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Message Publié : 13 Fév 2020 5:38 
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Eginhard
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Bonjour. Après avoir consulté sur le site de la revue l'Histoire un article intéressant de Daniel Rivet intitulé "Le rêve arabe de Napoléon III", ce dernier m'a inspiré et l'envie m'a pris de créer ce topic afin d'apprendre s'il existait d'autres ouvrages sur cette période que je connaissais mal de l'histoire de France. En toute fin de l'article, l'ouvrage d'Annie Rey-Golzeiguer est mentionné, intitulé "Le Royaume arabe. La politique algérienne de Napoléon III", Alger, SNED, 1977. Mais malheureusement cet ouvrage de référence sur la question est introuvable sur Amazon ou Décitre. Merci par avance pour toute réponse.

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''L'histoire, je le crains, ne nous permet guère de prévoir, mais, associée à l'indépendance d'esprit, elle peut nous aider à mieux voir.'' Paul Valéry


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Message Publié : 14 Fév 2020 7:42 
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Eginhard
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L'ouvrage d'Annie Rey-Goldzeiguer peut être consulté selon le sudoc à Aubervilliers et surtout à Paris. (Bibliothèque Sainte-Geneviève) Mais je n'ai ni le temps, ni l'envie de m'y rendre. Il est dommageable que cet ouvrage publié en 1977 n'ait jamais été réédité. En se contentant de la lecture de l'article de Daniel Rivet sur le site de la revue L'Histoire puis d'un compte-rendu surtout de l'ouvrage d'Annie Rey-Goldzeiguer par Henri Grimal sur le site de persée, il est possible d'avoir une vision historique synthétique mais correcte de la politique algérienne de Napoléon Iii. Elle fut arabophile, humaniste et libérale au contraire des colons français et européens établis en Algérie et des milieux colonistes. La chute du second Empire en1870 fut une césure fondamentale au profit des colons, des colonistes au détriment des "indigènes" algériens. Voici le lien sur Persée vers le compte-rendu d'Henri Grimal: https://www.persee.fr.doc/rhmc_0048-800 ... 380_0000_1

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Message Publié : 31 Mars 2020 21:36 
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Jean Froissart
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Inscription : 29 Jan 2007 8:51
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Dans la bibliographie de l'ouvrage d'Éric Anceau, Napoléon III, Texto qui me semble assez complète y compris des ouvrages en langue étrangère, outre effectivement l'ouvrage d'Annie Rey-Goldzeiguer, Le Royaume arabe. la politique algréienne de napoléon III, (1861-1870) Alger,Soc. nationale d'édition et de diffusion, 1977, on ne trouve que l'ouvrage général de Charles-André Julien, Histoire de l'Algérie contemopraine, PUF, 1984. Je possède l'ouvrage récent sur l'Histoire de l'Afrique du Nord, je verrai ce qu'il y est dit...

Je vous mets le texte qu'on trouve dans la Biographie de ANvceau pp. 367-369 (Paragraphe intitulé L'Algérie, la Méditerranée et le Monde. Je ne mets que ce qui concerne l'Algérie et Napoléon III.

Éric Anceau a écrit :
Napoléon III, l'Algérie, la Méditerranée et le monde



Ce fut aussi en saint-simonien que l’empereur conçut et appliqua une politique active en Algérie, en Méditerranée et dans le monde. Après avoir longtemps considéré les colonies comme des fardeaux, il avait change d’avis, en particulier au sujet de l’Algérie, qui offrait des potentialités immenses, mais qui n’était pas encore totalement conquise et qui, de ce fait, demeurait sous administration militaire.

