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 Sujet du message : Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 25 Nov 2014 23:22 
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Jean Mabillon
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Napoléon était issu d'une famille nombreuse (4 frères et 3 sœurs) pourtant il n'avait guère d'oncles ni de cousins ...ce qui est étonnant pour un Corse !

J'ai trouve un cousin éloigné arrighi de Casanova titré duc de Padoue et un demi oncle, Fesch.

Connaissez vous d'autres parents de l'empereur des Français ? Et si non comment expliquer cette pauvreté généalogique ?


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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 26 Nov 2014 17:27 
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Marc Bloch
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Si je ne m’abuse, Napoléon n’avait pas de cousins germains paternels ou maternels. On peut quand même s’attarder à sa tante paternelle Maria Geltruda. Celle-ci mourut sans descendance. Elle s’était cependant mariée à Niccolo Luigi Paravicini. Ce dernier eut d’un second lit une petite Maria-Antonia. Napoléon se souvint d’elle (en la nommant « cousine ») dans son testament et souhaita qu’elle soit mariée à Drouot (chose impossible puisqu’elle s’était mariée en 1817).

Question cousin, il faut donc aller chercher plus loin.
Du côté du père, la grand-tante de l’Empereur, Isabella, unie à Lodovico Antonio d’Ornano, donna naissance à treize enfants parmi lesquels on peut citer Michel-Ange, député puis consul de France en Sardaigne et au Maroc, et Philippe-Antoine, général et futur maréchal.
Du côté de sa mère, on peut comme vous l’avez fait citer les frères Arrighi de Casanova (leur mère était cousine germaine de Laetizia par la mère de cette dernière). Parmi ceux-ci, le plus célèbre est Jean-Toussaint, général et duc de Padoue. On peut ajouter Antoine, aide de camp de Leclerc, qui mourut de la fièvre jaune à Saint-Domingue et Ambroise, sous-lieutenant, qui tomba au feu à Vimeiro.

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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 04 Déc 2014 21:39 
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Jean Mabillon
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Philippe Antoine d'Ornano, né le 17 janvier 1784 à Ajaccio, mort le 13 octobre 1863 à Paris, est un militaire et homme politique français, maréchal de France. Fils de Lodovico Antonio Ornano et d'Isabella Maria Buonaparte, il était cousin de Napoléon Ier.


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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 04 Déc 2014 22:30 
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Jean Mabillon
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Il semble que Napoléon ait eu trois tantes : Maria Geltruda , Isabella Maria et Marianna
Et un oncle :Sebastiano Buonaparte.

Tous inconnus car morts trop tôt ?


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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 05 Déc 2014 19:48 
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Marc Bloch
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Aigle a écrit :
Il semble que Napoléon ait eu trois tantes : Maria Geltruda , Isabella Maria et Marianna
Et un oncle :Sebastiano Buonaparte.

Tous inconnus car morts trop tôt ?


De ses oncles et tantes paternels, Napoléon ne connut que Maria Geltruda ; sa tante Marianna étant morte en bas-âge et son oncle Sebastiano ayant disparu à l’âge de 17 ans, neuf ans avant la naissance de Napoléon.
Maria Gertruda fut marraine de Napoléon et laissa de profonds souvenirs à Joseph qui dans ses Mémoires écrit qu’elle fut pour les enfants Bonaparte « une seconde mère ». Elle disparut en 1792 ou 1793.
« Zia » Gertruda amène bien évidemment à parler de son mari Niccolo Luiggi Paravicini. Oncle par alliance de Napoléon, il était déjà lié à la famille Bonaparte. La tante paternelle de Niccolo (Maria Saveria Paravicini) était en effet l’épouse du grand-père paternel de Napoléon (Giuseppe Maria Buonaparte) ; Gertruda et Niccolo étaient donc cousins. "Zio Nicolino" fut le parrain de Jérôme. Ancien vice-consul, il fut sous l’Empire membre du conseil municipal d’Ajaccio et du collège électoral.

