"

Rassurez-vous, il y parviendra puisque "Liselotte" lui donnera le futur Régent. Et pour cette grande oeuvre, le frère du Soleil avait une méthode infaillible, que son épouse, infatiguable épistolière, a narré à l'une de ses amies allemandes. Laissons-lui la parole :

"Monsieur a toujours paru dévot. Il m'a fait rire une fois de bon coeur.
Il apportait toujours au lit un chapelet d'où pendait une quantité de médailles et qui lui servait à faire ses prières avant de s'endormir.
Quand cela était fini, j'entendais un gros fracas causé par les médailles, comme s'il les promenait sous les couvertures. Je lui dis :

-Dieu me pardonne, mais je soupçonne que vous faites promener vos reliques dans un pays qui leur est inconnu.

Monsieur répondit :

-Taisez-vous, dormez; vous ne savez pas ce que vous dites.

Une nuit, je me levai tout doucement, je plaçai la lumière de manière à éclairer le lit et, au moment où il promenait ses médailles sous la couverture, je le saisis par le bras et lui dis en riant :

-Pour le coup, vous ne sauriez plus le nier.

Monsieur se mit aussitôt à rire et dit :

-Vous qui avez été huguenote, vous ne savez pas le pouvoir des reliques et des images de la Vierge. Elles garantissent de tout mal les parties qu'on en frotte.

Je lui répondis :

-Je vous demande pardon, Monsieur, mais vous ne me persuaderez pas que c'est honorer la Vierge que de promener son image sur les parties destinées à ôter la virginité.

Monsieur ne put s'empêcher de rire et dit :

-Je vous en prie, ne le dites à personne."

On remerciera Liselotte de ne pas avoir tenu sa promesse et d'avoir livré à la postérité cette tranche de vie versaillaise. :wink:

Voici Liselotte, en 1715, par Rigaud (cliquez pour agrandir la vignette. :wink: ) :

Image


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Message Publié : 10 Oct 2003 0:46 
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Grégoire de Tours
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Un prince homosexuel et qui aura quand même réussi l'exploit d'être l'ascendant de quasiment toutes les maisons royales, des prétendants d'Orléans à la maison de Habsbourg, aux Bourbon-Parme, Portugal... et même des Napoléon (les mystères des arbres généalogiques...).

Pour éviter un nouveau Gaston d'Orléans et ses multiples complots, Mazarin décida en effet de "dissiper" cette nouvelle branche cadette. Et ce par l'entremise d'un futur abbé que l'on forçait à s'habiller en fille lors de ses rencontres avec Monsieur (que l'on habillait également en femme...).

Après être passé par les bras de Mancini, Philippe d'Orléans ("la plus belle créature du Royaume" comme on disait alors...) était arrivé au terme de la transformation que d'autres avaient décidé pour lui... Mais vous avez raison de souligner sa bravoure et son courage (campagne de Flandres, Cassel...)
Merci également des "précisions" sur les confidences "d'oreillers" de sa deuxième femme la Palatine: je ne connaissais pas tous les détails de l'anecdote...!


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Message Publié : 10 Oct 2003 16:54 
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Comme l'écrit Philippe Erlanger, Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV fut "sacrifié et broyé pour raison d'Etat". Le mauvais exemple des frères précédents des rois de France ne devait plus se reproduire.
Propos hors charte du forum. Mais le fils cadet de Louis XIII et d'Anne d'Autriche était peut-etre aussi enclin à cette tendance dés les premières années de sa vie. Mazarin et la reine mère n'ont faient qu'exploiter le plus possible une situation pour faire du prince une marionnette.

Louis XIV ne pouvait rien faire contre son frère, bien qu'il avait en horreur l'homosexualité. Et puis les vices de son frère lui rendaient la plus grand service : il le confina effectivement dans une vie oisive et luxueuse, ce que Monsieur aprés tout ne refusa pas, bien au contraire. Pourtant Philippe d'Orléans était aussi intelligent que Louis XIV et Monsieur aurait aimé etre associé aux affaires de la monarchie, il ne reçut jamais aucune responsabilité si ce n'est un commandement à l'armée. De ce commandement à l'armée, Monsieur remporta la bataille de Cassel en 1677, Louis XIV en prit ombrage et Philippe ne revint jamais sur un terrain militaire.
Et oui, malgré ces manières mièvres, Philippe possédait un évident courage à la guerre n'hésitant pas à s'exposer au feu des boulets et des canons, ce que ne fera jamais son auguste frère !

L'instinct dynastique, comme chez tous les princes de ce temps était trés dévellopé chez Monsieur. Il avait la passion du cérémonial et des préséances d'ailleurs. Il fit plusieurs enfants à ses femmes successives, Henriette d'Angleterre et Charlotte-Elisabeth de Bavière. La première était certes charmante et pleine d'esprit, mais intriguante et de santé fragile. Louis XIV lui conta un peu fleurette, on ne sait jusqu'ou allèrent leurs relations...La deuxième femme de Philippe était tout l'opposé de Monsieur : masculine, hommasse, sportive...mais bonne et epistolière intarissable. Souvenez-vous les "Lettres" de la Princesse Palatine !

