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Message Publié : 20 Juil 2011 10:49 
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Hérodote
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Localisation : Dijon
Bonjour,

J'aimerai savoir si ces trois situations professionnelles existent en fac:

- enseignant-chercheur
- chercheur
- enseignant

Et en particulier la fonction d'enseignant exclusive...

j'ai entendu moult fois parler de la nécessité financière qui oblige les chercheurs à enseigner et je sais donc que le cas de chercheur exclusif doit se trouver rare. Mais j'aimerais savoir si c'est une obligation légale et/ou financière en tant qu'enseignant d'université de se faire également chercheur.

J'aimerai enseigner en fac, profiter de cette liberté intellectuelle d'échanges avec l'étudiant sans m'engager dans la recherche qui, à terme, je pense, me fatiguerait.

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"Toute connaissance est bonne à prendre" Dixit Kushiel, Tome 1, Jacqueline Carey


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Message Publié : 20 Juil 2011 11:16 
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Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile
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Lisande a écrit :
Bonjour,

J'aimerai savoir si ces trois situations professionnelles existent en fac:

- enseignant-chercheur
- chercheur
- enseignant

Et en particulier la fonction d'enseignant exclusive...

j'ai entendu moult fois parler de la nécessité financière qui oblige les chercheurs à enseigner et je sais donc que le cas de chercheur exclusif doit se trouver rare. Mais j'aimerais savoir si c'est une obligation légale et/ou financière en tant qu'enseignant d'université de se faire également chercheur.

J'aimerai enseigner en fac, profiter de cette liberté intellectuelle d'échanges avec l'étudiant sans m'engager dans la recherche qui, à terme, je pense, me fatiguerait.


Le métier d'un universitaire c'est enseignant chercheur. Il existe un très petit nombre d'enseignant exclusifs sous forme de personnels de statut du secondaire détachés mais ils n'ont pas accès à tous les niveaux d'enseignement, de plus la plupart ont été recrutés parce qu'ils ont des thèses en cours et font quand même de la recherche. Les chercheurs exclusifs travaillent pour le CNRS qui rattache éventuellement certains de ses chercheurs à une université.
Mais, comme je le disais les titulaires recrutés par les universités sont des enseignants chercheurs. Leur statut prévoit 50% d'enseignement et 50% de recherche. Dans la pratique il y a des variantes, surtout si certains ont en plus de lourdes tâches administratives, mais le système des équipes de recherche est devenu assez contraignant et on n'a pas intérêt à être un chercheur non publiant.
J'ajouterai qu'en sciences humaines pour beaucoup l'enseignement est bien plus qu'une nécessité financière, former et transmettre est loin d'être une tache ingrate c'est le complément naturel de la recherche.

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Alceste

Que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants... ne soient pas des signaux de haine et de persécution...

La prière de Voltaire, Traité sur la tolérance, Chapitre XXIII


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Message Publié : 20 Juil 2011 11:20 
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Polybe
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Inscription : 02 Mai 2010 13:59
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Question intéressante :)

On pourrait facilement répondre: Dans ce cas, passez le capes et enseignez au lycée. Mais le lycée, c'est tellement différent ! Beaucoup de points négatifs: Les élèves sont loin d'être passionnés et sont obligés de suivre vos cours... et passer du temps à préparer un cours qui n'intéressera quasiment personne, c'est pas tellement épanouissant. Je rajouterai aussi le découpage des périodes historiques enseignées, qui à mon sens est vraiment dommage... c'est bien simple au lycée on étudie l'histoire contemporaine, point barre. A croire que les autres périodes sont moins importantes (ne me dites pas que c'est enseigné au collège, personne ne se souvient de ses cours de collège sur l'antiquité, le moyen-âge et l'époque moderne).

Enseigner en fac en revanche c'est, je pense, beaucoup plus enrichissant ! On se retrouve face à des gens adultes qui sont passionnés et à ce moment là l'échange devient possible et productif :)

Etre enseignant en fac, et seulement enseignant, pourrait être une jolie façon de s'épanouir dans le milieu pour ceux que la recherche n'attire pas plus que ça à long terme !