De ses oncle et tante maternelles, Napoléon ne connut que le célèbre cardinal Joseph Fesh (demi-frère de Laetizia) ; la demi-sœur de sa mère (Paola Brigida Fesh) étant morte en bas-âge en 1765.

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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 06 Déc 2014 11:10 
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Marc Bloch
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Quelques précisions sur les grands-parents de Napoléon :

Si son grand-père maternel Giovan Geronimo Ramolino était mort en 1755, Napoléon connut sa grand-mère maternelle, Angela Maria Pietrasanta. Il rapporta cette anecdote à son sujet (Marchand, Mémoires) :
« Ma grand-mère était fort âgée et courbée, elle me faisait, ainsi qu'à Pauline, l'effet d'une vieille fée ; elle marchait avec une canne, et sa tendresse pour nous la portait toujours à nous apporter des bonbons, ce qui n'empêchait pas Pauline et moi de la suivre par derrière en la contrefaisant. Par malheur, elle s'en aperçut et s'en plaignit à Madame, en lui disant qu'on nous élevait sans respect pour les grands-parents. Madame, bien qu'elle nous aimât beaucoup, ne plaisantait pas et je vis dans ses yeux que mon affaire n'était pas bonne. Pauline ne tarda pas à recevoir la sienne, parce que des jupons sont plus faciles à relever qu'une culotte à déboutonner. Le soir, elle essaya sur moi, mais en vain; je crus en être quitte. Le lendemain, elle me repoussa, lorsque je fus pour l'embrasser, enfin je n'y pensais plus, lorsque dans la journée, Madame me dit : « Napoléon, tu es invité à dîner chez le gouverneur, va t'habiller ! » Je monte bien satisfait d'aller dîner avec les officiers et je ne fus pas long à me déshabiller. Mais Madame était le chat guettant la souris; elle entre subitement, ferme la porte sur elle; je m'aperçus du piège où j'étais tombé, mais il était trop tard pour y remédier, il me fallut subir la fessée. »
Angela Maria vécut jusque vers 1790. Elle s’était remariée en 1757. Ce beau-grand-père, François Fesh, mourut alors que Napoléon n’avait que six ans.

Le grand-père paternel Giuseppe Maria Buonaparte trouva la mort six ans avant la naissance de Napoléon. Pour ce qui est de l’épouse de ce dernier. Maria Saveria Paravicini, un doute existe sur le fait que le jeune Napoléon ait pu la connaître. La Correspondance générale nouvellement publiée par la Fondation Napoléon la fait trouver la mort en 1749 ou 1750. Or une telle date entre en contradiction avec la petite autobiographie de la dame d’honneur Rosa Mellini « Souvenirs de Madame Mère, dictés par elle-même, dans les derniers temps de sa vie » :
« Ma belle-mère et mon mari étaient si indulgents à leur égard, qu'au moindre cri, à la moindre réprimande, [mes enfants] accouraient à leur aide, en leur faisant mille caresses.
[…]
Ma belle-mère était si bonne que, toutes les fois que je relevais de couches, elle se faisait une obligation d'entendre une messe de plus, de sorte qu'elle en arriva au point d'entendre neuf messes par jour!»

