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Message Publié : 01 Sep 2003 12:27 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 10 Juil 2002 10:44
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Localisation : N Belgique / Liège / Province de Liège / Wallonie
Durant tout le Moyen Age, on assiste régulièrement à un retournement des armes les plus efficaces. On mise sur l'infanterie, la cavalerie etc...

Au XIVe, s'y ajoute un aspect plus idéologique. Les bourgeois vont vouloir obtenir plus d'avantages et pour cela devoir à certaines occasions prendre les armes.
Ainsi la célèbre bataille de Courtrai voit la victoire des milices sur la cavalerie française, la meilleure d'alors. Pourquoi :?: Parce que la formation défensive des lanciers déterminés à conserver leurs avantages leur permet de bloquer la charge de cavalerie.
Mais cette disposition a un désavantage: Elle est inefficace et dangereuse en cas d'attaque: Le manque de formation théorique et pratique les empêche de manoeuvrer efficacement la cavalerie.
Ainsi, les milices bourgeoises vont être la réferrence vu leur "disponibilité" et leur "efficacité".

Mais comme je l'ai dit, elles ne permettront pas de mener une attaque et donc ne seront utilisables qu'en cas de défense.
De plus, elles vont devenir de plus en plus difficiles à mobiliser, vu qu'"on est content de ce qu'on a".
Et finalement, elles vont vivre leur déchéance avec l'émergence de l'infanterie professionnelle, mercenaire et équipées des armes à feu.

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"La culture de la pomme de terre est un témoin géographique de la découverte de l'Amérique, comme celle de la betterave est une conséquence du Blocus continental"
* L.-E. Halkin


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Message Publié : 01 Sep 2003 12:58 
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Plutarque
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Inscription : 06 Fév 2003 17:36
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Localisation : N France / Paris
Durant la croisade des Albigeois, il y eut une milice bourgeoise Toulousaine, qui participera notamment à la bataille de Muret - où elle sera taillée en pièces....

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"La République? Elle est perdue : les brigands triomphent!"
Robespierre.


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Message Publié : 03 Sep 2003 17:33 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 10 Juil 2002 10:44
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Localisation : N Belgique / Liège / Province de Liège / Wallonie
J'ignorais cet épisode mais il confirme ce que j'ai dit: La milice devient une force redoutable au XIVe S.
Et la croisade des Albigeois se déroule au siècle précédent. Et il est vrai qu'à cette époque l'infanterie n'est pas encore "considérée" au point de vue tactique. Ce "mépris" entraîne un manque d'équipement pour l'infanterie, aggravé par les moyens limités des Cathares.

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Message Publié : 03 Sep 2003 19:51 
Il est vrai que les milices ont été très redoutées, regardez la milice de Paris.
Si il y a parmit des personnes qui sont pros Armagnac je suis désolé pour eux :wink:

Sir Bruce


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 Sujet du message : Les milices
Message Publié : 04 Mai 2004 20:36 
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Hérodote
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Inscription : 04 Mai 2004 20:07
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Localisation : France
Il me semble qu'a Courtrai la charge de l'ost a été des plus cahotiques...

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Message Publié : 05 Mai 2004 3:12 
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Inscription : 27 Avr 2004 17:38
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Localisation : Région Parisienne
Plus que la milice, ce fut l'impéritie et la morgue de la noblesse qui entrainèrent sa défaite.

Les Flamands s'étaient retranchés derrière des marécages et avaient creusé des fossés (cela annonce d'autres déboires) où les cavaliers, lourdement armés vinrent s'empêtrer et se faire massacrer.

En plus, ces inconscients avaient empêché leurs arbalétrier d'agir.

A mon avis, la seule milice efficace fut tardive, et fut celle des cantons suisses, qui se professionnalisa rapidement.

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Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer (Guillaume le Taciturne)


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Message Publié : 10 Mai 2004 12:34 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 10 Juil 2002 10:44
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Localisation : N Belgique / Liège / Province de Liège / Wallonie
Il est clair que la milice ne devient efficace qu'à partir du moment où elle se professionnalise. Les milices urbaines, si elles remportent des victoires importantes, ne sont efficaces que dans certains cas précis et sont incapables, sauf exception, d'agir en prenant l'initiative.
Mais l'infanterie se professionnalise avant les milices urbaines, il suffit de voir les résultats obtenus par les armées anglaises lors de la guerre de 100 ans pour s'en rendre compte.
Ce n'est que vers la fin du XVe S que l'infanterie, en grande partie grâce aux armes à feu, deviendra capable de "mener la danse" et de contraindre la cavlerie à suivre ses manoeuvres.

