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Message Publié : 07 Fév 2012 23:55 
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Salluste
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Duc de Raguse a écrit :
Il faut être avant tout dans les "bons coups" et aux bons endroits, dans les bons moments.


... et avoir la chance de Marc Ferro (note de courage à ceux qui rateront encore l'agrégation cette année: imaginez-vous la bête, Marc Ferro, qui sommeille en chacun de vous) ! :mrgreen:
Il a raté sept fois l'agrégation, a fait un doctorat alors qu'il était déjà assez âgé je crois (proche de la cinquantaine ?) mais a été remarqué par Fernand Braudel.


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Message Publié : 08 Fév 2012 9:24 
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Et Marc Bloch alors ? Se sentant puni à Strasbourg (puisqu'il visait autre chose au départ...), qui n'en fonde pas moins avec son nouvel ami les Annales.

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Alphonse de Lamartine


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Message Publié : 08 Fév 2012 13:27 
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Salluste
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Inscription : 20 Déc 2010 21:48
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Vous auriez pu me citer un autre exemple ! :mrgreen:
Parce que Marc Bloch, lycéen à LLG, normalien, agrégé, il est justement dans les parcours classiques évoqués plus haut. Petite question au passage: Marc Ferro n'a-t-il pas du tout l'agrégation ? Ce serait étonnant tout de même pour cet historien, dont la postérité retiendra sans doute son travail pionnier sur le cinéma et ses ouvrages sur l'U.R.S.S.


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Message Publié : 08 Fév 2012 15:14 
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Localisation : Provinces illyriennes
Citer :
Parce que Marc Bloch, lycéen à LLG, normalien, agrégé, il est justement dans les parcours classiques évoqués plus haut.

Certes, mais justement, malgré cette "voie royale" comme parcours, ainsi que par ses antécédents familiaux, il ne se retrouvequ'enseignant en lycée...
Son premier poste, il l'obtient dans une Université où il ne souhaite pas véritablement se rendre (malgré ses origines).

Citer :
Ce serait étonnant tout de même pour cet historien, dont la postérité retiendra sans doute son travail pionnier sur le cinéma et ses ouvrages sur l'U.R.S.S.

Pourquoi ? L'agrégation n'a jamais été obligatoire pour être recruté comme enseignant-chercheur ou chercheur. (La thèse, au contraire, si)
Par ailleurs, malgré tout, elle n'est pas un gage d'excellence dans la recherche disciplinaire. L'agrégé a été jugé comme étant bon à se questionner, à synthétiser (ingurgiter ?) un certain nombre de travaux scientifiques, à éclairer un sujet de manière ordonnée et argumentée. Cela n'en fait pas un historien pour autant.
Mais encore une fois, les posts de ce fil ne me semblent pas toujours définir l'historien de la même façon.

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 Sujet du message : les débouchés
Message Publié : 24 Mars 2012 13:41 
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Salluste
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Inscription : 17 Mars 2012 19:12
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les universités d'histoire ont mauvaise presse. Elles sont familièrement surnommées "les usines à chômeurs"... Pensez-vous néanmoins qu'hormis l'enseignement les études d'histoire permettent d'obtenir des débouchés professionnels?
je ne veux pas lancer de débats stériles mais si des gens veulent en parler, ce serait avec plaisir.


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 Sujet du message : Re: les débouchés
Message Publié : 24 Mars 2012 14:25 
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Eginhard
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Inscription : 04 Juin 2008 20:24
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Une statistique dans le Nouvel Obs du début de l'autonme 2011 montrait que le taux de chômage à 1 an des étudiants sortis d'un cursus d'histoire était inférieur à celui des étudiants d'un même niveau sortant de Droit...Est-ce que qq'un aurait gardé cette page pour nous rafraîchir la mémoire ?
Avant de postuler que les facs d'histoire sont des "usines à chômeurs", il faudrait apporter qq chiffre précis.

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"Denken heisst überschreiten" : Penser signifie faire un pas au-delà. Ernst Bloch (1885-1977)


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Message Publié : 13 Mars 2013 13:39 
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Hérodote
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J'ai lu avec attention les messages postés ici et je ne peux m'empêcher de me demander quelles sont les chances des étudiants qui se découvrent l'envie d'intégrer l'enseignement supérieur de manière tardive. Par tardive, je veux dire après avoir passé l'âge pour postuler à l'E.N.S. et après avoir déjà acquis une licence voire un master avec plus ou moins de réussite.

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Athos, Porthos, au revoir. Aramis, à jamais, adieu !


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Message Publié : 13 Mars 2013 14:54 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines
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Inscription : 26 Déc 2005 21:13
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Woland a écrit :
J'ai lu avec attention les messages postés ici et je ne peux m'empêcher de me demander quelles sont les chances des étudiants qui se découvrent l'envie d'intégrer l'enseignement supérieur de manière tardive. Par tardive, je veux dire après avoir passé l'âge pour postuler à l'E.N.S. et après avoir déjà acquis une licence voire un master avec plus ou moins de réussite.