Certains auteurs ajoutent que Napoléon fait référence à sa grand-mère dans la lettre écrite à son père le 12 ou 13 septembre 1784, par l’expression « Minana Zaveria ». Les auteurs de la Correspondance générale indiquent que si en Corse le terme « Minana » veut bien dire « grand-mère », ils ajoutent qu’il doit être seulement compris ici comme un terme affectueux (ce qui est pertinent puisque dans la suite de la lettre une certaine Franscesca est surnommée de la même manière), la dite « Zaveria » restant pour eux un personnage non identifié.
En ce cas, il pourrait s’agir de la servante Saveria à qui l’Empereur accorda en 1813 une pension de 1200 francs. Ledit décret indique qu’elle éleva tous les enfants de Laetizia. On retrouve également cette servante dans les Mémoires de la duchesse d’Abrantès à qui elle conta quelques anecdotes sur la jeunesse corse de Napoléon.
Un point cependant me gêne. Dans la lettre de septembre 1784, Napoléon demande à son père de présenter ses respects à sa tante Gertruda et à son oncle Niccolo, et ce, suite à ladite Zaveria. Il est quand même cocasse que Napoléon fasse passer la sœur et le beau-frère de son père après la servante. Ceci se reproduit dans la lettre du 28 mars 1785 adressée à sa mère où la servante Saveria (s’il s’agit bien d’elle) passe, dans l’ordre des respects, avant la grand-mère maternelle.
A creuser…

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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 06 Déc 2014 19:41 
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Marc Bloch
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Napoléon n’a pas connu ses deux grands-pères, mais à sa naissance existaient encore deux de ses quatre arrière-grands-pères : Giovan Agostino Ramolino et Giuseppe Maria Pietrasanta.

Le premier était le grand-père paternel de Laetizia. Napoléon n’était âgé que de 8 ans quand il décéda. L’Empereur ne semble pas avoir évoqué une seule fois cet aïeul qui fut d’ailleurs en procès avec Carlo-Maria qui demandait (et obtint) une augmentation de la dot de Laetizia. De son premier mariage (il se remaria avec Teresa Ricci ; Napoléon avait 6 ans à la mort de sa belle-arrière-grand-mère), trois fils (et donc grands-oncles de Napoléon) étaient encore vivants en 1769 : Padouo-Antonio, Francesco-Maria et Bernardino. Ce dernier mourut quelques semaines seulement après la naissance de Napoléon. Il avait un fils : Andréa Ramolino. Ce cousin germain de Laetizia reçut en donation la maison Bonaparte le 23 mars 1805, fut fait comte d’Empire le 11 juin 1815 et devint député de la Corse en 1819. Il avait épousé en 1787 Maria-Madalena Baciocchi, sœur de Felice-Pasquale, futur époux d’Elisa.

Le second était le grand-père maternel de Laetizia. Napoléon était âgé de 4 ans quand il décéda. Outre bien sûr Angela Maria, la mère de Laetizia, on peut citer, parmi les enfants de Giuseppe Maria, Marianna, la future grand-mère des frères Arrighi de Casanova dont j’ai parlé dans un post plus haut.

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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 10 Déc 2014 21:32 
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Parmi les membres de la famille ayant compté pour le jeune Napoléon, il faut évoquer le grand-oncle paternel Luciano Buonparte. Archidiacre de la cathédrale Ajaccio, Luciano était âgé de 51 ans à la naissance de Napoléon. A cette date, il était le chef de famille depuis deux ans. Napoléon s’en souvint en ces termes à Sainte-Hélène :

« L'Empereur revenait souvent sur ce vieil oncle qui lui avait servi de second père, et qui était demeuré longtemps le chef de la famille. Il était archidiacre d'Ajaccio, l'une des premières dignités de l'île. Ses soins et ses économies avaient rétabli les affaires de la famille, que les dépenses et le luxe de Charles avaient fort dérangées. Le vieil archidiacre jouissait d'une grande vénération et d'une véritable autorité morale dans le canton. Il n'était point de querelle que les paysans et les bergers ne t vinssent soumettre à sa décision, et il les renvoyait avec ses jugements et ses bénédictions. »
(Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène)