A la fin de la monarchie de Juillet, Louis-Napoléon avait été frappé par la lecture d’un ouvrage de Prosper Enfantin, intitulé De la colonisation de l’Algérie. Le chef de l’école saint-simonienne y insistait sur quelques idées fortes : le primat des considérations économiques dans l’essor de la colonie, la nécessité d’y organiser sans tarder la propriété, l’intervention souhaitable de l’État, par le biais d'un ministère de l’Algérie et des Colonies, confié à un prince, qui de par sa condition, serait au-dessus des luttes partisanes et qui saurait s'entourer d’une élite d’hommes décidés, dévoués et compétents venus de tous les horizons. Dans son discours de Bordeaux, Louis-Napoléon évoqua l’existence de l’autre côté de la Méditerranée d’«un vaste royaume à assimiler à la France» qu’il envisage, quelques semaines auparavant, d’aller visiter. Encore fallait-il soumettre la Grande Kabylie, qui résistait à la domination française. Le général Randon, nommé gouverneur général au lendemain du coup d’État, y parvint enfin en 1857. Au même moment, 1’affaire Doineau, du nom du chef du bureau arabe de Tlemcen accusé d’avoir assassiné un chef de tribu pour le voler, fit grand bruit ; elle apportait de l’eau au moulin des colons qui ne cessaient de réclamer le passage au régime civil. Sans être encore totalement convaincu de son bien-fondé, car il craignait qu’il ne livrât les terres et les ressources des indigènes à la convoitise des colons. Napoléon III décida d’en tenter l’expérience.

Il songea d’abord à nommer son fils roi d’Alger, mais le projet rappelait trop le roi de Rome. Il envisagea ensuite de faire du prince Napoléon, qui manifestait un grand intérêt pour l’Algérie et qui était très populaire auprès des colons, son lieutenant général sur place. Mais son cousin voulait résider à Paris une grande partie de l'année pour pouvoir lui présenter les affaires importantes, défendre ses projets face aux complots de ses multiples ennemis et négocier avec les corps de l’État les crédits nécessaires à son action. Le souverain se décida donc à le nommer plutôt ministre de l’Algérie et des Colonies, par décret du 24 juin 1858.

Le prince Napoléon mena une politique avancée, consistant à faire entrer progressivement l’Algérie dans le droit commun, avec l’espoir d’assimiler rapidement la population arabe. Cependant, il fut rapidement absorbé par les affaires italiennes et confronté à l’hostilité de ses collègues du gouvernement. Dès décembre 1858, il ne fut plus qu’un ministre par intermittences et finit par donner sa démission, le 5 mars 1859.

Après un intérim de trois semaines exercé par Rouher, Napoléon III lui donna pour successeur le comte de Chasseloup-laubat, qui avait été ministre de la Marine et des Colonies en 1851, qui avait réglé la question de l'indemnisation des colons à la suite l’abolition de l’esclavage et qui était l’ami de nombreux arabes dont Abd el-Kader. Napoléon III l’avait choisi car il le savait aussi sceptique que lui à l’égard de l’assimilation rapide et forcée des Arabes. Avec lui, il entendait mener une politique de «juxtaposition pacifique » des communautés, de recherche de de soutien des chefs locaux et d’exploitation économique par de grandes sociétés privées. La justice musulmane fut réorganisée. Les grands travaux commencés sous Randon et poursuivis sous le prince Napoléon reçurent un élan supplémentaire: encouragement à l'irrigation et au drainage, extension des opérations du Crédit Foncier de France à l’Algérie, modernisation d’Alger, d’Oran, de Bône et de Philippeville, développement du réseau télégraphique intérieur, création d’une compagnie pour construire trois lignes de chemin de fer, vaste programme pour la construction de routes, «premier besoin de la colonisation», de ports et de phares, pour l’assainissement des marais et lagunes et pour la multiplication des forages artésiens.

