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 Sujet du message : Naissance et histoire du Jazz
Message Publié : 11 Sep 2021 21:37 
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Y a-t-il une histoire du Jazz qui fasse référence dans vos bibliothèques? Etant trompettiste, je m'intéresse à Louis Armstrong en particulier (pour moi le plus grand), ses mémoires sont captivants. Il parle de ses débuts, non comme trompettiste mais comme cornettiste. Le cornet est un instrument moins onéreux, pour un gamin de la Nouvelle Orléans (cet instrument un temps dédaigné mais opère un retour dans les orchestres). Or, son mentor était Buddy Bolden, cornettiste à qui l'on attribue parfois "l'invention" du jazz.

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Buddy Bolden

Dans le domaine pianistique, on évoque souvent Jelly Roll Morton pour la paternité du jazz.

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Jelly Roll Morton

Ces deux grandes figures de la musique avaient en commun leur origine: New Orleans.
Ils avaient une autre chose en commun: ils jouaient du ragtime.

On ne peut évoquer le ragtime sans parler de Scott Joplin. C'est le troisième homme (le premier chronologiquement) à qui l'on attribue parfois l'invention du jazz. Le ragtime peut être considéré comme le "chaînon manquant" entre le classique et le jazz. C'est une musique non improvisée, avec des partitions classiques, mais qui a introduit un rythme syncopé particulier qui donna naissance au premier jazz, et aux premiers jazzmen tels Bolden et Morton.

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Scott Joplin


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Message Publié : 12 Sep 2021 16:14 
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Je pense qu'il va être difficile de répondre à votre question. Le problème est qu'il y a une pléthore d'histoires du jazz écrites sous divers aspects, et qu'elles sont nombreuses à être "bonnes", selon l'angle que l'on veut étudier. Il y a celles qui étudient l'histoire du mouvement "jazz" dans la société, celles qui étudient les musiciens. Celles qui se concentrent sur un instrument. Il y a les études musicologiques ...

Si on parle "musicologie", au détour du livre "La partition intérieure" de Jacques Siron, il y a un tableau qui fait le parallèle entre la musique tonale occidentale (ce qu'on nomme communément la musique classiquela musique classique) et le jazz. La la musique classique débute avec des règles harmoniques très simples. Des règles presque similaires sont adoptées pour les premiers morceaux de jazz. Au fil du temps, les musiciens classiques vont explorer des paysages harmoniques plus complexes. En fait, dans l'Antiquité, on utilisait l'unisson, l'octave, la quinte et la tierce. On va ensuite explorer les apports de la septième, neuvième, onzième, treizième, puis les chromatismes. Le jazz va parcourir le même chemin, mais en moins d'un siècle.

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Message Publié : 14 Sep 2021 11:32 
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Merci de cette piste "la partition intérieure". Je vous suis dans tout ceci. On dit souvent que Bach improvisait comme un jazzman, et les constructions harmoniques de Bach, Mozart, Beethoven ou Chopin peuvent être vues comme des compositions de jazz. Les différences avec ce que nous appelons jazz seraient la marge d'interprétation (et donc la notation qui en découle), les arrangements orchestraux nouveaux et surtout la nature du rythme.

Pour les progressions harmoniques, on peut parler d'un cas à part qui ne vient pas directement du classique, mais des chants d'esclaves passés par le gospel: le blues, avec une presque unique progression I-IV-V. Que dit Siron du blues?

L'autre point est le rythme. C'est souvent au rythme davantage qu'à la mélodie ou aux harmonies que l'on classe les genres.

Voici le même morceau de Bach en notation "jazz" (l'intégralité sur 2 lignes de progression d'accords) et en-dessous, en notation classique (première page, mêmes accords en arpèges)

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Image

Dans le premier cas, la notation montre une interprétation plus libre. Les accords peuvent être retournés, altérés, joués en arpège, le rythme peut être syncopé, etc. Les deux lignes en clef de sol et fa ne sont qu'indicatives. On a vu cette émancipation après le ragtime. Liberté d'interprétation on ne signifie pas "improvisation". Dans les années 20 et 30 Duke Ellington a arrangé des morceaux avec une orchestration millimétrée, où chaque instrument de son big band avait une ligne de partition très écrite et nécessitait un chef d'orchestre.

