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La Bibliothèque du forum Histoire globale
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Auteur :  Prince de Condé [ 15 Août 2010 15:01 ]
Sujet du message :  Re: La Bibliothèque du forum Histoire globale

Zunkir a écrit :
La collection de Larousse est plus légère, plus accessible, moins chère que celle de l'Unesco. Cette dernière est plus fournie, elle traite absolument toutes les régions du monde pour toutes les périodes de l'histoire humaine. J'ai déjà donné mon avis dessus plus haut. Sur la qualité, je n'ai pas tout lu loin de là mais ça doit se valoir vu que dans les deux cas on fait appel à des spécialistes des périodes.


Je trouve que le Larousse consacré à l'époque moderne traite énormément de la France par rapport à d'autres régions du monde. Mais je suis daccord, la collection est plus accessible que le collection de l'Unesco.

Auteur :  Zunkir [ 15 Août 2010 17:59 ]
Sujet du message :  Re: La Bibliothèque du forum Histoire globale

Effectivement la collection de Larousse est "européo-centrée", alors qu'à l'inverse celle de l'Unesco à la volonté de privilégier l'ouverture sur toutes les régions du monde, ce qui est son premier atout.

Auteur :  Sieur de Brucy [ 26 Sep 2010 17:07 ]
Sujet du message :  Démographie et Histoire

Quelqu'un aurait un ouvrage ou un site à référer qui traiterait de démographie au cours de l'Histoire?

Auteur :  Mécène [ 26 Sep 2010 17:24 ]
Sujet du message :  Re: Démographie et Histoire

Les ouvrages sur la population française, sous la direction de Jacques Dupâquier. Pour la période moderne, Benoît Garnot a esquissé une vision de la démographie de cette époque dans un petit livre.

Auteur :  Isidore [ 15 Oct 2010 11:19 ]
Sujet du message :  La Bibliothèque du forum Histoire globale

http://www.lemonde.fr/livres/article/20 ... _3260.html

Citer :
"Le Vol de l'Histoire. Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde", de Jack Goody : l'exception occidentale

Que s'est-il passé ? Depuis une dizaine d'années, la question du destin de l'Occident intéresse à nouveau les historiens, sur fond de "conflit des civilisations" et de montée des puissances asiatiques. Quels facteurs expliquent le développement exceptionnel de l'Europe au XVIe siècle ? Ces facteurs permettent-ils de prévoir un maintien de sa suprématie au moment où elle est contestée ?


A l'instar de Bernard Lewis, qui a fait de cette question le titre d'un de ses ouvrages sur l'islam (Gallimard, 2002), les historiens montrent souvent que l'Europe possède quelque chose qui manque aux autres civilisations : la démocratie, l'individualisme, l'amour courtois. Ces valeurs éparses peuvent être réunies dans un ensemble cohérent, une "mentalité européenne", et liées au développement du capitalisme, dont l'esprit d'entreprise détache l'individu des liens traditionnels, comme l'ont illustré les travaux classiques de Max Weber, Karl Polanyi ou Fernand Braudel.

En réaction à cette tendance, d'autres affirment que la supériorité de l'Occident est une invention qui a permis à l'Europe de justifier ses conquêtes. Ainsi de Martin Bernal rappelant les racines afro-asiatiques de la culture classique. Ou de Dipesh Chakrabarty, un des auteurs phares des études postcoloniales.

L'anthropologue britannique Jack Goody renvoie dos à dos ces deux attitudes. S'il dénonce la justification de la guerre en Irak par l'introduction de la démocratie, il critique également les excès littéraires du postcolonialisme. Selon lui, la "supériorité" de l'Occident ne tient ni à une "mentalité européenne" qui résisterait à la contingence des événements, ni à un discours colonial que la globalisation effacerait comme une époque révolue. Elle tient plutôt à un ensemble de "technologies de l'intellect" que l'Europe a empruntées aux autres civilisations, et dont elle a fait un usage particulièrement retors : listes, catalogues, livres de comptes...

L'oubli d'une dette

D'où lui vient cette singularité ? La réponse de Goody peut s'énoncer ainsi : c'est parce qu'elle est intervenue au moment où l'Europe était en train de s'effondrer que la redécouverte des textes classiques a produit une "renaissance" ; cette effervescence a conduit à forger l'image d'une Antiquité idéale en occultant la conservation de ces mêmes textes en Orient.

