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Message Publié : 18 Mars 2015 21:49 
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Hérodote
Hérodote

Inscription : 18 Mars 2015 21:30
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Bonjour à tous!
Me voici venir à vous en tant que nouvelle bien que je sois souvent venue me renseigner sur plusieurs de vos discussions intéressantes.
Je suis actuellement étudiante en histoire à Nancy2 et en plein trouble d'orientation, comme beaucoup avant moi j'imagine puisque la voie n'est pas toute tracée !
J'explique : je suis passionnée d'histoire médiévale et surtout par le XIV e.s., ô combien travaillé mais enfin.. Et la Norvège.
J'ai 2 choix possibles (envisageables)
- J'ai discuté avec un directeur de master à Caen dont la période est surtout haut Moyen Age et pour cause, histoire normande et aussi scandinave, qui me permettrait de pouvoir me rapprocher de la Norvège, et peut-être même d'y travailler du coup. Problème ; le norvégien, je le connais pas, l'anglais, je suis bonne, mais pas de là à faire toutes mes recherches sur des livres en anglais avec du vocabulaire historique spécifique,et les sujets sont hypra difficiles du fait du manque de source et de mon manque de culture sur ces sujets (songez qu'avec une année à marseille et deux autres à Nancy ma culture n'est pas vraiment normande...), donc ça parait presque impossible d'envisager avec succès ce master, vu les difficultés. Mon maitre de master me dit pourtant que je devrais y arriver : il m'a vu une fois et les notes ne font pas tout... Jusqu'où peut-on juger de ses capacités dans ce genre de cas ? 8-|

- Ensuite, deuxième choix, Master à Rouen en histoire médiévale avec une spécialiste de Philippe Le Bel qui parait elle aussi prête à me diriger ; là au moins, j'ai la culture, et pas de difficultés linguistiques. Mais le domaine est "bouché" parait-il, le sujet ayant été exploité mille fois, et les débouchés minces (je m'imagine mal faire la thèse du siècle qui révolutionnera le genre...).

La question qui me taraude (et à laquelle mes profs ne peuvent rien me répondre) => mettons que je fasse le master normand, avec un truc si spécialisé, qu'est-ce que je peux espérer ?... Entamer des démarches pour des collaborations avec des musées ou quoi me semble vachement précoce et donc je peux pas faire en fonction de ça.
D'un autre côté, même si j'adore mon Philippe le bel, difficile d'émerger dans un domaine où beaucoup disent que tout a été fait et que les sources non-exploitées manquent.. Finalement, avec ces options, qu'est-ce que je peux vraiment espérer à la fin, sachant qu'un poste dans une équipe de recherche n'est pas du tout garanti?.. (même en Norvège où il me faudrait un excellent norvégien)

Désolée du pavé. Mais il faut tous les éléments. Je rechigne pas au boulot, je suis sérieuse et curieuse, mais je dois avouer mes limites et partir dans un truc comme Caen en norvégien, ça parait un peu tiré par les cheveux. En plus ce serait master en vue d'une thèse alors je dois pas me gourer pour le choix de sujet. Et mes profs ne me disent rien, ne m'aident pas, parce que je pars de leur fac dans laquelle un master ne m'intéresse pas pour les raisons énoncées, et bref, tant pis, je peux pas compter dessus. Mais j'ai aucune garantie dans aucun des deux master que j'envisage alors je me sens perdue. Faire un choix où je n'ai que peu d'éléments alors que ça conditionnera ma vie et mon ère géographique future.. dur dur.

Merci de m'avoir lue (si c'est le cas :p) et j'attends vos réponses avec impatience !
Merci beaucoup
(ouais je sais Nogarette ça craint.. Mais bon, j'avais pas trop d'idées ;)


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Message Publié : 18 Mars 2015 23:36 
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Salluste
Salluste

Inscription : 20 Déc 2010 21:48
Message(s) : 225
Bonsoir,

Si vous avez appris l'anglais, l'étude du norvégien, du suédois et du danois ne doit pas vous poser problème. Avec l'allemand, elle vous sera même facilitée. Pour un usage scientifique de la langue, vous ne devriez pas connaître de grandes difficultés. En quelques semaines / mois selon votre méthode, vous pouvez apprendre à lire des textes norvégiens. L'avantage pour vous serait, sur ces bases, de pouvoir étendre facilement à d'autres aires (les autres pays scandinaves) votre étude, à plus forte raison si vous comptez la poursuivre en doctorat.