« Les pertes, les privations, les fatigues, [Laetizia] supportait tout, bravait tout, c'était une tête d'homme sur un corps de femme. Il n'en était pas ainsi de l'archidiacre, il regrettait ses chèvres, les Génois, tout ce qu'il n'avait plus. C'était du reste le meilleur des hommes. Bon, généreux, éclairé, il lui servit plus tard de père, et rétablit les affaires de la maison. Sain de tête, mais obligé de garder le lit, il ne laissait échapper aucun abus. Il connaissait la force, le nombre des pièces de bétail, faisait abattre l'une, vendre, conserver l'autre; chaque berger avait son lot, ses instructions. Les moulins, la cave, les vignobles étaient soumis à la même surveillance. L'ordre, l'abondance régnaient partout: notre situation n'avait jamais été plus prospère. Le bon homme était riche, mais n'aimait pas à se dessaisir. Il tenait surtout à nous persuader qu'il ne faisait pas d'économies. Lui demandais-je de l'argent ? «Tu sais bien, me disait-il, que je n'en ai pas, que les expéditions de ton père ne m'ont rien laissé.» En même temps il m'autorisait à vendre une tête de bétail, une pièce de vin, c'était tout comme: mais nous avions aperçu un sac, nous étions piqués de l'entendre prêcher misère avec des pièces d'or dans ses draps. Nous résolûmes de le mystifier. Pauline était toute jeune, nous lui fîmes la leçon; elle tira le sac, les doublons roulèrent, couvrirent tout. Nous riions aux éclats; le bon homme étouffait de colère et de confusion. Maman accourut, gronda, ramassa les espèces, et l'archidiacre de protester que c'était de l'argent qui n'était pas à lui. Nous savions à quoi nous en tenir à cet égard, nous n'eûmes garde de le contredire. Il tomba malade quelque temps après, et fut bientôt à toute extrémité. Nous étions rangés autour de son lit. Nous déplorions la perte que nous allions faire, lorsque Fesch se prit d'un saint zèle et voulut lui débiter les homélies d'usage. L'agonisant l'interrompit, Fesch n'en tint compte, le vieillard s'impatienta : « Eh, laissez donc ! je n'ai plus que quelques moments à vivre, je veux les consacrer à ma famille.» Il nous fit approcher, nous donna des avis, des conseils. « Tu es l'aîné de la famille, dit-il à Joseph, mais Napoléon en est le chef; aie soin de t'en souvenir.» et il expira au milieu des sanglots, des larmes que ce triste spectacle nous arrachait.»
(Antommarchi, Les derniers moments de Napoléon)

L’Empereur avait pareillement conté l’agonie de Luciano à Las Cases (Mémorial de Sainte-Hélène) :
« Plus tard, le vieil oncle Lucien, au lit de mort, entouré d'eux tous, disait à Joseph: "Tu es l'aîné de la famille; mais en voilà le chef," montrant Napoléon, "ne l'oublie jamais."
C'était, disait gaiement l'Empereur, un vrai déshéritage : la scène de Jacob et d'Esaü. »



Joseph, suite à la lecture de ce passage, écrivit cette lettre à sa mère le 1er août 1824 :
« J'ai reçu les huit volumes de votre ouvrage; je le connaissais déjà en partie-, je regrette de ne l'avoir pas connu en manuscrit; il y a quelques faits qui me sont personnels, que j'aurais pu rectifier; des témoins qui existent encore auraient pu joindre leur témoignage au mien. Ma mère, le cardinal Fesch, qui étaient, ainsi que la plupart de mes frères et sœurs, présents aux derniers moments de notre grand-oncle, auraient pu vous dire, pour l'intérêt de la vérité, qu'en prophétisant que Napoléon (qui n'était alors que simple lieutenant d'artillerie) serait un grand homme, un nomone, avait dit auparavant, en m'adressant la parole : « Je meurs content, puisque j'ai assez vécu pour voir l'aîné des enfants de mon neveu, non seulement en état de me remplacer comme chef de notre famille, mais que je le vois encore à la tête de l'administration de notre pays. »

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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 22 Fév 2018 10:29 
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Jean Mabillon
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Inscription : 10 Fév 2014 7:38
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Drouet Cyril a écrit :
Du côté du père, la grand-tante de l’Empereur, Isabella, unie à Lodovico Antonio d’Ornano, donna naissance à treize enfants parmi lesquels on peut citer Michel-Ange, député puis consul de France en Sardaigne et au Maroc, et Philippe-Antoine, général et futur maréchal.
.