Ces chances sont faibles, mais elles existent. Le problème, c'est qu'il faut montrer que l'on a des capacités pour être pris en doctorat. Mais la situation actuelle est telle qu'il se trouvera bien des Universités de province pour vous prendre. Par contre, ensuite, il faut se constituer un dossier scientifique solide (thèse bien sûr, mais aussi articles, participations à des colloques) pour pouvoir espérer un poste. La pression du nombre de candidats potentiels est telle que, le plus souvent, on attend implicitement des candidats à un poste dans le supérieur qu'ils soient agrégés. On peut être recruté contre des normaliens, mais c'est effectivement très difficile et il faut avoir assuré ses arrières: ne vous lancez pas dans un doctorat sans financement (et avoir l'agreg permet justement de garantir son avenir).

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«L'humanité est comme un paysan ivre à cheval: quand on la relève d'un côté, elle tombe de l'autre.»
(Martin Luther)


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Message Publié : 15 Mars 2013 11:38 
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Polybe
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Aigle a écrit :
Le décor ainsi planté pouvez m'indiquer la meilleure voire pour une carrière d'historien : s'agi t il du parcours sacro saint hypokhagne/khâgne/Ulm ? ou bien l'ENS Lyon offre-t-elle les mêmes débouchés (et dans ce cas faut il plutôt choisir la spécialité Sciences humaines ?), et qu'en est il des Chartes ou des études d'histoire à l'université ?

Pour la révolution et l'empire Sciences Po est il une formule intéressante ? éventuellement en doublant avec une licence d'histoire à l'université ?


Réponse rapide et à plusieurs facettes :
- en 2nde, s'il est bon d'avoir des idées, des passions, et un objectif, il me semble très dangereux d'avoir une vision de "carrière"...
- Ulm est plus facile à avoir que Lyon de nos jours, et aussi un écosystème assez différent (plutôt classes sociales plus élevées, issues de familles en moyenne plus conservatrices) de ce que j'en connais pour avoir préparé Lyon (et été à 2 points de l'admissibilité à Ulm en préparant quatre épreuves en 2 jours).
- Le cursus a été changé, et l'hypokhâgne ouvre maintenant énormément de portes avec la BEL : les étudiants peuvent passer très facilement les concours pour les écoles de commerce (qui, de mon temps, étaient assez faciles à avoir quand on était bon, vu que les meilleurs ne les passaient généralement pas)
- Les programmes ont aussi changé, et le tronc commun est maintenant toujours contemporanéiste si je ne me trompe pas, mais en spécialité, on voit deux autres questions chaque année, cela permet d'avoir une petite idée de chaque période. Car en seconde on ne peut pas se dire "je veux être maître de conférence sur la Révolution", ou faut avoir un environnement familial très spécial !
- Sciences Po est parmi le top pour l'histoire contemporaine je pense, quant à l'articulation révolutionnaire, je ne saurais être catégorique... mais il y a plusieurs modernistes de renom à Sciences Po à présent, et j'ai des camarades de master qui avaient fait leur mémoire sur des questions de l'Empire, de la Révolution, et même des XVIIe et XVIIIe siècles.
- en conclusion, je conseillerais, comme je l'ai toujours dit à des lycéens, de tenter une hypokhâgne : ça ne coûte rien si on l'aborde avec l'esprit qu'il faut (sans trop de pression, sans trop de glandouille), on a des équivalences totales si on se débrouille, et maintenant en plus il y a des débouchés en masse (de l'ENS à Saint-Cyr en passant par les ESC, les IEP, les écoles de journalisme...). J'ai eu les meilleurs amis de ma vie en prépa, les profs dont j'ai été et suis encore le plus proche, bref ce fut une période super malgré une fin assez agaçante (j'ai raté l'ENS à peu de points, pour la 2e fois, et en m'engueulant avec mon jury d'histoire à la "confession").

Cela dit, il est difficile de donner des conseils à un adolescent qu'on ne connait pas. A vous de les personnaliser ;-).


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Message Publié : 15 Mars 2013 11:41 
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Polybe
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Localisation : Banlieue Parisienne
Duc de Raguse a écrit :
Pourquoi ? L'agrégation n'a jamais été obligatoire pour être recruté comme enseignant-chercheur ou chercheur.


Depuis quelques années, hélas, si ; à moins d'avoir un bon coup de piston... C'est le revers de la hausse du nombre de postulants et de la baisse relative du nombre de postes. Bien sûr, ce n'était pas le cas à l'époque dont vous parlez, mais nous nous éloignons tous du sujet posté par Aigle si l'on suit cette voie (qui est cependant celle que le titre induisait).