Avez-vous pensé à la possibilité d'une année à l'étranger ? Certes, la Norvège est sans doute le pays le plus onéreux d'Europe. Mais, si vous en avez les moyens (les aides sont nombreuses), vous pourrez alors suivre des cours en anglais à Bergen ou Oslo tout en acquérant par ailleurs peu à peu le norvégien. Par exemple, vous pouvez partir lors de votre M1 ou de votre M2, travailler sur la Norvège médiévale, apprendre tout ce temps le norvégien contemporain et le vieux norrois (en cas d'utilisation des sources). Il n'y a là rien d'impossible, du travail certainement, mais vous en êtes capable comme vous le soulignez. Je vous engage à suivre cette voie, cette ouverture culturelle, assez rare chez les étudiants de master en raison d'une maîtrise linguistique imparfaite.

En revanche, il vous faudra définir un sujet plus précis car bien des médiévistes norvégiens se sont spécialisés sur l'époque médiévale, considérée, au moins en partie, comme un âge d'or de la Norvège. Je crains que la méconnaissance des langues soit un problème pour un travail novateur. Mais vous pouvez vous pencher sur les représentations, parmi les historiens postérieurs ou d'autres auteurs, de l'époque médiévale en Norvège, sur le discours tenu à son endroit. L'approche mobilisée ainsi me paraît moins aventureuse, quoiqu'elle demeure exaltante pour l'esprit.


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Message Publié : 19 Mars 2015 0:20 
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Polybe
Polybe
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Inscription : 02 Mai 2010 13:59
Message(s) : 88
Apprendre une langue rare pour ses recherches, c'est tout à fait normal ! Pas d'inquiétudes à avoir. Mets-toi au Norvégien tout de suite, avec ça: http://fr.assimil.com/methodes/le-norvegien + un cours de Norvégien sur Memrise (c'est utile comme application, facile à utiliser et ça prend peu de temps à condition d'en faire un peu chaque jour). Dés que tu as les bases, commence à regarder des trucs type Disney en norvégien sous-titré norvégien, c'est très simple à comprendre et ça aide vraiment à progresser.

Autrement, je suis Normand, et en ce qui concerne la culture normande... bof, ne t'inquiètes vraiment pas pour ça.

Si tu es motivée, fonce ! Une leçon de Norvégien par jour, en t'imprégnant de la langue au quotidien (écouter des chansons en norvégien, mettre facebook en norvégien, essayer de lire des petits articles/entrées wikipédia en norvégien, etc.), puis un Erasmus à Oslo/Bergen (j'ai étudié à Rouen et le partenariat en histoire était avec Bergen, je ne sais pas pour Caen), et tu es prête pour la thèse !

Enfin, c'est un avis très personnel, mais Caen c'est bien plus agréable que Rouen :mrgreen:


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Message Publié : 19 Mars 2015 12:40 
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Grégoire de Tours
Grégoire de Tours

Inscription : 18 Jan 2008 13:49
Message(s) : 454
Localisation : Paris
Vous pouvez tout-à-fait apprendre une langue pour mener une recherche sur les sources originales, c'est même une obligation pour toute recherche en histoire médiévale. Mais il faut bien garder à l'esprit que le pas à franchir pour maîtriser la production scientifique dans cette même langue est beaucoup plus important. Si vous visez un doctorat en Norvège, il vous faudra maîtriser le norvégien moderne pour la vie courante, le vieux norrois pour les sources et l'anglais pour la rédaction scientifique, et c'est autrement plus difficile que de regarder Frozen sans les sous-titres.

Pour la collaboration avec les musées, dites-vous bien que le personnel des musées est recruté par concours et que ces concours comportent logiquement une grosse dominante d'histoire de l'art. Si la civilisation scandinave vous passionne, pensez peut-être à étudier aussi ses productions artistiques, et vous aurez une plus grande chance de trouver un emploi qui vous intéresse.

