Prince de Condé a écrit:
Bonjour, voici quelques infos que j'ai pu glané à ce sujet :
En 1760, après avoir perdu sa femme ( Charlotte de Rohan-Soubise), le prince était si triste que sa santé en avait été altérée. Il alla alors prendre les eaux à Plombières et rencontra Marie-Catherine de Brignoles, princesse de Monaco. Cette dernière tomba sous le charme du prince. Seulement, Marie-Catherine était mariée. Son mari, lui, ne se doutait de rien et se trouvait même flatté d'être si souvent convié à Chantilly. Ce dernier ne s'en aperçut que quand il reçu une grande quantité de lettres anonymes. Il devient alors odieux, à Chantilly, il interdisait à son épouse de danser, se promener, la contraignait, losqu'il allait souper, à s'enfermer dès neuf heures dans sa chambre, y entrait par surprise plusieurs fois dans la nuit, pour s'assurer qu'elle était effectivement couchée.
La princesse fut tout d'abord patiente, et se sentant coupable elle se montra prête à toutes les concessions, mais rien n'y fait et cette dernière devient elle aussi "fâchée".
Pour se venger de cette liaison, prend une maîtresse, une actrice de la comédie-italienne. Pour qu'il soit sur que sa femme soit au courant, il interpella, en pleine représentation, le comédien partenaire de sa maîtresse et comme nous le rapporte le comte de Ségur "lui défendit d'approcher d'aussi près, même sur les planches et dans la pièce, la femme dont il se proclamait le seul seigneur et maître. Je vous laisse imaginer le scandale, le rideau fut baissé et le prince dut fuir sous les huées des spectateurs. La princesse va elle aussi se griser dans des plaisirs frivoles en réponse de cet affront. C'est un incident dont nous parle à nouveau le comte de Ségur qui va finir par tout briser.
A la fin d'un souper chez madame de Beuvron, la princesse et le comte de Thiard pénètrent ensemble dans un boudoir isolé, au bout de l'appartement. Un petit meuble élégant, propre à celer des billets doux, tente leur curiosité. Indiscrètement ils cherchent alors à l'ouvrir, la clef dont ils se servent se brise dans la serrure. Ils cherchent alors à réparer les dégâts tant bien que mal quand un valet les surprend, ils ne peuvent alors rien faire d'autre que de se dénoncer à la maîtresse de maison :
"Ah! princesse, s'exclame madame de Beuvron, cela est-il possible? Il faut que vous le disiez pour que cela puisse se croire!
L'histoire fit le tour de Paris. Le prince de Monaco entra alors dans une effroyable colère bat sa femme et la séquestre. Cette dernière tombe alors malade et cela inquiète même la famille du prince. Le comte de Valentinois frère du prince lui dit alors :
"Vous la menez au tombeau !
Tant mieux! j'en serai plus tôt quitte", lui répondit le prince.
La princesse s'enfuit alors et se réfugie au couvent de la visitation. Condé est alors très heureux de la savoir en sécurité mais triste d'être séparé d'elle. La princesse, sur les instances de sa mère, accepte de revenir au domicile conjugal mais est atterré quand celui-ci annonce son désir de rentrer à Monaco et de sa voir ainsi séquestré, elle s'enfuit à nouveau mais cette fois ne revient pas. Elle abandonne ses enfants et se réfugie au couvent de Bellechasse. Le 31 décembre 1770 les magistrats donnent raison à la princesse (le prince de Condé y est sûrement pour quelque chose) et est séparé de son mari. La colère de son mari est alors indescriptible et se met à la haïr.
Marie-catherine peut alors tranquillement vivre avec son cher Condé, elle fait construire un hôtel près du palais bourbon pour être plus près. A Chantilly, elle passe ses journées avec lui. L'un ne peut se passer de l'autre. Malheureusement pour elle, Condé aime aussi les maîtresses et elle lui en veut à chaque fois.
