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Message Publié : 18 Juil 2016 11:03 
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Plutarque
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Bonjour,

Avons nous des témoignages sur le fonctionnement des plantations de cannes à sucre des Tascher de La Pagerie ?

Cordialement.


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Message Publié : 18 Juil 2016 12:05 
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Fustel de Coulanges
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Aux environs de la naissance de Joséphine, la plantation s’étendait sur 527 hectares et comptait 327 esclaves (à titre de comparaison, les plantations sucrières de l’île possédaient en moyenne 51 esclaves).

J’avais, sur un autre forum, relaté une triste histoire concernant la mère de l’Impératrice :
« Le 3 juin 1806, Rose-Claire Tascher de la Pagerie s’apprête à dîner. Convalescente, les suites de l’extirpation d’un squirre au visage la maintiennent dans son appartement sis au palais du gouverneur de la Martinique, à Fort de France.
Emilie, une fille de couleur née aux Trois Ilets, apporte le repas. La mère de l’Impératrice porte à sa bouche une première cuillerée. L’impression est mauvaise. L’esclave avance que la nourriture a sans doute été mal lavée et que du sable doit souiller les légumes. La vieille dame n’en croit rien. Ce n’est point du sable qui crisse sous ses dents mais du verre pilé.
Le gouverneur, M. Villaret de Joyeuse, est immédiatement prévenu. L’enquête est rapide. Tous les soupçons se portent sur Emilie qui ne tarde pas à être arrêtée.

Le 7 au matin, cette dernière est amenée devant de tribunal spécial de l’île. Le chef d’escadron Mottet, commandant de la gendarmerie coloniale, procède à l’interrogatoire.
L’esclave nie toute implication, affirmant que le verre avait été pilé pour nettoyer la lame d’un couteau et que le vent l’avait ensuite semé sur l’assiette. La défense est grossière et ne trompe pas le tribunal. Face aux questions qui fusent, Emilie avoue son crime. La vengeance l’a guidée, elle voulait punir sa maîtresse de la haine que celle-ci lui vouait. Aux genoux de Mottet, elle implore le pardon.

De pardon, il n’y aura point.
Deux jours plus tard, le tribunal rend son jugement et « condamne ladite Emilie à être attachée par l’exécuteur de la haute justice sur un bûcher qui sera dressé dans le lieu le plus apparent de cette ville pour y être brûlée vive, son corps réduit en cendre et icelles semées au vent. »

Le lendemain, à sept heures et demi du matin, l’esclave Emilie mourrait, dévorée par les flammes de la justice des hommes. »



Une anecdote, bien moins tragique, contée par Hortense (Mémoires) lors de son séjour en Martinique (11 août 1788-14 septembre 1790) :
Nous étions établies sur l'habitation de ma grand'mère. Un jour, je jouais auprès d'une table sur laquelle ma grand'mère était occupée à compter de l'argent. Je la regardais et, quelquefois, quand une pièce tombait de ses mains, je courais pour la ramasser et la lui rapporter. Je lui vis faire une douzaine de petites piles de gros sous, qu'elle laissa ensuite sur une chaise, et quitter la chambre en emportant le reste de l'argent. J'ignore encore comment l'idée me vint qu'elle me donnait cet argent pour en disposer, mais je m'en convainquis tellement que je pris tous ces tas de sous dans ma robe, que je relevai pour en faire une poche, et je partis avec ce trésor, sans éprouver le plus petit remords, persuadée comme je l'étais qu'il m'appartenait bien légitimement. J'allai trouver un mulâtre, domestique de la maison, et je lui dis :
« Jean, voici beaucoup d'argent que ma grand'mère m'a donné pour les pauvres noirs. Menez-moi à leurs cabanes pour le leur porter. »
Il faisait une chaleur brûlante, car le soleil était dans toute sa force, mais j'étais si contente que je n'aurais pas voulu retarder d'un instant. Nous discutâmes avec Jean le meilleur moyen de satisfaire le plus de malheureux. J'allai dans toutes es cases des noirs, mon argent toujours dans ma robe retroussée, que je tenais d'une main ferme et que j'ouvrais seulement pour en tirer ce que Jean décidait que je devais donner. La nourrice de ma mère eut double portion.
Mon trésor étant épuisé, me voyant environnée de tous ces noirs, qui me baisaient les pieds et les mains, je revenais triomphante, fière et joyeuse de tant de bénédictions, lorsqu'en rentrant dans la maison, je la vis en émoi. Ma grand'mère cherchait son argent. On ne savait qui accuser de sa disparition et les pauvres serviteurs étaient tout tremblants de la crainte d'être soupçonnés. Comme un trait de lumière, la vérité se montra à moi et, avec désespoir, je me vis forcée de me croire coupable. Je m'en accusai sur-le-champ à ma grand'mère, mais que cela me coûta ! J'avais menti, j'avais volé et je me l'entendais reprocher !... Mon imagination avait tout fait, il est vrai. J'avais vu mettre des paquets de sous à part : c'était sans contredit pour les pauvres ; les laisser sur une chaise à ma portée, c'était me charger de leur distribution. Voilà ce que j'avais imaginé et, de cette fiction, j'avais fait une réalité. . L'humiliation que j'éprouvai de ce mécompte fut si vive, si profonde, qu'elle a dû influer sur mon caractère. Je me suis méfiée toute ma vie de mon imagination et je crois pouvoir affirmer que, même en riant, je n'ai jamais fait ni un mensonge, ni cherché à embellir même la vérité. »

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" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


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Message Publié : 18 Juil 2016 12:23 
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Plutarque
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Merci, ce sont de très intéressantes anecdotes !