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Message Publié : 10 Mai 2004 18:47 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 23 Mai 2002 23:54
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Localisation : N France / Haute-Normandie / Seine-Maritime / Rouen
Bonsoir,

La victoire des milices Flamandes à Courtrai fut surtout du au fait que les chevaliers Français s'étaient renversés pour la plupart dans un fossé lors de leurs première charge. Cependant, l'on vit par la suite que les chevaliers Français reprirent le dessus sur les milices Flamandes. Trois exemples : les défaites que subirent les Flamands aux batailles de Mont-en-Peleve en 1304, de Cassel en 1328 et même de Rossebecke en 1382.

A Mont-en-Peleve, en 1304, les Flamands, peut-être par éxé de confiance, n'avaient pas pris le soin de se protéger derrières des obstacles naturels ou fabriqués de toute pièce (comme à Courtrai). Au contraire, les Flamands se laissèrent assiéger dans Mont-en-Peleve, firent une sortie, virent affronter les Français sur un terrain plat et rompirent d'abord les rangs des Français. Cependant, le Roi de France Philippe le bel, contre-attaquant avec la masse de ses chevaliers et piétons Français, finit par repousser les Flamands et les met en déroute.

A la bataille du Mont-Cassel, en 1328, ce n'est pas loin d'être le même scénario que pour Mont-en-Peleve. Les Flamands s'étaient retranchés sur les collines qui bordaient le Mont-Cassel. Les Français de Philippe six de Valois, ayant reconnu que la position qu'occupaient les Flamands était inattaquable, préférèrent utiliser un stratagème afin d'obliger les Flamands à venir combattre en rase campagne. Les Français firent donc brûler du bois tout autour des collines pour que les Flamands croient à l'incendie de leur propres villages, ainsi, par vengeance, les Flamands n'hésiterons pas à descendre imprudemment de leurs positions élevées du Mont-Cassel pour venir attaquer le camp Français en rase campagne. Les Français passent donc à l'oeuvre et les Flamands, voyant les fumées s'élever vers les hauteurs croient effectivement à l'incendie de leurs habitations et n'ont dès lors plus qu'une idée : quitter leurs positions pour venir eux-même aux Français. Leur confiance en un succès s'accrue notamment quand un espion Flamand arrive à s'introduire dans le camp Français et fait dire à ses compatriotes que les Français dorment. Les Flamands descendent donc de la colline et, après s'être formés en colonnes, attaque par surprise le camp Français et massacrent les premiers soldats Français qu'il rencontrent. Cependant, comme à Mont-en-Peleve, une contre-attaque de la masse des chevaliers et des piétons Français permet de repousser les Flamands et de remporter la victoire.

On voit dès lors qu'en rase campagne et sans obstacles naturels ou fossés en tout genre, les Français ont le dessus.

En ce qui concerne les milices Française, Michelet sait rester un historien honnête et nous démontre que les miliciens Français sont loin de valoir les miliciens Flamands, cela par la qualité des armes et l'entraînement. Cependant, les miliciens Français seront assez courageux et lorsqu'ils seront bien employés tactiquement, ils s'avéreront efficace, par contre dans le contraire, c'est un désastre..

La victoire que remporte le roi de France Philippe Auguste à Bouvines en 1214 est un bon exemple de l'efficacité ou de l'innéficacité des milices Française. A l'aile droite Française, les miliciens combattent de concert avec les chevaliers Français (Champenois, Bourguignons), du coup pendant que les chevaliers Français abattent les chevaliers Flamands, les miliciens Français en profitent pour éventrer les chevaux de ces mêmes chevaliers, ainsi le Flamand n'auras même plus la possibilité de remonter son destrier. Par contre, au centre, les milices Française sont placées en première ligne et complètement isolées de la chevalerie. Du coup, lorsque les chevaliers Allemands se mettent à charger, les miliciens Français, trop mal entraînés et équipés, sans formation tactique adéquate à repousser de la cavalerie, sont hachés sur place, ils sont alors en déroute et on frôle le désastre..Il faudrât toute l'énergie des chevaliers Français pour sauver Philippe Auguste de la mort et pour venir à bout des chevaliers Allemands d'Otton de Brunswick, ce dernier fuierat le champ de bataille en arrachant ses insignes Impériaux.

A Muret, en 1213, lorsque Simon de Montfort lance ses trois escadrons contre les troupes Aragonaise de Pierre, il fait preuve d'habilité tactique en faisant combattre les piétons et les chevaliers Français de concert. Dans la mêlée corps à corps, pendant que les chevaliers Français abattront les chevaliers Espagnols, les miliciens Français éventeront les chevaux de ces mêmes chevaliers, comme à Bouvines en sortes. Ainsi, les premières lignes de la chevalerie Aragonaise ayant été repoussées, Pierre d'Aragon serrât directement abordé par Simon de Montfort et tué par l'écuyer de ce dernier. On connaît la suite, les Espagnols et les Toulousains (qui n'ont pas pris part à la mêlée) fuiront à tout va.

Bien à vous.

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Bien qu’on ait du cœur à l’ouvrage, l’Art est long et le Temps est court.

Charles Baudelaire


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