Sous la Révolution, en 1795, Marie-catherine demanda d'épouser Condé, c'est seulement en 1808 après avoir longuement réfléchit que le prince accepte. Marie-Catherine a alors 70 ans et Condé 72. Avec le consentement de Louis XVIII ils se marient à minuit, le jour de Noël dans la chapelle de Wanstead. elle ne resta princesse que très peu de temps puisqu'elle mourut en 1813, on l'enverra à Wimbledon ou elle se trouve toujours.
pour finir voici la phrase prononcé par le prince à son fils :
" Tout est perdu pour moi et l'abondance de mes larmes ne me permet plus que de les verser dans le sein de mon fils".
(désolé d'avoir un peu débordé du sujet mais je ne voyait pas comment faire d'autre pour parler correctement de la liaison).
Cantin a écrit:
Merci vivement...
Cantin a écrit:
Il me semble qu'ils se sont mariés en 1798 non...?!?
Auriez vous plus d'informations sur le domaine que le Prince de Condé avait offert à la Princesse de Monaco et qui je crois devait se trouver a une distance raisonnable du Château de Chantilly...??? on le disait splendide, mais on en admirait essentiellement le parc... Auriez vous des gravures ou des tableaux, et surtout en reste t'il quelque chose ???
A ma connaissance, il n'existe aucune biographie de cette princesse. En connaîtriez vous une ou une du Prince de Condé ???
Merci encore
Cantin a écrit:
En tout cas, je ne suis pas certain de que notre princesse de Monaco possédait une très belle âme.
Elle fut, a en croire les Mémoires de la Baronne d'Oberkich, amie proche de Louise Bathilde de Bourbon Orléans, Duchesse de Bourbon, responsable au sein de la famille du Prince de Condé, de quelques mésententes.
En effet, tout le monde connaît la brouille qui sépara le Duc et la Duchesse de Bourbon. Alors que cette union avait très bien commencé, le Duc pris pour maîtresse une dame de sa femme, une nommée Madame de Canilhac, auparavant maîtresse du Comte d'Artois.
La Duchesse de Bourbon, doublement trahie fit plusieurs scènes à son époux.
Au lieu de tout faire pour arranger les choses, la Princesse de Monaco engagea le Duc de Bourbon a écrire a sa femme qu'elle lui ferait plaisir, ainsi qu'au prince de Condé, en n'assistant plus aux courses de Chantilly, quand ceux-ci s'y trouvaient.
Pas très sympa, la princesse....
Cantin a écrit:
Quant au fameux domaine, les mémoires de la Baronne d'Oberkich ( décidément que ferait on sans elle ), le mentionne dans une note :
" La liaison de la princesse de Monaco avec le Prince de Condé était publique ; elle régnait a Chantilly mais les enfants de Condé et sa belle-fille, Madame de Bourbon, supportaient mal la favorite qui fut peut être responsable de la brouille qui sépara le Duc de la Duchesse de Bourbon.
C'est alors que la princesse de Monaco se retira a Betz, "ni trop loin, ni trop près" de Chantilly. Le grand bâtisseur qu'était le prince de Condé s'intéressa au domaine de la princesse de Monaco et contribua beaucoup aux embellissements de Betz et de ses magnifiques jardins, typique par anglais selon le goût nouveau."
Prince de Condé a écrit:
Citation:
En tout cas, je ne suis pas certain de que notre princesse de Monaco possédait une très belle âme.
Vous avez raison, la princesse était même très agaçante. Les gens qui côtoyaient "souriaient" de son ton autoritaire. Ce qui devait être ma foi assez drôle c'était son utilisation abusive de citations morales.
Pour le domaine de Betz, j'avais déjà moi-même effleuré la question, je ne peux que vous renvoyez sur ce lien ou l'on trouve pas mal d'informations :
http://cesarigd.club.fr/parcsafabriques ... .htm#histo (Vous y trouverez de plus une gravure représentant vraisemblablement le château de la princesse de Monaco).