Mis à part au service de chanteurs crooners tel Sinatra, cette pratique "big band" est ensuite tombée en désuétude, passée de mode (sans doute aussi car elle est économiquement aussi difficile à entretenir qu'une grande troupe de théâtre jouant des pièces à plus de 10 comédiens). Après-guerre, on est vite passé à l'ère des quintets, quartets, et trios laissant par nature davantage de place aux solos et à l'improvisation de chaque musicien.


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Message Publié : 14 Sep 2021 12:38 
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Vous oubliez une 3ème partition : l'original de Bach...

Les musicologues sont presque sûrs que Bach improvisait souvent, puis il transcrivait sa musique. Par la suite, pour la publier au XIXe et plus tard, on les a transcrites selon le goût de l'époque. Entre autre à cause de cette histoire de tempérament, mais aussi parce que Bac a beaucoup joué sur clavecin, donc on a transposé pour piano...

Pour certains musiciens classiques anciens, sur la partition on ne trouve que la mélodie avec parfois les basses chiffrées. Donc les partitions classiques "modernes" pour orchestres symphoniques sont une extrapolation et une orchestration à partir de ces quelques indications.

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Message Publié : 14 Sep 2021 14:38 
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Narduccio a écrit :
Pour certains musiciens classiques anciens, sur la partition on ne trouve que la mélodie avec parfois les basses chiffrées.
Très intéressant. Y a-t-il un exemple que l'on peut voir en ligne?


Pour la beauté, une sonate manuscrite de Bach (notez la liaison courbe des triples croches):
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Message Publié : 14 Sep 2021 15:57 
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GustavedeBeaumont a écrit :
Narduccio a écrit :
Pour certains musiciens classiques anciens, sur la partition on ne trouve que la mélodie avec parfois les basses chiffrées.
Très intéressant. Y a-t-il un exemple que l'on peut voir en ligne?


Il "suffit" d'aller sur gallica et de rechercher les partitions les plus anciennes. Dans les manuels de théorie musicale ou de solfège du XIXe, ils expliquent le système. Il y a un chiffre au dessus de la partition. C'est souvent 5 ou 6/4 ou 6 ou 4. Quand rien n'est indiqué, on joue l'accord fondamental.

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Message Publié : 14 Sep 2021 16:12 
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Narduccio a écrit :
Il "suffit" d'aller sur gallica et de rechercher les partitions les plus anciennes. Dans les manuels de théorie musicale ou de solfège du XIXe, ils expliquent le système. Il y a un chiffre au dessus de la partition. C'est souvent 5 ou 6/4 ou 6 ou 4. Quand rien n'est indiqué, on joue l'accord fondamental.

J'avoue ne pas avoir trouvé, je tombe sur des partitions d'Eglise.
Mais dans le principe on est presque revenu à cette forme de notation avec le jazz, sauf qu'au lieu de noter les basses sur une portée on note la mélodie, et la basse est indiquée par une lettre (accord fondamental).


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Message Publié : 14 Sep 2021 16:44 
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Mais, c'est exactement ce qui était fait à l'époque. Sur la partition, la mélodie, le chiffre indique la basse à utiliser. Quand ce n'est pas indiqué, on laisse le choix aux accompagnateurs de choisir la basse et les accords.

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Message Publié : 14 Sep 2021 18:21 
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Il y a 2 articles sur Wipedia qui expliquent tout cela. Le premier porte sur la basse continue : https://fr.wikipedia.org/wiki/Basse_continue. Le second sur la basse chiffrée : https://fr.wikipedia.org/wiki/Basse_chiffr%C3%A9e

Et voici un exemple tiré de Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55010176z/f7.item.r=clavecin

C'est une pièce pour clavecin. Si on suit ce qui est inscrit sur la partition, on a juste 2 voix. Si on suis les indications chiffrées, on peut développer les accords.

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Message Publié : 15 Sep 2021 0:10 
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Merci!


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Message Publié : 27 Sep 2021 21:06 
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Etant trompettiste moi aussi, et amateur de jazz pratiquant, je me suis pas mal intéressé à l’histoire du jazz, mais plus par l’écoute que par la lecture, et pas vraiment sous l’angle de la musicologie. Je n’ai donc pas de réponse à la question initiale de Gustave de Beaumont, en revanche merci pour tous ces éléments très intéressants.
Ils expliquent peut-être que Bach soit un des musiciens classiques qui a le plus influencé les jazzmen (et women) : Oscar Peterson, Nina Simone, Rhoda Scott entre autres.
GustavedeBeaumont a écrit :
Dans le premier cas, la notation montre une interprétation plus libre. Les accords peuvent être retournés, altérés, joués en arpège, le rythme peut être syncopé, etc. Les deux lignes en clef de sol et fa ne sont qu'indicatives. On a vu cette émancipation après le ragtime. Liberté d'interprétation on ne signifie pas "improvisation". Dans les années 20 et 30 Duke Ellington a arrangé des morceaux avec une orchestration millimétrée, où chaque instrument de son big band avait une ligne de partition très écrite et nécessitait un chef d'orchestre.