Philippe n'hésitait pas quand il le fallait à tenir tete à son frère. La dernière entrevue entre les deux frères fut terrible, Philippe repprochant au roi le fait de refuser tout gouvernement ou commandement à l'armée à son fils (le futur Régent, un prince trés capable) . Louis XIV critiqua aussi la vie dissipée et débauchée de Monsieur et de son fils. A ce moment Philippe s'emporta pour de bon en rappellant au roi que dans sa jeunesse ce dernier n'hésitait pas à se promener avec la reine et ses deux maitresses et en soulignant que les paysans qui saluaient au passage du carosse royal se demandaient s'ils n'avaient pas vus trois reines !!!

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Dominique Poulin


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Message Publié : 11 Oct 2003 16:49 
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Crillon, l'abbé dont vous parlez et qui a dissipé Philippe, n'est autre que l'abbé de Choisy. Bien d'autres noms suivirent : le premier dont vous parlez est Philippe Mancini, puis vinrent le comte de Guiche, le marquis d'Effiat, le chevalier de Lorraine, La Carte...et sans doute bien d'autres personnages de la cour dont l'histoire n'a pas retenu le nom.

A soixante ans passés, Monsieur lorgnait les jeunes domestiques, et oui la jeunesse...! Sa femme, la Princesse Palatine ne s'offusquait pas des moeurs de son mari. Seulement le frère de Louis XIV engloutissait des sommes énormes pour satisfaire l'avidité de ses favoris, il ira jusqu'à vendre l'argenterie de sa femme, au grand désappointement de la princesse bavaroise.

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Dominique Poulin


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Message Publié : 12 Oct 2003 7:54 
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Eginhard
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Dominique Poulin a écrit :
Salmanazar, c'était un risque à prendre, je ne sais pas si la reine Anne d'Autriche s'est posée la question, mais le fait est que les frères précédents des rois de France avaient causés bien des difficultés aux rois de France en question.

Ainsi pour ne citer que quelques uns, les frères de Henri III et de Louis XIII, respectivement les ducs François de Valois, duc d'Alençon et Gaston de Bourbon, duc d'Orléans ont crées de grandes difficultés pour la paix et la sécurité du royaume. Ces cadets de la Maison de France étaient jaloux de leur frère, le roi, ils réclamaient sans cesse de nouveaux gouvernements de provinces, des pensions toujours plus élevées...etc. Mais ce n'est pas le plus important de ce problème de fond : la France du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle nest pas encore sortie de sa scructure féodale, il en va ainsi de la noblesse, la haute et la petite et des premieres tetes du royaume ou figurent les princes du sang. L'unification et la centralisation de la France en monarchie de droit divin est en marche à cette époque, c'st certain mais il reste encore des progrès à faire. Louis XIII et le cardinal de Richelieu n'iront pas de main morte, plusieurs grands nobles passeront sous la hache du bourreau, tel le duc de Montmorency. Ces gens là continuent à comploter.

Le frère de Louis XIV paya donc pour les autres. Néamoins, il avait de grandes difficultés, il était intelligent, passionné d'art et bon capitaine : il contribua à la victoire de la bataille de Cassel ce que le Roi-Soleil ne lui pardonna jamais car c'était mettre un écran de fumée derrière la gloire du Grand Roi...


Aux vus de vos explications,Dominique, et des précédents que vous m'avez cité,je comprends un peu mieux en effet les motivations de Richelieu et de Louis XIII.

Pour revenir au prince Philippe, j'avoue que quand j'entend cité les actes de bravoure,ainsi que l'intelligence du frère de Louis XIV,dans certains des autres messages,je ne puis m'empêcher de me dire, que même si Louis XIV serait mort entre-temps,il semble que son frère aurait toute aussi bien pu être un grand roi.


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Message Publié : 13 Oct 2003 18:11 
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Eginhard
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Salmanazar, Monseur, frère du roi ne manquait pas de qualités, c'est certain. Toutefois, son éducation et son instruction fut moins pousée que celle de son frère (bien que Louis XIV ait déploré son instriction incomplète). Aussi, Philippe d'Orléans est devenu assez paresseux car uniquement préoccupé de ses plaisirs. Donc, on ne peut pas trop savoir : est-ce que Philippe aurait été un grand roi au cas ou son frère aurait décédé jeune ou sans dauphin, c'est difficile de le savoir. Je n'ai pas la réponse ou des éléments assez probants pour faire pencher la balance. Mais peut-etre que quelqu'un a quelque chose à rajouter ?

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Dominique Poulin


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