Cependant, le ministre qui cherchait a pratiquer un «subtil jeu d’équilibre», entre les colons, les militaires et les indigènes satisfaisait ni les uns, ni les autres. Lorsqu'à l'automne 1859, des incidents éclatèrent sur les confins de l’Ouest, Randon, devenu ministre de la Guerre, grossit les faits et et essaya de démontrer à Napoléon III que la politique de Chasseloup-Laubat en était la cause. L'agitation de la Kabylie, quelques mois plus tard, apporta des arguments supplémentaires. L’empereur décida de se rendre sur place pour prendre la mesure de la situation. Son séjour, le premier d’un chef de l’État français depuis la conquête, ne dura que du 17 au 19 septembre 1860, car la mort de la sœur de l'Impératrice obligea le couple impérial à rentrer précipitamment en Europe. Ces trois jours suffirent néanmoins pour confirmer à Napoléon III la mésentente entre les militaires et les fonctionnaires que lui avaient signalées ses conseillers et ses informateurs. Ils renforcèrent aussi ses préventions à l’égard des colons et son estime pour les Arabes, qui lui avaient offert une sublime fantasia de dix mille cavaliers. «Notre premier devoir est de nous occuper du bonheur des trois millions d’Arabes que le sort des armes a fait passer sous notre domination », lança-t-il aux colons aussi médusés qu'irrités. Enfin, ce bref séjour acheva de convaincre le souverain de l'inefficacité d'une administration civile dont les effectifs étaient démesurés par rapport au nombre de colons et dont le coût était supérieur à celui du ministère de l’Intérieur du royaume de Belgique ! Il profita de la réforme libérale et du remaniement gouvernemental qui l'accompagna, le 24 novembre 1860, pour supprimer le ministère. Les colonies firent leur retour au ministère de la marine dont Chasseloup-Laubat prit la direction. Quant a l’Algérie, elle reçut de nouveau un gouverneur général en la personne du maréchal Pélissier. Cependant, si l’expérience du ministère de l'Algérie et des Colonies avait cessé au bout de trente mois seulement, elle n'avait pas été inutile. Un grand essor économique avait été donné à l'Algérie et elle avait achevé de convaincre Napoléon III de l'intérêt du territoire. Il n’en revint pas moins a un strict régime militaire comme en témoignèrent son décret du 10 décembre 1860, qui faisait de Pélissier un véritable ministre résidant et sa décision de nommer sur place, trois mois plus tard, un conseiller spécial, Ismaïl Urbain, saint-simonien converti a l’islam, qui serait ses yeux et ses oreilles, défendrait les Arabes et s’assurerait de l’application de ses décisions. L’Algérie était appelée à devenir la pièce maîtresse de sa grande politique méditerranéenne.

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«Κρέσσον πάντα θαρσέοντα ἥμισυ τῶν δεινῶν πάσκειν μᾶλλον ἢ πᾶν χρῆμα προδειμαίνοντα μηδαμὰ μηδὲν ποιέειν»
Xerxès, in Hérodote,

«L'Empereur n'avait pas à redouter qu'on ignorât qu'il régnait, il tenait plus encore à ce qu'on sût qu'il gouvernait[...].»
Émile Ollivier, l'Empire libéral.
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Message Publié : 01 Avr 2020 7:13 
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Eginhard
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Merci Oulligator. :wink:

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Message Publié : 03 Avr 2020 21:56 
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Jean Froissart
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je viens de trouver dans le catalogue Tempus de Perrin, un ouvrage qui même s'il concerne l'Algérie avant le Second Empire pourrait vous intéresser : Georges Fleury, Comment l'Algérie de vint française, N°242, Tempus, Perrin


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Message Publié : 05 Avr 2020 6:18 
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Jean Froissart
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Voila ce qui est dit dans Louis Girard dans son classique Napoléon III. J'ai la version des éditions France Loisirs de 2009.

Louis Girard a écrit :
L'Algérie n’était pas entièrement conquise en 1852. Un peu plus de 100 000 colons européens, pour moitié français, s’y' étaient établis dans des conditions difficiles. Une colonie de peuplement se constituait donc. Quelles seraient ses relations avec la population arabe ? Quel départ ferait-on entre l'autorité militaire et l’autorité civile ? La IIe République avait établi l’autorité civile, mais l’Empire replaça l'Algérie sous la direction de l’armée, au grand déplaisir des colons. La conquête s’étendit jusqu’aux oasis en lisière du Sahara. En 1857, sous le commandement de Randon, la Grande Kabylie fut a Son tour soumise. A cette date, l'occupation du pays entier était effective. Le gouvernement en même temps poussait la colonisation, accordant de larges concessions en terres. En 1860, la population européenne atteint 200 000 habitants. Napoléon III s'était intéressé à l'Algérie. En 1852, il avait eu l’idée de se faire proclamer roi d'Algérie en même temps qu’Empereur des Français .A la naissance de son fils, il songea à le faire roi d'Alger. Enfin, en 1858, le prince Napoléon ambitionna de devenir gouverneur de l'Algérie, avec le commandement de l'armée dont les effectifs atteignaient plus de 60 000 hommes.; l'Empereur refusa de constituer à son cousin un semblable apanage.