Alors, est-ce possible ? je ne pense pas. Rien que techniquement, je vois mal comment un enseignant de fac pourrait remplir son emploi du temps en ne comptant que des heures de cours...


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Message Publié : 20 Juil 2011 13:22 
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Pierre de L'Estoile
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Inscription : 27 Avr 2008 14:42
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Wedja a écrit :
Question intéressante :)



Alors, est-ce possible ? je ne pense pas. Rien que techniquement, je vois mal comment un enseignant de fac pourrait remplir son emploi du temps en ne comptant que des heures de cours...


Ce n'est pas une question d'emploi du temps. L'enseignant chercheur doit 192 heures d'enseignement et tout ce qui va avec (examens etc...). Dans la pratique à cause du manque de postes il fait beaucoup plus d'heures que ça. Ensuite il doit être inscrit dans une équipe de recherche, c'est à lui de gérer son apport à l'équipe, mais il ne doit pas être inexistant. Autrefois certains ne faisaient plus de recherche après leur thèse, mais maintenant ça ne se passe plus ou alors les conséquences peuvent être fâcheuses. Je me permettrai aussi une chose le but premier n'est pas l'épanouissement de l'enseignant mais celui des étudiants qui ont besoin d'être formés par des chercheurs. J'ajoute que maintenant on est surtout recruté sur son profil de chercheur en fonction des équipes.
En fait si on veut enseigner à un niveau universitaire sans être chercheur, il faut être professeurs de classe préparatoire, mais pour ça il y a peu d'élus et il vaut mieux être agrégé. Ensuite il faut être bien vu par l'inspection.

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Message Publié : 20 Juil 2011 13:27 
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Hérodote
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Qu'entends-tu par "être bien vu de l'inspection"? Les inspections régulières?
A part l'agrégation, tu connais les modalités d'accès?

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Message Publié : 20 Juil 2011 14:00 
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Pierre de L'Estoile
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Lisande a écrit :
Qu'entends-tu par "être bien vu de l'inspection"? Les inspections régulières?
A part l'agrégation, tu connais les modalités d'accès?


Je veux dire tout bêtement que les postes en classe préparatoire sont pourvus sur avis de l'inspection. Les modalités d'accès c'est de postuler sur ces postes qui même situés dans les lycées font l'objet d'une demande spécifique. Mais c'est même pas la peine d'y penser si l'on n'a pas les concours et plutôt l'agrégation et pas mal d'années d'expérience en lycée.

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Message Publié : 20 Juil 2011 14:07 
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Hérodote
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Merci pour les renseignements.

Sortant moi-même d'une prépa, je ne sais pas si de toute façon j'aurai voulu m'y réembarquer, même du côté des professeurs, qui en chient autant que nous sur les programmes exotiques ou tordus.

Du coup, il ne me reste plus qu'à étudier de près où en sont les réformes pour le lycée, voire si ça peut donner des perspectives alléchantes... L'histoire contemporaine n'est pas si détestable mais les thèmes étudiés ces dernières années assez.

Pour l'instant, je n'avais envisagé de passer que l'agrégation. A voir si je me lance dans la recherche. J'ai déjà deux ans de master à assurer et à exploiter au mieux pour juger de mes envies même si, pour l'instant, je suis diablement excitée et impliquée dans cette première aventure.

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Message Publié : 20 Juil 2011 15:14 
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Pierre de L'Estoile
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Lisande a écrit :
Merci pour les renseignements.

Sortant moi-même d'une prépa, je ne sais pas si de toute façon j'aurai voulu m'y réembarquer, même du côté des professeurs, qui en chient autant que nous sur les programmes exotiques ou tordus.

Du coup, il ne me reste plus qu'à étudier de près où en sont les réformes pour le lycée, voire si ça peut donner des perspectives alléchantes... L'histoire contemporaine n'est pas si détestable mais les thèmes étudiés ces dernières années assez.

Pour l'instant, je n'avais envisagé de passer que l'agrégation. A voir si je me lance dans la recherche. J'ai déjà deux ans de master à assurer et à exploiter au mieux pour juger de mes envies même si, pour l'instant, je suis diablement excitée et impliquée dans cette première aventure.