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Ira principis mors est


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Message Publié : 19 Mars 2015 16:35 
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Thucydide
Thucydide

Inscription : 21 Déc 2013 20:01
Message(s) : 45
Bonjour,

Je vous recommande l'université de Caen qui a beaucoup de liens avec la Norvège avec l'OFNEC, plusieurs partenariats, des professeurs de norvégien.
Je n'arrive pas tout à fait comprendre ce que vous entendez par "culture normande" mais si vous parlez des aspects historiques (et en particulier de la Normandie du X-XIIème siècle ), je ne pense pas que ce soit très grave de ne pas être spécialiste du sujet surtout si vous voulez travailler sur la Norvège et pas la Normandie.
Après étant normand, je rejoins Wedja sur le fait que Caen est plus sympathique que Rouen (c'est là encore un avis personnel).


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Message Publié : 30 Mars 2015 16:25 
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Hérodote
Hérodote

Inscription : 30 Mars 2015 15:49
Message(s) : 2
Bonjour,

Je me permets de reprendre ce sujet afin d'éviter d'en créer un nouveau, j'espère que ça n'ennuiera pas l'auteure. Je suis moi aussi nouveau sur le forum, et comme Nogarette je l'ai parcouru plusieurs fois auparavant avant de me décider à m'inscrire (comme elle je suis aussi en L3 à l'université de Nancy2, suivant les cours à distance). Je m'interroge moi aussi sur le choix d'un master pour l'année à suivre, et c'est ainsi que je me décide à écrire.
Je suis très intéressé par l'histoire américaine, en particulier l'histoire des colonies à l'époque moderne (Nouvelle-France surtout), ou, le rêve, l'histoire amérindienne. Concernant cette dernière, je n'ai eu aucun enseignement sur le sujet et n'ai eu le temps de la découvrir que très superficiellement par de rapides lectures, devant occuper le plus clair de mon temps au travail des cours (ou travail salarié), et n'ai donc pas grande idée de par où commencer. J'en viens à mes questions : y aurait-il s'il vous plaît parmi vous des personnes qui sauraient m'indiquer vers quelle faculté me tourner, ou vers quel enseignant ? Mes recherches personnelles pointent toutes vers Paris, l'EHESS, or je dois avouer n'avoir strictement aucune envie de m'installer à Paris (j'ai de plus peu de moyens, et au prix de la vie en capitale..). Je me demande donc si d'autres options sont possibles, car j'ai bien du mal à en trouver, Québec excepté. Et si j'adorerais me rendre là bas, cela me paraît compliqué pour l'année suivante.

De plus, n'ayant que des connaissances limitées sur ces sujets - pour l'instant! - il m'est impossible de réussir à formuler un sujet précis. Et puis pour tout avouer, j'ai d'autres axes secondaires qui m'intéresseraient (l'histoire des Celtes par exemple, ou celle des Dark Ages britanniques.. - que des sujets jamais vus dans mes enseignements et superficiellement creusés par moi-même pour l'instant). Je vois donc le master comme quelque chose d'assez opaque, voire comme un choix très dur, car tout comme l'auteure j'aimerais pouvoir avancer vers une thèse si cela m'est possible, et il s'agit donc d'une décision cruciale pour l'avenir. Or j'imagine que les inscriptions doivent se faire rapidement, et nous sommes déjà fin Mars. L'histoire américaine à l'époque moderne étant pour l'instant ce qui me vient en premier à l'esprit, je reste hésitant car ne souhaite pas faire un mauvais choix. Par conséquent, pensez-vous, outre la question déjà posée, que faire une année de break entre licence et master pour avoir le temps de se renseigner le plus possible sur différents sujets est une bonne idée ? Me serait-il possible si durant cette éventuelle année de break je trouve quoi faire de préparer par avance le mémoire en dehors des sentiers battus par le suivi d'un enseignant ? C'est-à-dire commencer le travail d'un master avant de pouvoir m'y inscrire pour l'année qui suivra. Cela se fait-il ?
Je sais bien que mes deux questions sont presque paradoxales, mais c'est un peu le fouillis et je ne sais pas trop comment les formuler autrement !