Je réagis très tardivement pour remercier et féliciter Cyril de ses réponses.

Je suis interpelé par ce Michel-Ange : comment et pourquoi a-t-il effectué une carrière aussi médiocre (député puis consul)? Etait il idiot ? ou bien opposant larvé à la dictature impériale de son cousin ? ou bien exerçait il à Tanger une mission secrète de la plus haute importance ?

Je ne trouve rien sur lui sauf une notice laconique sur wikipédia !


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 Sujet du message : Re: Les cousins de Napoléon ?
Message Publié : 25 Fév 2018 21:41 
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Jean Mabillon
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Inscription : 07 Sep 2008 15:55
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Vous trouverez, cher Jérôme, quel quelques éléments de réponse dans cet article de Thierry Lentz :

https://www.cairn.info/revue-napoleonic ... age-28.htm

Un extrait relatif à votre Michel Ange

" Les relations franco-marocaines, déjà au point mort, ... se gâtèrent même franchement dans les années suivantes, après la nomination d’un commissaire général puis consul général à Tanger, en la personne d’un parent de Napoléon, Michel-Ange d’Ornano (1771-1859), ancien commissaire des relations commerciales en Sardaigne . Cet ancien officier était rigide, imbu de lui-même, dispositions naturelles qui ne furent guère contrariées par le ton de ses instructions . Celles-ci lui prescrivaient notamment de se présenter au sultan sans lui faire les cadeaux d’usage.

... Cette frugalité ne devait pas empêcher d’Ornano d’assurer le roi « des dispositions sincères et amicales [de l’empereur] et de son désir de les maintenir et de resserrer l’union et la bonne intelligence » entre les deux empires.

Pour le reste, ses instructions étaient de faire preuve de la fermeté qui seyait à un grand et puissant empire européen. Dès son arrivée, d’Ornano devait s’occuper des conséquences de la réunion de la Ligurie à la France, obtenir que le pavillon français soit traité de la même façon que celui de Gênes. Il devait obtenir sans délai la libération des esclaves génois qui pourraient se trouver sur le territoire du « Roy du Maroc » pour n’en laisser « aucun en captivité ». Ils devaient être peu nombreux, compte tenu de la politique anti-esclavagiste du pays.

D’Ornano devait encore informer le Makhzen des suites données à deux réclamations faites par des sujets du sultan à l’occasion de la capture de navires anglais par des corsaires français. La première concernait la saisie de 12 000 piastres et de quelques marchandises que des Maures de Tétouan revendiquaient. La seconde touchait à la confiscation de la cargaison de deux navires anglais pris à leur sortie de Tétouan. Le conseil des prises avait rejeté les deux demandes au motif qu’aucune pièce ne prouvait la propriété des plaignants marocains . S’il était interrogé sur ces affaires, l’envoyé de l’empereur devait répondre que les deux réclamations « [avaient] été examinées avec la plus grande attention mais qu’aucune pièce de bord n’ayant constaté la propriété des Marocains, il [n’était] pas au pouvoir du gouvernement d’arrêter le cours de la justice et qu’il n’y [avait] pas à revenir sur des jugements rendus d’après les lois établies et reçues par toutes les puissances maritimes de l’Europe ».

Outre ces tâches diplomatiques, le commissaire général devait entretenir une correspondance « active » avec le ministère des Relations extérieures, notamment sur le trafic maritime dans le détroit de Gibraltar. C’est ainsi que les consuls participaient au réseau d’espionnage entretenu par la France. En fin, comme tous les agents consulaires, il était invité à veiller avec soin à la protection des citoyens et commerçants français dans le pays ."


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