En fait ce n'est pas en L3 qu'on décide de devenir professeur d'université. Et si on a trouve les programmes de prépa chiants ou tordus. Il vaut mieux abandonner l'idée tout de suite, ceux de l'université sont encore beaucoup plus pointus.

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Message Publié : 20 Juil 2011 15:18 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 18 Jan 2008 13:49
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Localisation : Paris
Bonjour.

Au-delà des questions statutaires, le lien entre enseignement et recherche est fondamental au fonctionnement des institutions d'enseignement supérieur. Présent dans quasiment tous les systèmes éducatifs du monde, il assure que les étudiants soient au contact de la "connaissance qui se fait", et non pas en seconde ligne.

Pour les postes en prépa, l'agrégation est obligatoire et la thèse plus que chaleureusement recommandée. C'est plutôt une affaire de choix de l'enseignant-chercheur. J'ai connu une maître de conférences qui a ainsi choisi de repartir au lycée pour obtenir un poste en prépa, et je crois que cet exemple n'est pas totalement isolé.

Pour la fatigue, mon ressenti partagé sans doute par d'autres, c'est que l'enseignement fatigue beaucoup plus que la recherche !

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Ira principis mors est


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Message Publié : 20 Juil 2011 15:29 
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Pierre de L'Estoile
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Cornelis a écrit :
Bonjour.


Pour la fatigue, mon ressenti partagé sans doute par d'autres, c'est que l'enseignement fatigue beaucoup plus que la recherche !

Sûrement et puis il prime, mais ça peut être de la bonne fatigue si ça se passe dans une bonne ambiance.
Et puis dans la recherche il y a encore plusieurs parties, la recherche proprement dite qui est passionnante et l'écriture qui est plus ennuyeuse.

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Message Publié : 20 Juil 2011 15:43 
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Hérodote
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Inscription : 16 Sep 2010 17:31
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Bonjour.

Ayant été moi-même enseignant en université pendant et après ma thèse, je confirme ce qui a été dit précédemment.

Les titulaires enseignent et font de la recherche. L'un ne va pas sans l'autre.
Pour enseigner, et uniquement enseigner, il faut faire des vacations (ou avoir été détaché du secondaire). Mais vacataire est un statut ingrat qui ne permet pas d'avoir un salaire décent (on est payé en une fois, a l'issue du semestre, et non pas par mois). Par ailleurs, une fois le service accompli, aucune garantie de pouvoir poursuivre. En tout cas, je me suis fait "remercier" après 6 années de bons et loyaux services car un titulaire a été nommé sur le poste. C'est vraiment décourageant.

Sans vouloir décourager ceux qui aimeraient passer un doctorat pour devenir enseignant-chercheur, je vais vous donner mon avis.

C'est vrai que c'est enrichissant, mais malheureusement, une fois le doctorat en poche, peu d'élu pour enseigner en tant que Maître de conférence. Il faut des publications (normal), une mention "très honorable avec félicitations du jury" et il est conseillé d'avoir un concours d'enseignement du second degré pour pouvoir prétendre à l'inscription sur les listes du Conseil National des Université (rien que çà, c'est déjà extrêmement difficile à obtenir).
Une fois la qualification en poche, il faut entrer en concurrence avec les autres prétendants à un poste pour pouvoir obtenir le sien. Croyez-moi, le feu n'en vaut pas toujours la chandelle. Le mieux, c'est de commencer par obtenir un concours (capes ou agreg), puis d'entamer une thèse. Seulement voilà, avec l'histoire du master "enseignement", cela ne sera plus vraiment possible puisque pour faire une thèse, il sera demandé un master "recherche" et non pas "enseignement". A moins d'obtenir les deux masters, il sera donc difficile d'obtenir le concours puis se lancer dans une thèse.

Enfin, je voudrais revenir sur un point que j'ai lu plus haut, comme quoi il serait plus enrichissant d'enseigner en université qu'en collège ou en lycée. Personnellement, ayant fait les deux, ma préférence va désormais à l'enseignement secondaire (collège pour ma part) car les élèves n'y sont pas de simples consommateurs contrairement aux étudiants que j'ai eu : ils se contentaient de noter le cours sans s'y interesser outre-mesure. Avec des élèves de collège (et de lycée dans une moindre mesure), les cours sont plus ou moins animés grâce au jeu de la participation. J'ai rarement observé cela avec des étudiants en université.