Je vous remercie de m'avoir lu et vous souhaite une très bonne soirée,


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Message Publié : 31 Mars 2015 15:59 
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Hérodote
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Inscription : 24 Fév 2013 17:58
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Les sujets que vous évoquez tous les deux me semblent passionnants mais trop pointus pour un master. Ils me font plutôt penser à un sujet de thèse.
Cependant, le master peut etre un bon moyen de commencer à déblayer en vue d'une future thèse, justement.
Mais en général l'intéret du master est bien de se former à la recherche en prenant un sujet moins large ou moins pointu.
Aussi pour la personne qui veut travailler sur Philippe le Bel, ca ne me parait pas en soi un si grand problème si le sujet & été beaucoup traité. Ton directeur/ ta directrice aura peut etre un angle d'attaque original car elle connait mieux l'historiographie déjà effective sur ce sujet que toi.

Sinon, tu peux toi meme commencer les recherches, demander des ouvrages et voir dans quel sens va l'historio aujourd'hui. Au fur et à mesure tu verras peut etre se dessiner un angle d'attaque, et il suffit parfois de peu de choses pour se démarquer, surtout en master.

J'ai passé 3 ans à Nancy 2 et les profs ont toujours été pour moi d'excellent conseil. Avez vous parlé de vos projets avec eux? Ils ont des réseaux, y compris d'anciens profs - je pense à Paul Gradvohl qui travaillait sur l'histoire de le république tchèque et de l'amérique et qui est aujourd'hui à Varsovie. Si vous voulez que l'on en discute, vous pouvez toujours me contacter par MP :)

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"Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur". Camus


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Message Publié : 01 Avr 2015 15:34 
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Hérodote
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Inscription : 30 Mars 2015 15:49
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Merci beaucoup pour ta réponse ptiteMarie ! Oui les enseignants de Nancy2 sont, pour beaucoup, d'excellent conseil je trouve, et de toutes façons très intéressants et donnant le goût à l'étude. Je n'ai jamais connu le professeur dont tu parles, en revanche !
Après, mon cas est un peu particulier, j'en ai déjà parlé à mon directeur de licence qui ne peut pas faire grand-chose pour moi : je suis juste très confus et c'est à moi de d'abord me décider pour un sujet à suivre.

C'est intéressant ce que tu dis pour le master, je n'avais pas du tout compris ça comme ça. Je me lance dedans dans l'idée de poursuivre en thèse, si jamais ça fonctionne (j'ai jamais pris le moindre enseignement de géographie et j'ai tout sauf envie de faire enseignant de lycée, j'ai d'autres portes professionnelles ouvertes si jamais je me plante de toutes façons), et un doctorant m'avait expliqué qu'il vaut mieux être sûr de ton coup quand tu te lances en master avec l'envie de poursuivre en doctorat, car tu t'orientes définitivement vers une période et un thème. Or, personnellement, j'ai plein de trucs en vue, et jamais le temps de tout voir, d'où l'idée de faire une pause pour creuser divers trucs et être certain du terrain sur lequel je vais commencer à bâtir. J'adorerais me farcir les écrits de Bède le Vénérable, et dans le même temps faire de l'ethnologie amérindienne (et apprendre dans le même temps un peu ce qu'est l'ethnohistoire), tout en ayant comme période générale de prédilection la moderne. C'est dire... Et puis il y a finalement tellement de périodes, de zones, de thèmes qui ne sont pas vraiment traitées en licence, faute de temps, que je trouve qu'il est très difficile de savoir vraiment vers quoi l'on veut s'orienter pour un master ! Le fossé entre "connaissances générales requises pour être licencié" et "connaissances générales requises pour choisir une spécialisation" me paraît énorme, héhé.