La conquête achevée, il voulut revenir au régime civil avec trois départements, leurs préfets, leurs préfets, leurs conseils généraux, et le prince Napoléon fut nommé en 1858 ministre de l'Algérie et des colonies. Au bout de cinq mois, le nouveau ministre démissionna pourtant sans avoir pris sa mission très au sérieux. Chasseloup-Laubat le remplaça mais occupa, dès 1860, le traditionnel portefeuille de la Marine et des Colonies où il allait accomplir une œuvre remarquable. L'Algérie était placée à nouveau sous l'autorité d'un gouverneur général militaire, qui fut Pélissier, le vainqueur de Sébastopol. La colonie redevenait un fief de l'armée. En 1860, le couple impérial, après avoir visité la Savoie et Nice, passa en Algérie pour un bref séjour occupé par de nombreuses visites officielles. Eugénie fut invitée à un mariage musulman. Le clou du voyage fut une fantasia offerte au «sultan et à la sultane» : les guerriers avant de se ranger en bataille, vinrent mettre le genou à terre devant l'Impératrice.

De cette cette rapide prise de contact avec la terre algérienne, l'Empereur retira une impression favorable aux Arabes. On était alors en pleine vogue de l'orientalisme, et il appréciait l'aspect chevaleresque des grands chefs. Or un problème grave se posait. Les tribus se plaignaient que la distribution de terre aux colons limitât leurs terrains de parcours;les officiers des bureaux arabes, spécialistes de la politique indigène, appuyaient leurs doléances. Les colons étaient opposés aux militaires et peu favorables à l'Empire. Napoléon, sans renoncer à la colonisation, conçut alors l'idée de faire de l’A1gérie une entité distincte reliée à la France par l’intermédiaire d’une aristocratie indigène. Des chefs algériens furent invités aux chasses de Compiègne et figurèrent dans les cérémonies du régime. Le 6 février 1863, une lettre publique adressée à Pélissier exposa la ligne directrice de l’Empereur: «L’Algérie n’est pas une colonie proprement dite, mais un royaume arabe ; les indigènes ont, comme les colons, un droit légal à ma protection. Je suis aussi bien l’Empereur des Arabes que l’Empereur des Français.» Un sénatus-consulte du 23 avril 1863 prescrit la délimitation du territoire des tribus, leur répartition entre des douars qui aient la «jouissance permanente et traditionnelle de la terre». Mais Pélissier était trop vieux pour donner l’impulsion à un tel programme ; quant aux colons et aux bureaux, ils ne favorisaient pas les opérations nécessaires du cadastre. En 1864, une grave insurrection éclata, démontrant la fragilité de la conquête. La répression devait demander plus d’un an, avec une armée renforcée comptant jusqu’à 85 000 hommes. Napoléon, qui avait annoncé plusieurs fois son voyage, arriva à Alger le 3 mai 1865, accueilli par Mac-Mahon, successeur de Pélissier, et demeura un mois dans le pays, recevant les notables arabes à sa table et procédant à une large amnistie. Il poussa jusqu’à Biskra. Le souverain mesura l'impossibilité de l’assimilation. Reçu avec un véritable enthousiasme au cours de fêtes, il assura aux Arabes qu’il voulait les faire «participer à l’administration du pays comme aux bienfaits de la civilisation». Dès son retour, il adressa à Mac-Mahon une longue lettre de 88 pages pour exposer ses idées. L’Algérie était à la fois un royaume arabe, une colonie européenne et un camp français. Les Arabes, égaux des Français, continueraient d’être régis par la loi coranique et devaient en venir à occuper les plus hauts emplois. Ainsi on arriverait à diminuer les effectifs et le coût de l’armée. Les bureaux arabes s’attacheraient à réaliser cette œuvre de rapprochement. Enfin un grand programme de travaux publics réaliserait 1’équipement du pays en routes, en chemins de fer, en ports.

Napoléon III a eu le mérite de mesurer les dangers d’une colonisation avide de terres pour le maintien de la société autochtone. Il a rêvé d’une association des deux populations sur un pied d’égalité et sous la tutelle de l’armée, de leur développement harmonieux dans un pays pénétré par le progrès matériel. On retrouve dans son programme algérien sa générosité, ses aspirations à la conciliation et la synthèse des facteurs en présence. Il a indiqué des orientations qui corrigeaient des erreurs antérieures, mesurant la valeur et la force de la société arabe. Ici encore, les moyens n’ont pas été à la mesure des ambitions. Des fléaux accumulés au cours des années suivantes (choléra, sauterelles, sécheresse, famine) vont accab1er l’A1gérie en 1866 et 1867. Napoléon, accaparé par d’autres préoccupations, se décourage. On croit si bien vers 1870 «1’expérience manquée» qu’à la fin du règne, on songe à revenir au régime civil. D’autres insurrections couvent. Les problèmes ne sont pas résolus par la généreuse pensée du «royaume arabe».