Dernière édition par fenryl le 20 Juil 2011 15:47, édité 1 fois.

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Message Publié : 20 Juil 2011 16:02 
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Hérodote
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Me sentant un peu visée, je trouve injuste, Alceste, de dire qu'en L3, on ne peut penser à devenir (entre autres) professeur d'université. Bien sûr que c'est le moment! Il faut déjà prévoir l'enchainement des années, formations, etc.

Toutefois, je ne dis pas que ma vocation ait largement été mûrie, mes sentiments envers les divers postes fluctuent encore. L'enseignement fait partie des options à considérer, sans compter les différentes possibilités qu'il contient. d'où l'intérêt d'avoir posé les questions sur les possibilités matérielles afin d'éliminer ce qui ne me convient pas et tester mes "vocations".

Peut-être aussi pensais-tu plutôt qu'en L3 il faille penser simplement aux concours de l'enseignement et différer le travail pour débarquer en université?

Par ailleurs, en y réfléchissant, je me demande si je n'ai pas le préjugé de croire que l'enseignement, au bout de dix ans, s'installe dans une routine (de la méthode ou du contenu?)... Bon point ou pas?

D'un autre côté, être chercheur "toute sa vie" doit venir au fur et à mesure plus difficile, non? Ou est-ce qu'au contraire, on intègre définitivement les codes de la recherche, et on se délecte comme de petits gâteaux de chaque réflexion mise au jour?

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Message Publié : 20 Juil 2011 18:10 
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Pierre de L'Estoile
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Lisande a écrit :
Me sentant un peu visée, je trouve injuste, Alceste, de dire qu'en L3, on ne peut penser à devenir (entre autres) professeur d'université. Bien sûr que c'est le moment! Il faut déjà prévoir l'enchainement des années, formations, etc.

Toutefois, je ne dis pas que ma vocation ait largement été mûrie, mes sentiments envers les divers postes fluctuent encore. L'enseignement fait partie des options à considérer, sans compter les différentes possibilités qu'il contient. d'où l'intérêt d'avoir posé les questions sur les possibilités matérielles afin d'éliminer ce qui ne me convient pas et tester mes "vocations".

Peut-être aussi pensais-tu plutôt qu'en L3 il faille penser simplement aux concours de l'enseignement et différer le travail pour débarquer en université?

Par ailleurs, en y réfléchissant, je me demande si je n'ai pas le préjugé de croire que l'enseignement, au bout de dix ans, s'installe dans une routine (de la méthode ou du contenu?)... Bon point ou pas?

D'un autre côté, être chercheur "toute sa vie" doit venir au fur et à mesure plus difficile, non? Ou est-ce qu'au contraire, on intègre définitivement les codes de la recherche, et on se délecte comme de petits gâteaux de chaque réflexion mise au jour?


En général, les chercheurs continuent après la retraite. Ce n'est pas une question de code mais de passion. Ce que je voulais dire c'est qu'un docteur sur 100 devient enseignant chercheur. C'est déjà un aboutissement et pas une entrée dans la vie. Commencer par viser enseignant tout court est un bon début. En science c'est différent mais ils rament pas mal dans les labos avant d'avoir des postes. Et puis en toute franchise avoir trouvé les programmes de Khâgne tordus, n'est pas un très bon point.

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Message Publié : 21 Juil 2011 9:51 
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Hérodote
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Localisation : Dijon
En toute franchise, même je ne me refuse pas la possibilité de faire de la recherche, ma vocation est loin d'être faite en la matière et peut-être ta manière de procéder est-elle la meilleure... Enseigner en lycée, puis voir pour tenter l'université.

Même si c'est difficile de l'admettre, je comprends que trouver les programmes de khâgne exotiques et tordus n'est pas un très bon point.