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Message Publié : 01 Avr 2015 18:29 
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Hérodote
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Inscription : 18 Mars 2015 21:30
Message(s) : 13
Bonjour à tous,
Merci des réponses que vous m'avez donné, je suis encore activement en recherche de solutions alors Victor si je peux te conseiller quelque chose, c'est d'envoyer des mails aux profs qui bossent sur ce qui te plait. Comme moi c'est vachement particulier, et assez "underground" donc les profs que je connais ne peuvent trop me renseigner et il faut aller voir ceux qui sont directement dedans, même si ça parait osé. Les réponses sont pas toujours chaleureuses mais faut passer au-delà de ça, de plus tu peux faire un master à distance de ton prof-tu sembles avoir pris des cours par correspondance, si t'as réussi à faire ça et avoir ta licence, c'est qu'un master devrait pas poser de problèmes vu la dose d'autonomie en plus-, c'est assez courant, je pense d'ailleurs faire ça, aller dans une fac et avoir un sujet de master avec un prof qui n'est pas forcément dans cette fac. Ca se fait bien. Quant aux amérindiens, tu peux demander à Stéphano Simiz si tu l'as pas déjà fait, c'est un de ses angles de recherche et il est vraiment très très sympathique !
Je suis dans le même cas pour la géo. Mais on m'a très souvent dit que ce n'était pas un problème puisque déjà tu pouvais faire une année de préparation pour l'agreg où tu auras les bases en géo et même plus, et après ça, beaucoup de gens la travaillent seuls, puisqu'ils n'ont pas pris le parcours classique H-G, et il parait que ça se fait très bien, que c'est une matière relativement facile à travailler seul.
Enfin concernant les enseignements trop généralistes.. C'est bien vrai ! Mais la seule issue c'est d'aller dans une fac où il y a LE prof qui étudie le truc que t'aimes, autrement, c'est pas possible, et en même temps on le comprends bien, chacun son angle d'étude et c'est pas forcément celui qu'on aime.. Sauf que ça on le réalise trop tard !! Mais on m'a aussi dit que ce n'était pas grave de ne pas avoir une énorme culture sur le sujet si tu veux faire un master sur un thème précis, pour la Norvège, alors que je connais RIEN a la Norvège médiévale mon prof m'assurait que si je faisais un master avec lui là-dessus ça irait quand même et qu'on s'adapte vite. Une culture "en surface" comme tu dis, suffit, prends-toi 5 bouquins dessus cet été et puis voilà.. En tout cas je compte faire ainsi et il parait que ça ira. C'est normal de pas avoir de bases profondes si on a pas eu de cours dessus. Tant que t'es passionné, c'est ce qui prévaut. C'est du moins ce que j'entends à droite et à gauche!


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Message Publié : 01 Avr 2015 19:29 
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Hérodote
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Inscription : 24 Fév 2013 17:58
Message(s) : 26
[quote Quant aux amérindiens, tu peux demander à Stéphano Simiz si tu l'as pas déjà fait, c'est un de ses angles de recherche et il est vraiment très très sympathique![/quote]


Entièrement d'accord! :D

Citer :
Je suis dans le même cas pour la géo. Mais on m'a très souvent dit que ce n'était pas un problème puisque déjà tu pouvais faire une année de préparation pour l'agreg où tu auras les bases en géo et même plus, et après ça, beaucoup de gens la travaillent seuls, puisqu'ils n'ont pas pris le parcours classique H-G, et il parait que ça se fait très bien, que c'est une matière relativement facile à travailler seul.


Permettez moi d'être dubitative en ce qui concerne les concours... Une année d'agreg ne suffit pas à se former en géo. Déjà parce qu'on a 1000 choses à faire en meme temps et pas des moindres, et qu'il faut aussi savoir faire des croquis, commenter une carte topo...

Sans aucune base cela me semble compliqué. Après tout dépend des gens. Pour moi, la géo était bien plus difficile à travailler seule que l'histoire- d'autant plus si l'on n'a jamais fait de dissert de géo de sa vie...

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Message Publié : 01 Avr 2015 20:48 
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Hérodote
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Inscription : 18 Mars 2015 21:30
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Je crois bien ça ! Mais beaucoup de gens en histoire se disent qu'ils ne passeront pas les concours à cause de cela or je voulais simplement souligner qu'il était possible, d'près ce que j'ai beaucoup entendu, de travailler la géo seul..C'est un peu démoralisant de voir toutes les connaissances à mobiliser pour l'agreg et en plus la géo, alors voilà, il parait vraiment que ça n'est pas si difficile.. Mais bon, ça n'empêche pas de commencer à avoir les bases dès le master si on veut préparer ça !