La Renaissance ne marque donc ni l'apparition d'une nouvelle mentalité ni l'invention d'un nouveau discours, mais un usage singulièrement intense des technologies d'information et d'échange. "Pourquoi ne pas reformuler la discussion sur l'avantage pris par l'Occident à l'époque moderne en des termes autres - ceux d'une intensification de l'activité économique et d'autres activités au sein d'un cadre à long terme qui serait celui du développement des villes et des activités de production et d'échange ?", demande-t-il. C'est ce que Goody appelle le "vol de l'Histoire", qui ne suppose pas une mauvaise intention mais plutôt l'oubli d'une dette.

Cette méthode conduit l'anthropologue à regarder la "grande divergence" entre l'Orient et l'Occident - pour reprendre la formule de l'Américain Kenneth Pomeranz - depuis son expérience de terrain en Afrique. Au moment de l'indépendance du Ghana, Goody a pu observer l'effervescence qui accompagne l'appropriation des textes classiques. Il note que "lorsqu'en 1947 une université fut créée au Ghana - c'est-à-dire dans celui des Etats coloniaux africains qui sera le premier à accéder à l'indépendance - le premier département à employer un personnel entièrement africain fut celui des lettres classiques".

Une telle méthode doit beaucoup à l'héritage de Marx. Goody se réclame ici de deux historiens marxistes : Gordon Childe (1892- 1957), archéologue de "l'âge de bronze", et Perry Anderson, historien du féodalisme. Dans une telle optique, le "vol de l'Histoire" n'est ni le décollage d'une civilisation ni l'usurpation d'un pouvoir : c'est une série d'emprunts et de reprises dont l'issue reste imprévisible. Goody donne là une surprenante actualité à la phrase de Marx selon laquelle les hommes font l'histoire sans savoir qu'ils la font.

Frédéric Keck

LE VOL DE L'HISTOIRE. COMMENT L'EUROPE A IMPOSÉ LE RÉCIT DE SON PASSÉ AU RESTE DU MONDE (THE THEFT OF HISTORY) de Jack Goody. Traduit de l'anglais par Fabienne Durand-Bogaert. Gallimard, "NRF Essais", 478 p., 30 €.
Tout cela a l'air prometteur.

Auteur :  tofraziel [ 04 Août 2011 11:20 ]
Sujet du message :  Re: La Bibliothèque du forum Histoire globale

Une recension de l'ouvrage de Jean-Michel Sallmann, Le grand désenclavement du monde (1200-1600).

Auteur :  Oreste [ 19 Déc 2016 13:53 ]
Sujet du message :  Re: La Bibliothèque du forum Histoire globale

Je découvre tout au fonds du sommaire du forum cette partie sur l'histoire globale... c'est dommage qu'elle soit au fonds d'ailleurs !

Je propose d'enrichir cette bibliothèque avec les deux études fascinantes de Romain Bertrand sur les sociétés coloniales au XVIIe siècle :

Histoire à part égales parue en poche au seuil

et surtout Le longs remords de la conquête où l'auteur tente de reconstituer les enjeux et les points de vue autour d'un procès d'inquisition à Manille dans le dernier quart du XVIe siècle.

La méthode utilisée est évidemment peu généralisable puisqu'il faut posséder des sources que l'on peut recouper par plusieurs points de vue, mais la démonstration de l'utilité d'une histoire globale reste très intéressante !! Quelqu'un a-t-il d'autres exemples de telles études non encore évoquées ??

Auteur :  Théomisès [ 17 Juil 2017 15:25 ]
Sujet du message :  Re: La Bibliothèque du forum Histoire globale

un livre étonnant

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Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l homme ? À dépendre de l argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

Docteur en Histoire, diplômé de l Université d Oxford, Yuval Noah Harari, 39 ans, enseigne dans le département d Histoire de l université hébraïque de Jérusalem.
65 000 personnes sont abonnées à son cours en ligne Une brève histoire de l humanité.
En 2012, il a reçu le prix Polonsky qui récompense la créativité et l originalité des ouvrages de Sciences Humaines.

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