Louis Girard, Napoléon III, Éditions France Loisirs, 2009, pp. 320-323




Il ne me reste plus qu'à regarder ce qu'il y a dans l'Histoire de l'Afrique du Nord... B)

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Émile Ollivier, l'Empire libéral.
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Message Publié : 09 Mai 2020 8:23 
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Jean Froissart
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Je n'oublie l'ouvrage de Bernard Lugan sur l'Histoire de l' Afrique du Nord. des origines à nos joursi, aux éditions du Rocher. Je mettrai ce qu'il contient d'ici un ou deux jours.

Par contre dans la collection Pluriel j'ai trouvé cette référence :
[b]Jeanine Verdès-Leroux[/b], Les Français d'Algérie .De 1830 à nos jours, 512 pages, Hachette


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Message Publié : 09 Mai 2020 8:53 
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Jean Froissart
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Inscription : 29 Jan 2007 8:51
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Dans la version brochée (donc plus chère à l'achat :rool: ), il y a un sous-titre : Une page d'histoire déchirée


Voici la présentation de l'ouvrage sur un site de vente bien connu :

Citer :
« Quelle chance d’être né au monde sur les collines de Tipasa. Et non à Saint-Étienne ou à Roubaix. Connaître ma chance et la recevoir avec gratitude », écrivait Camus en janvier 1955. Être né, vivre sur une terre splendide, l’Algérie, était ressenti par presque tous les Français comme une « chance ». Un jour, cette condition fut perçue par les « métropolitains » comme une « faute » appelant condamnation. Ce livre explore cette tragédie.
Qui étaient les Français d’Algérie? Ils sont issus d’une histoire courte - cent trente-deux ans -, houleuse, faisant alterner des pages heureuses et douloureuses, tissées de contradictions sans issue. On les fait entendre ici grâce à des entretiens menés auprès de cent soixante-dix Français d’Algérie, aux conditions et aux métiers variés, de tous les âges, de toutes les origines, vivant dans les lieux les plus différents. Quel point commun y a-t-il entre vivre à Alger et vivre à Trézel ? Bref, une société bigarrée, complexe, singulière.

Historienne, Jeannine Verdès-Leroux est directeur de recherches au CNRS. Elle s’intéresse en particulier à l’histoire du communisme et aux rapports des intellectuels avec la politique. Elle a dirigé l'ouvrage L'Algérie et la France dans la collection « Bouquins » (Robert Laffont, 2009).



D'ailleurs, je vous mets le résume de l'ouvage sus-nommé :

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Citer :
Près de cinquante ans après la signature des accords d'Évian, ce dictionnaire veut faire revivre un passé qui n'est pas " refroidi ", passé commun à l'Algérie et à la France.
Les cent trente-deux ans de la présence française restent en grande partie inexplorés. Pour les comprendre, ce dictionnaire décrit des moments de l'histoire de ce territoire brutalement conquis en 1830. Il remonte aux royaumes berbères et s'arrête à l'exode des Pieds-noirs et à l'indépendance de l'Algérie (1962).
L'ouvrage réunit 160 collaborateurs de spécialités et de générations différentes (historiens, écrivains, spécialistes de littérature, anthropologues, juristes, linguistes, médecins, physiciens, urbanistes, économistes) pour faire le point sur cette histoire encore objet de passions. Des universitaires et écrivains nés et vivant de l'autre côté de la Méditerranée participent à cet inventaire. Ce dictionnaire présente de nombreuses biographies, ainsi que des notices sur les populations, les religions, les langues, sur des temps forts – révoltes, faits d'armes –, sur des lieux comme Alger, Constantine, Oran, ou Teniet el Had, Tipasa. Il insiste sur tout ce qui est commun aux deux histoires : les deux guerres mondiales, mais aussi Camus ou Claude Cohen-Tannoudji (prix Nobel de physique 1997) et Nafissa Sid Cara, nés " là-bas ".


Et désolé de dépasser le cadre strict du sujet de ce fil. C'est un dictionnaire....si quelqu'un avait la possibilité de nous donner quelques mots-clés lié au Second Empire

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