Mais sur le fonctionnement économique de la plantation et les conditions de vie des esclaves sur ce site, nous n'avons visiblement pas grand chose ?


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Message Publié : 19 Juil 2016 11:06 
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Fustel de Coulanges
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Malicorne a écrit :
Mais sur le fonctionnement économique de la plantation et les conditions de vie des esclaves sur ce site, nous n'avons visiblement pas grand chose ?


Voici (j’ignore cependant quels documents s’appuient ces deux auteurs pour écrire les lignes ci-dessous) ce qu’en disent Wagener (L’impératrice Joséphine) et Branda (Joséphine, le paradoxe du cygne) :

« [Mme de la Pagerie] s’emploie à […] bien mener [son domaine]. Non seulement du point de vue économique, mais aussi du point de vue humain. On sait que les parents de Joséphine étaient, au regard de leurs esclaves, ce qu’on appelait alors « de bons planteurs » : ils les faisaient travailler, à l’extérieur (sur l’habitation) ou à l’intérieur (au service domestique) mais dans tous les cas, ils les surveillaient, les soignaient, les émancipaient quand ils le jugeaient bon, les mariaient et les connaissaient tous. Esclavage oui, jamais racisme. »

« Quelques documents nous laissent à penser que la main d’œuvre était employer « au mieux ». On tentait semble-t-il de préserver cet outil de travail avec une nourriture adaptée et des conditions de vie « acceptables ». Même si le rendement était primordial, l’habitation était néanmoins connue pour sa modération dans le traitement des esclaves. Avec 53 vieillards ou infirmes présents en 1751, on peut en déduire que la mortalité y était peut-être mois élevée qu’ailleurs. »

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Message Publié : 22 Juil 2016 16:23 
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Plutarque
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Merci bien !


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Message Publié : 22 Juil 2016 16:55 
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Grégoire de Tours
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anecdotes savoureuses mais il y avait encore des buchers à cette époque ?


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Message Publié : 23 Juil 2016 6:38 
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Fustel de Coulanges
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ALEXANDRE 1ER a écrit :
anecdotes savoureuses mais il y avait encore des buchers à cette époque ?


"Condamne ladite Emilie à être attachée par l'exécuteur de la haute Justice sur un bûcher qui sera dressé dans le lieu le plus apparent de cette ville [Fort de France] pour y être brûlée vive son corps réduit en cendres et icelles semées au vent.
[...]
Ordonne que l'exécution d'Emile aura lieu dans les vingt-quatre heures.
[...]
Exécuté a été le jugement ci-dessus après la prononciation qui en a été faite à l'accusée dix juin mil huit cent six sept heures et demi du matin."

(AN, C8A 112-106, f°210 ; Waguener, L'impératrice Joséphine)

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Message Publié : 23 Juil 2016 9:19 
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Polybe
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Et sait-on si les bûchers étaient répandus ou s'ils étaient plutôt le signe d'une punition exceptionnelle ?


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Message Publié : 23 Juil 2016 9:57 
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Pierre de L'Estoile
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En tout cas qu'elle horreur !


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Message Publié : 24 Juil 2016 7:59 
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Fustel de Coulanges
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Turulph a écrit :
Et sait-on si les bûchers étaient répandus ou s'ils étaient plutôt le signe d'une punition exceptionnelle ?


Je n’ai pas de statistiques sous la main, mais je pense que ce genre de supplice, pour la période qui nous intéresse ici, devait être exceptionnel.
Autre exemple :
Les 6 et 7 octobre 1802, une révolte éclata à Sainte-Anne, en Guadeloupe. Le 20 octobre suivant, un tribunal spécial était créé, à qui Lacrosse donnait les instructions suivantes :
« Comme les colonies doivent être régies par des lois spéciales, on ne peut, dans les circonstances extraordinaires où se trouve particulièrement la Guadeloupe, se dispenser de lui appliquer la rigueur de ce système et des principes qui la justifient.
Ainsi le genre de supplice à exercer contre les scélérats qui ont trempé dans le massacre de Sainte-Anne, doit offrir aux malintentionnés l'exemple le plus terrible.
Vous penserez donc comme moi, Citoyen, que le supplice de la potence n'expiant pas assez le crime de ceux des assassins que la loi condamne à la peine de mort, ils doivent être rompus vifs et expirer sur la roue.
Dans ce nouveau genre de supplice à exercer contre les grands coupables, il sera nécessaire que les jugements du tribunal soient précédés de considérants conformes à ceux qui ont motivé mon arrêté.
Les geôles de Pointe-à-Pitre et du Moule sont déjà encombrées : il faut les déblayer le plus tôt possible »