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Message Publié : 02 Avr 2015 0:46 
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Thucydide
Thucydide

Inscription : 26 Fév 2013 17:10
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Nogarette a écrit :
Je suis dans le même cas pour la géo. Mais on m'a très souvent dit que ce n'était pas un problème puisque déjà tu pouvais faire une année de préparation pour l'agreg où tu auras les bases en géo et même plus, et après ça, beaucoup de gens la travaillent seuls, puisqu'ils n'ont pas pris le parcours classique H-G, et il parait que ça se fait très bien, que c'est une matière relativement facile à travailler seul.

Hmmm… Je l’ai fait (arriver aux concours sans avoir mis le moindre doigt de pied dans la géo depuis la terminale), donc je dirais que oui, c’est possible de se mettre à jour et d’arriver à un niveau correct, et c’est possible de le faire seul (certaines facs proposent une préparation à la géo assez… légère, dirons nous :rool: ), mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est facile. Ça demande pas mal de boulot, et ce n’est pas une matière « facile », il y a à la fois les bases de connaissances et de pratique à acquérir, mais aussi la matière, sa mentalité, ses enjeux… à comprendre, de façon à ne pas faire de la géographie d’historien.

Après, ce qui est payant, c’est que beaucoup de candidats sont ouvertement nuls en géo, ou ne font pas l’effort de s’y plonger dedans, donc si tu arrives à faire une copie ou un oral avec une mentalité de géographe, le jury ou les correcteurs sont très contents.

Puis c’est toujours possible de commencer à bosser dans son coin la géo, pendant le master, en vue des concours.


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Message Publié : 02 Avr 2015 6:29 
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Hérodote
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Inscription : 18 Mars 2015 21:30
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J'aurais pas du dire facile, mais possible a faire, disons! C'est vrai que facile est mal choisi.
Mais t'entends quoi par l'esprit géographe ? S'y intéresser sincèrement et/ou avoir une réelle culture la-dedans ?


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Message Publié : 02 Avr 2015 16:23 
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Thucydide
Thucydide

Inscription : 26 Fév 2013 17:10
Message(s) : 33
Nogarette a écrit :
Mais t'entends quoi par l'esprit géographe ?

C’est ce qui revient régulièrement dans les rapports de jury. Je crois qu’on fait les choses avec des a priori d’historiens, surtout quand l’exercice nous semble familier (la dissertation, par exemple). Alors qu’en fait, il y a une certaine rigueur qui demande de s’approprier leur façon de penser, de s’exprimer, leurs enjeux, leurs dadas… ce qui permet d’une part de faire à la façon des géographes, et d’autre part de le faire habilement (comme en histoire, au début, on ne saisit que superficiellement la logique de tel ou tel plan, et on fait quelque chose de maladroit ou artificiel, et à force de pratiquer et de lire de l’épistémologie, on comprend les choses plus profondément, et on arrive à un peu plus de subtilité dans ses problématiques et plans).

Quand on prépare les concours, on voudrait aller à l’essentiel, alors on se concentre sur les questions au programme et les manuels qui s’y consacrent. Pourtant, j’ai eu l’impression de beaucoup progresser en me décentrant un peu de ça, pour prendre le temps de lire de l’épistémologie (il y avait le P. Clerc, Géographies…, mais d’autres aussi, je n’ai plus les titres en tête), des manuels de licence en lien avec la question, pour bosser le vocabulaire (et y compris en géo physique) avec les dictionnaires (Lévy-Lussault, Brunet, George-Verger…), et la méthodologie (la dissert, mais aussi ce qui est spécifique, comme les croquis et le commentaire de carte topo, ce qui se fait en lien avec le programme).
Nogarette a écrit :
S'y intéresser sincèrement et/ou avoir une réelle culture la-dedans ?

Ça revient un peu au même, non ? Le jury ne te jugera pas sur ta sincérité, mais pour se plonger dans une discipline, il faut quand même réussir à y trouver un minimum d’intérêt.


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