J'entendais par "exotique" des programmes qui sortaient du cadre de la France alors même que j'aurais souhaité déjà maîtriser un temps soit peu notre pays aux différentes époques... Je pense par exemple à "La Méditerranée, de 1798 à 1956". Je suis restée sur ma faim par moments sur les évènements français et perdue sur des notions culturelles liées à l'Empire ottoman et ses provinces.

"Tordu" était peut-être de trop en fait. J'ai juste eu l'impression de rater mon immersion dans le champ de l'Histoire qui, selon moi, aurait dû commencer par l'Histoire de France...

Mais a posteriori, l'année d'hypokhâgne, où j'ai étudié et l'histoire grecque et l'histoire de la France dans le dernier quart du XIXe siècle ne correspond pas à ces qualificatifs: je m'y sentais bien.

Bref, c'est la réaction systématique que j'ai lorsque je replonge dans les souvenirs de mes années prépa. Pour ma troisième année de licence, j'ai eu l'occasion de souper de l'histoire de France et aussi de m'évader vers d'autres pays. L'URSS de Staline m'a déplu mais je me suis régalée avec "L'Espagne et la violence au XXe siècle".

Tout ne me semble donc pas perdu... C'est de cette année de fac que me vient l'envie de découvrir et d'enseigner des nouveaux horizons (uniquement disponible au rayon universitaire). Maintenant que j'ai les bases, j'ai envie de décoller vers des thèmes précis ou d'autres pays (si possible sans revivre le cauchemar de prépa) et de mener ma propre barque.

Quant à ma vision des professeurs de prépa de l'époque, j'avais l'impression que certains ne s'y plaisaient pas ou plus: l'un voulait à tout prix repartir dans la recherche et détestait le cours qu'on lui avait attribué (a priori son domaine c'était l'histoire moderne alors qu'il nous enseignait l'époque classique grecque), un autre appliquait la technique du moindre effort, sans compter le mépris plus ou moins affiché pour les éternels idiots qu'ils avaient devant eux. Ce qui m'a fait penser que ça devait rester intense de refaire des programmes tous les ans même s'ils en avaient souvent déjà les connaissances. La fatigue est peut-être surtout psychologique: imaginer les sujets pour les élèves, faire face à ceux qui plongent... J'ai encore le souvenir des échecs de mes camarades et des miens: pas très gratifiant de voir peut d'élèves admissibles.

Mes sentiments vis à vis de la prépa sont encore trop chaotiques, je pense, pour avoir franchement envie de m'engager dans cette voie, de l'autre côté de la barrière...

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Message Publié : 21 Juil 2011 10:27 
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Salluste
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Inscription : 23 Mai 2007 13:53
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Localisation : Alba
On peut enseigner a l'universite en tant que :

doctorant : Enpreparant sa these de doctorat on donne des vacations cours/TD, bien que si j'ai bien compris la recente reforme, maintenant tous les thesards ont de l'enseignement.

Maitre de conference (enseignant-chercheur) : Ils ont une (lourde) charge d'enseignement (192h je crois), doivent aussi faire de la recherche, ils sont aussi paye pour ca.

ATER : En general se sont des docteurs qui viennent de finir leur these et plus des thesards qui ont depasse leur bourse de 3 ans. Ils doivent enseigner mais on aussi une tache de recherche.

PRAG : docteur agrege, qui ne fait qu'enseigner a l'universite, n'a pas de charge de recherche

CNRS : peut enseigner si il le souhaite, mais ne sera pas ou tres peu remunerer pour.

Post-doctorant : n'a pas en general de charge d'enseignement mais y a toujours moyen de s'arranger si il le desire et si son superviseur et sympa.

Charge de recherche dans une institut : Ca depend en general de l'institut, mais on a souvent a fournir de l'enseignement, bien moins que les 192h d'un maitre de conference.

Avec le regroupement des universite/institut/labo/UMR etc.. en pole "d'excellence" tout se retrouve un peu melange et la distinction entre ecole d'inge, institut de recherche, universite ne se fera plus vraiment, c'est pour ca que j'ai ajoute le cas des instituts de recherche, qui n'etait pas l'universite jusqu'a maintenant (donc hors sujet) mais administrativement maintenant ce n'est plus aussi clair.


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