Mis à part au service de chanteurs crooners tel Sinatra, cette pratique "big band" est ensuite tombée en désuétude, passée de mode (sans doute aussi car elle est économiquement aussi difficile à entretenir qu'une grande troupe de théâtre jouant des pièces à plus de 10 comédiens). Après-guerre, on est vite passé à l'ère des quintets, quartets, et trios laissant par nature davantage de place aux solos et à l'improvisation de chaque musicien.

Je me permets de nuancer sur deux points.

Le premier, c’est sur la longévité des big bands : oui, ils ont eu un gros passage à vide dans les années 30, et cela a favorisé l’éclosion des petits groupes. Néanmoins, dès les années 40 la « mode » des big bands est revenue (pensons à l’aspect emblématique de Glenn Miller en Europe à la Libération), et s’est maintenue jusqu’aux années 50 voire 60. C’est dans les big bands des années 40 que les stars du bebop ont fait leurs « classes » (Parker, Gillespie, Bud Powell…), et Gillepsie à son tour montera plusieurs big bands. Mais il est vrai que l’essor des petits groupes éclipse peu à peu les big bands.

Deuxième point, sur le rapport musique écrite / interprétation / improvisation (je me lance hardiment dans une théorisation de quelque chose que je n’ai fait que pratiquer...)

Pour la plupart des formations de jazz (hormis pour le big band, j’y reviendrai), la partition peut se limiter en général à une ligne d’harmonie chiffrée (le nom des accords, en indiquant la basse si elle est différente de la fondamentale) et une ligne de mélodie écrite (le « thème »).
Dans le cas fréquent où il s’agit de jouer un « standard » (que tous les musiciens connaissent), il n’y a même pas besoin que cela soit écrit, mais il est nécessaire de se mettre d’accord sur la tonalité (c’est mieux :wink: ).
Chaque musicien a alors une liberté d’interprétation, qui dépend de son instrument et de son rôle dans le groupe. Néanmoins quelques conventions, parfois tacites, sont indispensables pour que cela fonctionne : au minimum, le tempo bien sûr, le rythme (binaire ou, en général, ternaire ; mais plus précisément le rythme donné par la section rythmique), et le choix de l’instrument qui joue le thème, et de préférence, le finale.
Certaines conventions peuvent être prises en cours de morceau, comme la désignation du prochain soliste, ou les « breaks » - ça peut être sportif, mais ça se fait.
Le principe est en général qu’un instrument (à tour de rôle) est le soliste et que les autres l’accompagnent ce qui influe également sur leur marge d’interprétation.
Si on suit ce raisonnement, l’improvisation n’est guère autre chose qu’une marge d’interprétation bien plus importante (mais pas totale) laissée au soliste. C’est ainsi que dans certains morceaux, l’exposé du thème est tellement libre que l’on se demande si l’on est dans le thème ou dans « le solo ».
Le soliste doit lui aussi obéir à des conventions, notamment le respect de l’harmonie, la définition de ce « respect » étant fondamentale dans ce qui distingue les différents courants de jazz (mainstream, bop, cool…)

Au-delà de ce « minimum », les musiciens peuvent plus ou moins « arranger » leur morceau. Cela permet de sortir du schéma ultraclassique : exposé du thème en solo – solos successifs de chaque instrument – re-exposé du thème – fin.
Ces arrangements peuvent comporter divers raffinements : changements de rythme, orchestration à 2 ou plusieurs voix, riffs, accompagnements par les instruments à vent, alternance de solos non calées sur la grille du thème (typiquement 4-4), voire des seconds thèmes écrits et cela peut donc aller jusqu’à des choses très écrites.

Je peux me tromper mais il me semble que ce que je viens d’écrire vaut aussi bien pour le groupe de New Orleans, de jazz manouche, le trio, quartet, quintet ou autre, avec ou sans chanteur.