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Message Publié : 15 Mars 2013 11:59 
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Localisation : Provinces illyriennes
Citer :
C'est le revers de la hausse du nombre de postulants et de la baisse relative du nombre de postes.

Nous sommes d'accord : c'est une pratique qui s'est imposée majoritairement (mais il demeure encore une minorité...) en fonction de ce contexte (qui n'est pas près de s'arranger...), mais statutairement ce n'est pas obligatoire. :wink:

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Message Publié : 16 Mars 2013 16:29 
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Hérodote
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Aigle a écrit :
Pardonnez le flou du titre de ce message mais je m'adresse aux historiens et futurs historiens présents sur ce forum pour recueilli quelques informations à l'attention d'un membre de ma famille (élève de 2de) qui envisage de s'orienter vers une carrière d'historien - sachant qu'il hésite encore entre l'antiquité, la Révolution et l'empire (et qu'il étudie l'italien en langue vivante 2 ce qui pourrait le conduire à s'interreser à la péninsule ...)

Le décor ainsi planté pouvez m'indiquer la meilleure voire pour une carrière d'historien : s'agi t il du parcours sacro saint hypokhagne/khâgne/Ulm ? ou bien l'ENS Lyon offre-t-elle les mêmes débouchés (et dans ce cas faut il plutôt choisir la spécialité Sciences humaines ?), et qu'en est il des Chartes ou des études d'histoire à l'université ?

Pour la révolution et l'empire Sciences Po est il une formule intéressante ? éventuellement en doublant avec une licence d'histoire à l'université ?

Bref faut il choisir dès le lycée la période sur laquelle il souhaitera travailler ?

Je remercie d'avance ceux d'entre vous qui éclaireront notre lanterne !


Il y a aussi la possibilité de partir et faire l´ensemble de ses études à l´étranger. Par exemple il n´y pas de meilleur endroit pour étudier l´histoire anglaise que certaines universités anglaises. Idem pour l´histoire de la péninsule italienne et quelques universités transalpines. En outre, et bien qu´il ne s´agit pas de développer une stratégie d´évitement des concours du secondaire, les candidats qui ont fait l´ensemble de leur cursus académique à l´étranger sont tacitement exemptés du requis officieux d´être lauréats de l´agrégation d´histoire pour obtenir un poste de MCF.


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Message Publié : 16 Mars 2013 19:04 
Álvaro a écrit :
Il y a aussi la possibilité de partir et faire l´ensemble de ses études à l´étranger. Par exemple il n´y pas de meilleur endroit pour étudier l´histoire anglaise que certaines universités anglaises. Idem pour l´histoire de la péninsule italienne et quelques universités transalpines. En outre, et bien qu´il ne s´agit pas de développer une stratégie d´évitement des concours du secondaire, les candidats qui ont fait l´ensemble de leur cursus académique à l´étranger sont tacitement exemptés du requis officieux d´être lauréats de l´agrégation d´histoire pour obtenir un poste de MCF.


Je confirme. C'est un plus car tout est fait pour réaliser ses études à l'étranger (Erasmus, lectorat et assistanat de Français, ...).
De plus, une fois à l'étranger, il est toujours possible de se faire recruter localement. On peut donc devenir "historien" à l'étranger, dans une université locale. Les salaires y sont parfois plus intéressants, le niveau est aussi élevé qu'en France, ... A voir.


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Message Publié : 04 Jan 2014 12:09 
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Jean Mabillon
Jean Mabillon

Inscription : 07 Sep 2008 15:55
Message(s) : 2533
je reviens pour vous donner des nouvelles de l'élève en question : il est en TL (avec toujours latin, grec, anglais et italien) et semble donner maintennant sa préférence à l'antiquité grecque et romaine - que ce soit l'histoire ancienne ou la littérature. Ilse pose maintenant la question de la meilleure voie (en dehors des ENS) vers l'étude de l'antiquité (avec pour préoccupation implicite d'éviter d'avoir un jour à devenir prof du secondaire): chartes ? agreg d'histoire ? de lettres classiques ?

Il a entendu dire que l'agreg de grammaire était plus prestigieuse que celle de lettes classiques et pouvait donner plus facilement accès à la recherche universitaire (ou à l'enseignement en classe prépa littéraire) dans le domaine de l'histoire ou de la litterature greco-romaines.

Qu'en pensez vous ?


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Message Publié : 04 Jan 2014 16:54 
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Plutarque
Plutarque

Inscription : 17 Sep 2013 8:52
Message(s) : 141
De plus en plus de collègues historiens antiquisants se plaignent des recrutements d'agrégés de lettres classiques. Et je n'avais jamais entendu dire que l'agrégation de grammaire était plus prestigieuse. Je ne dis pas que ce n'est pas vrai, mais je ne l'ai jamais entendu dire (et tous les collègues antiquisants que j'ai qui ne sont pas agrégés d'histoire sont agrégés de lettres classiques, pas de grammaire).


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