Outre les pendaisons, deux condamnations furent rendues en ce sens :
« [le tribunal spécial] Considérant que ce nouvel attentat, supposant un système suivi d’égorgement de tous les blancs de la colonie, est de nature à provoquer un genre de supplice qui donne l’exemple le plus terrible d’un châtiment qui puisse en imposer aux brigands de toute couleur.
Condamne Pierre Barsse à être rompu et brûlé vif sur la place de la Victoire à Point à Pitre ; ordonne qu’il sera à cet effet dressé un échafaud sur ladite place, où il sera exposé pendant trois heures sur la roue.
Condamne Millet de la Girardière à être exposé vivant dans une cage de fer qui sera à cet effet dressée sur la même place de la Victoire, à Point à Pitre, jusqu’à ce que la mort s’ensuive. »

Barsse fut exécuté le 3 novembre. Millet de la Girardière, lui, mort dans prison trois jours plus tard, ne connut pas le supplice de la cage.

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Message Publié : 24 Juil 2016 14:39 
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Jean Froissart
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J'ai consulté l'étude rédigée par un militant de l'abolition de la traite sous la restauration, Morénas : Précis historique de la traite des noirs et de l'esclavage colonial. Le bûcher semble un supplice tout à fait exceptionnel. Pour de tels faits, c'est plutôt celui de la roue qui était appliqué. La mort ou l'amputation des oreilles, du nez ou d'un membre pouvait être prononcée pour des vétilles sur de simples suspicions. Le meurtre d'un esclave n'était quasiment pas sanctionné, tout au plus par une amende légère. Les sévices de toutes sortes, qui pouvaient prendre la forme de véritables tortures, étaient de pratique courante hors de tout cadre légal. On peut relever que le Code Noir de Colbert, dont on fait grand cas, n'était plus appliqué depuis longtemps, s'il l'avait jamais été, parce que jugé trop contraignant par les propriétaires d'esclaves.


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Message Publié : 24 Juil 2016 15:10 
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Barbetorte a écrit :
J'ai consulté l'étude rédigée par un militant de l'abolition de la traite sous la restauration, Morénas : Précis historique de la traite des noirs et de l'esclavage colonial. Le bûcher semble un supplice tout à fait exceptionnel. Pour de tels faits, c'est plutôt celui de la roue qui était appliqué. La mort ou l'amputation des oreilles, du nez ou d'un membre pouvait être prononcée pour des vétilles sur de simples suspicions. Le meurtre d'un esclave n'était quasiment pas sanctionné, tout au plus par une amende légère. Les sévices de toutes sortes, qui pouvaient prendre la forme de véritables tortures, étaient de pratique courante hors de tout cadre légal. On peut relever que le Code Noir de Colbert, dont on fait grand cas, n'était plus appliqué depuis longtemps, s'il l'avait jamais été, parce que jugé trop contraignant par les propriétaires d'esclaves.


Le Code Noir est vilipendé par pas mal d'associations qui y voient la preuve de la complaisance de l'administration d'avec les propriétaires négriers. Mais, il faut bien concevoir que ce Code Noir est une sacré avancée par rapport aux pratiques effectivement faites sur place. C'est malheureux à écrire, mais les esclaves auraient été mieux avec l'application du Code nOir qu'avec sa non-application. Bien entendu, l’abolition de l'esclavage est la meilleure solution, in-fine. Mais, l’abolition sera rendue possible à cause des effets sur l'opinion publique de la connaissance des pratiques effectives.

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


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Message Publié : 24 Juil 2016 15:32 
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Fustel de Coulanges
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Barbetorte a écrit :
J'ai consulté l'étude rédigée par un militant de l'abolition de la traite sous la restauration, Morénas : Précis historique de la traite des noirs et de l'esclavage colonial.


Il convient de préciser que Barsse et Millet de la Girardière étaient des Blancs.

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Message Publié : 24 Juil 2016 18:51 
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Jean Froissart
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Il s'agit d'une émeute qui s'était élevée en réaction au rétablissement de l'esclavage, à l'instauration d'une ségrégation raciale et à une reprise en main extrêmement brutale qui avait donné lieu à des traques suivies d'exécutions sommaires dans des conditions souvent atroces. Elle était le fait d'hommes de noirs et de métis libres conduits par deux blancs, Barse et Millet de la Girardière et fit 23 victimes. Elle fut réprimée avec une extrême sévérité. Outre, les deux meneurs condamnés à un châtiment exemplaire, une centaine des personnes furent condamnées à la pendaison.


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Message Publié : 24 Juil 2016 18:59 
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Fustel de Coulanges
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Toujours en Guadeloupe, 4 esclaves furent à condamnés en 1806 à être brûlés vifs pour crime d’empoisonnement.

D’autres cas de condamnations à la peine du bûcher, en Martinique, sous l'Empire :
2 novembre 1807, 19 condamnations.
16 février 1808 : 11 condamnations.

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