Le big band est différent, parce que laisser une telle marge d’interprétation à 20 musiciens, dont une quinzaine de vents, ne peut que tourner à la cacophonie… Dans le big band, les sections de vents jouent un rôle harmonique qui, dans les petites formations, n’est joué que par un ou deux instruments (piano, guitare, accordéon…). Cela nécessite donc d’être écrit. Mais (c’est là que j’apporte la nuance), les big bands, même celui d’Ellington (dans la plupart de ses morceaux) allient musique écrite et improvisation. Tout est écrit, mais il y a une place pour les solistes et ceux-ci improvisent selon les conventions de l’orchestre. Ellington a poussé plus loin, vers des morceaux complètement écrits, mais il est plutôt l’exception que la règle parmi les big bands. A l'inverse il y a eu aussi des pratiques d'improvisation collective dans des formations plus récentes (et sans doute "expérimentales").

Un autre phénomène intéressant se produit parfois avec les improvisations. Au-delà de la fulgurance unique gravée dans la cire et qui devient le Graal des générations suivantes (comme le chorus de Armstrong dans West End Blues ou celui de Hawkins dans Body and Soul), ça se passe souvent autrement : un musicien faisant partie d’un groupe ou d’un big band va jouer des dizaines de fois le même morceau (en répétition, en concert, en enregistrement…). Parfois, il arrive qu’il trouve une idée d’improvisation, qu’il va peaufiner au fil du temps, jusqu’à avoir finalement un « solo » qu’il n’improvise plus mais joue de mémoire et de manière quasi identique. Ce qui rend finalement ténue la distinction entre improvisation et musique écrite.


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Message Publié : 27 Sep 2021 21:19 
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Il me semble que vous avez oublié un "détail" : il faut un gardien du tempo. Dans le jazz, c'est souvent le bassiste qui s'y colle. Et quand le bassiste se paie un solo, c'est quelqu'un d'autre qui rythme le tempo.

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Message Publié : 27 Sep 2021 21:38 
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Dupleix a écrit :
Parfois, il arrive qu’il trouve une idée d’improvisation, qu’il va peaufiner au fil du temps, jusqu’à avoir finalement un « solo » qu’il n’improvise plus mais joue de mémoire et de manière quasi identique. Ce qui rend finalement ténue la distinction entre improvisation et musique écrite.


C'est l'une des critiques récurrente envers certains musiciens. Le problème étant que réussir mieux que la perfection est très compliqué. Alors, parfois, il y a la tentation de ne pas laisser la place à l'improvisation. Des critiques se sont ainsi rendu compte que les solos de tel ou tel musicien étaient identiques d'un concert à l'autre. Répétitions avant une tournée ? Ou répétition d'un schéma trop utilisé ?

Sur cette vidéo, on explique comment un guitariste comme Eric Clapton improvise (et les signaux qu'il envoie à ses musiciens pour indiquer qu'on reprends le morceau):



Si on reste dans la zone entre blues et rock, celui qui a essuyé pas mal de critiques car il ferait toujours les mêmes solos, c'est Popa Chubby :



En même temps, gans une penta, il n'y a que 5 notes...

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Message Publié : 27 Sep 2021 21:50 
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Narduccio a écrit :
Il me semble que vous avez oublié un "détail" : il faut un gardien du tempo. Dans le jazz, c'est souvent le bassiste qui s'y colle. Et quand le bassiste se paie un solo, c'est quelqu'un d'autre qui rythme le tempo.


Tout à fait. C'est souvent le batteur qui s'y colle, comme là :
https://www.youtube.com/v/hcK6_ezmw6U (à partir de 0:55)

Et quand le batteur fait un solo, là tout le monde doit s'accrocher.
Un exemple (là, c'est le piano de Basie qui marque le tempo pendant le solo de batterie) :
https://www.youtube.com/v/Nb5jDWROk5k

Mais je ne l'ai pas oublié : c'est ce à quoi je fais référence en disant que la marge d'interprétation de chaque musicien dépend de son rôle dans le groupe et également du soliste qu'il accompagne.

En fait, tous les musiciens doivent garder le tempo, surtout lorsqu'un des instruments de la rythmique (basse/batterie) improvise. C'est comme ça qu'ils reprennent tous ensemble à la fin du solo...


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Message Publié : 27 Sep 2021 22:27 
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Il me semble que parfois, il y a des loupés. Surtout quand tout le monde n'est pas d'accord sur la durée des solos : 8, 16 mesures, plus, moins, ... Parfois certains perdent aussi de vue la tonalité de base.

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